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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 08:05


lebanon-poster
Copyright : CTV International

UN FILM DE SAMUEL MAOZ

 

1982, premier jour de la guerre au Liban. De jeunes garçons sont envoyés au combat. Ils sont dans un tank et avancent au milieu de la nuit. On ne leur demande qu’une chose : obéir. Et cette obéissance inclut de devenir une véritable machine à tuer. Un des garçons est chargé de viser et de tirer. Au départ il hésite, il a peur : il n’a jamais tué personne, il n’a pas envie d’exploser n’importe qui, n’importe comment, hommes comme femmes ou enfants. Mais très vite il est rappelé à l’ordre : il n’est pas là pour réfléchir. La nuit et le jour se ressemblent, rythmés par la peur, la promiscuité et les actes morbides. En franchissant la frontière entre Israël et le Liban, ces jeunes âmes vont basculer en plein cauchemar.

 

Lion d’or au Festival de Venise 2009, Lebanon est un premier film assez époustouflant. Plutôt que de nous servir une énième réflexion sur le conflit, le réalisateur décide de nous embarquer dans un tank et de nous transformer nous-mêmes en soldats. Cadres serrés, gros plans sur les visages des compagnons de route : on plonge directement dans l’enfer de la guerre, on oublie presque tout le contexte pour juste ressentir. Et c’est une multitude d’émotions qui nous envahit. On s’attache aux autres, on apprend à les connaître furtivement, on ressent le poids de l’autorité, on étouffe. Samuel Maoz signe un huis clos particulièrement habile, surprenant.

 

lebanon-film

L’œuvre est hautement autobiographique puisque le cinéaste a véritablement été envoyé pour faire la guerre et qu’il a lui-même occupé le fameux poste de tireur. Lebanon transpire ainsi l’obsession. Impossible d’oublier les images de ces victimes à la fois si proches et si lointaines. Elles sont à l’extérieur, nous à l’intérieur. On les regarde, on est complices. Le procédé de la caméra subjective est un parti pris formel extrêmement fort et qui nous transperce à tous les coups. Le viseur du canon occupe tout l’écran, impossible d’échapper à la crudité, la vérité des choses : c’est de la boucherie. Voici une expérience voyeuriste particulièrement dérangeante, qui a le mérite de ne pas tourner autour du pot, de laisser les mots aux autres et de véhiculer d’incroyables sensations.

 

Outre un concept osé, Lebanon éblouit par une mise en scène déroutante. En plein cauchemar, la caméra apporte un brin de tendresse et de sensualité, caresse les visages mouvants des soldats égarés. Ils sont pris au piège depuis le départ, ils ne pourront peut-être jamais s’en sortir. On avance avec eux, dans le brouillard total, et on ressort de la salle avec la sensation de s’être pris une sacrée claque.

 

Film sorti le 3 février

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Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 08:34


superbravo armelle interview

Après le coup de maitre Fantomatisme, Armelle Pioline prend quelques vacances loin d’Holden pour s’amuser en solo avec SuperBravo. Un projet qu’elle souhaite libre et essentiellement placé sous le signe du plaisir. Pop se confrontant à des influences diverses, textes en anglais, l’artiste se retrouve seule pour développer un univers plus que jamais personnel et passionnant. Juste avant un concert à la Java, installés dans un petit café parisien (beaucoup de bruit autour, vous excuserez l’extrême médiocrité de la prise de son), sirotant une bière, « SuperBravo Girl » a répondu à mes questions avec franchise et enthousiasme.

 

 

D’où vient le nom SuperBravo ? Cela fait bien deux ou trois ans que tu avais lancé ce projet solo. Aujourd’hui il refait surface avec une flopée de nouveaux morceaux et une série de concerts…

 



Comment perçois-tu ce nouveau projet ? Quelles étaient tes ambitions ?

 




A la différence d’Holden qui s’articule autour de textes en français très travaillés, les chansons de SuperBravo sont toutes en anglais. Est-ce que l’anglais t’a donné une plus grande liberté, t’a permis d’oser plus de choses ?

 


On te connaît via Holden depuis maintenant 10 ans. La formation, malgré un véritable succès d’estime et un public passionné, reste encore peu connue du grand public. Ca n’est pas trop dur « la vie d’artiste » ?



 

 

Quels sont les projets à venir pour SuperBravo ?



 

 


Merci à Armelle Pioline de m’avoir accordé sa toute première interview autour de SuperBravo. Vous pourrez la retrouver en live à Paris le 14 février à l’International et le 24 février à la Java. En attendant, il y a la Page Myspace et le jukebox pour se plonger dans cette récréation ô combien séduisante.

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Interviews et rencontres
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 08:23


superbravo armelle pioline a space without corner

Cette chronique musicale est un peu particulière, car elle va traiter d’un disque qui n’existe pas...ou du moins pas vraiment. Le premier opus de SuperBravo (projet solo d’Armelle Pioline, chanteuse d’Holden) n’est pas disponible à la vente, ni physiquement ni digitalement. Pour cette expérience musicale qu’elle a voulu libre, l’artiste a simplement créé un petit jukebox virtuel, offert à tous. L’occasion de savourer huit titres passionnants qui témoignent de ses influences variées et de son incroyable talent : où qu’elle aille, elle fait des merveilles. Et bien qu’elle qualifie SuperBravo de récréation, A space without corner (titre donné à ce recueil de chansons mélancoliques et romantiques), est bel et bien un des disques les plus réjouissants de ce début d’année.

 

L’aventure commence avec Killing Me, probablement le titre le plus « holdenien ». Une ballade qui nous plonge dans un ciel étoilé, l’âme dans la brume. Une merveille pop sur les paradoxes de l’amour, la soif de passion et la peur de l’attachement, de l’abandon d’une certaine indépendance. Alors qu'avec une façon presque candide la chanteuse balance « Just in case you’ll never come back, i wanna tell you that i love you », difficile de retenir son émotion.

 

Avec un ton plus léger, presque country, Cars nous entraine dans une ambiance totalement différente. La mélancolie n’est jamais loin, le mélange des genres saupoudré d’arrangements électros discrets fait mouche. On parlait du côté récréation de l’affaire, si on devait le sentir ce serait indéniablement sur le morceau Multiply the rain. Un instant pop, aux paroles simples, un peu naïves. C’est entêtant et lumineux. Qu’on se le dise : A space without corner nous fait passer par tous les états et prend des allures de boite à trésors. Presque de nulle part surgit Dewdrop, titre down tempo, aux inspirations dub et trip-hop. Atmosphère embuée, triste, sensuelle. C’est aussi surprenant que planant et on commence à se dire qu’il est déjà trop tard : on est pris dans les filets de SuperBravo, on en tombe amoureux.

 

Et puis vient One of it. Et là je jouis. La pop se frotte au rock pour ce qui constitue un tube absolu, donnant envie de se déhancher tout en partant très très loin. Le plaisir est là et il n'est jamais coupable. Et à peine est-on remis de ce moment de bonheur qu' on retourne vers un certain spleen avec A space without Corner. Après une reprise de Syd Barrett (Wined and Dined) et une virée aux accents country pop (Motherland), Armelle Pioline s’en va, nous laissant avec une seule envie : réécouter encore et encore cette production modeste mais ô combien maitrisée, touchée constamment par la grâce.

 

Alors foncez vers ce jukebox virtuel (qui ne restera peut-être pas longtemps en ligne). Et moi je croise les doigts très fort pour que quand même tout cela sorte un jour sur un label, que je puisse écouter ces pépites partout en les chargeant sur mon ipod. Après avoir illuminé mon année 2009 avec Holden, Armelle Pioline sous les traits de SuperBravo fait commencer 2010 avec une beauté inespérée.

 

Lien vers le fameux jukebox

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 07:50


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Cette semaine, le Live en tube est légèrement teinté de spleen. On retrouve les Wild Beasts avec le sublime morceau The Old dog. Ils jouent ça en plein air avec une grâce peu commune. Et c’est un enchantement de chaque seconde.



 

Plus doux (mais seulement en apparence quand on prête attention aux paroles), Suzanne Vega en session live qui nous interprète Caramel.


 



Bon début de semaine en musique !
Par Voisin Blogueur - Publié dans : Blog jetable
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 18:17


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Il va falloir s'en remettre : mercredi 10 février, il n'y aura pas d'
Extérieur Nuit en raison de l'émission spéciale consacrée aux 5 ans de présence de Radio Campus Paris sur la bande FM (93.9 FM). En attendant l'émission du 17, et avec L., Mélissa, Thomas et les autres, voici cette émission riche en débats passionnés. C'est ici que ça se passe.

Programme du mercredi 3 février (émission n°20) :
* Mélissa, Lucile et François sont très émus par le Brothers de Jim Sheridan.
* François nous livre une chronique dont il a le secret, en nous parlant du point de vue au cinéma.
* Lucie, Yann et François sont conquis par l'israélien Lebanon, Lion d'Or au dernier festival de Venise.
* Lucie et Lucile évoquent Yona, l'étrange dernier film d'animation de Rintaro.
* Mélissa et Thomas ont beaucoup apprécié Anvil !, documentaire sur deux types qui auraient dû être des stars du rock.
* Thomas et Lucie sont perturbés par l'inconfortable Disgrace de Steve Jacobs.
* Mélissa et Lucile ont aimé Sherlock Holmes, film pop corn réalisé par Guy Ritchie. Un poip corn que ne digère pas Yann.
* Yann et François nous parlent des dernières sorties DVD de chez Wild Side, et plus particulièrement Bigamie, Le voyage de la peur et Mort à l'arrivée.
* Lucile et Thomas vous conseillent de faire l'impasse sur l'inintéressant Planète 51.


Présentée par Éric, l'émission est disponible
ici. Et à dans deux semaines.
Par Voisin Blogueur - Publié dans : Radio Campus Paris
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