Instants DVD

Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /2010 19:02

 

 

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UN FILM DE GERARD DAMIANO

 

« Au commencement est la naissance. A la fin, la mort. Entre les deux, nous l’appelons la vie », nous dit un panneau en introduction du film. Odyssey nous entraine dans un club la nuit où deux couples prennent un verre. Charlie et sa copine s’engueulent. Rien ne va plus entre eux depuis quelques temps : ils ne couchent plus ensemble, n’ont plus de désir l’un pour l’autre. Un exemple parmi tant d’autres, le film nous montrant plusieurs femmes se livrant lors de thérapies. Chacune s’interroge face à son identité, face à la représentation honteuse du sexe qu’on leur a inculqué. Certaines oseront aller au bout de leurs envies, d’autres se contenteront du fantasme…Sexe et culpabilité : vaste dossier, exploré ici dans un New York Underground.

 

Comme beaucoup de films de Gerard Damiano, Odyssey est loin d’être un simple film porno. S’alternent ici scènes de cul et moments de réflexion. Dès le plus jeune âge, on nous met dans la tête que le sexe hors mariage, hors couple, est quelque chose de sale, de déviant. Et même si une fois adulte, on découvre que l’on peut jouir sans engagement, il reste toujours un zeste de mauvaise conscience, de culpabilité. Cela vaut pour les hommes comme pour les femmes même si ces dernières sont, il faut bien l’avouer, encore plus touchées par la chose (on ne reviendra pas sur le fait qu’un mec qui couche avec pleins de filles est un « tombeur » et qu’une fille qui couche avec pleins de mecs est une « salope »).

 

 

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Damiano montre des femmes prisonnières d’une certaine morale. Elles restent avec des hommes qui ne leur donnent pas de plaisir, s’interdisent des rapports charnels, acceptent la frustration…avant d’exploser. Elles se mettent alors à se masturber pendant qu’un autre couple couche à côté d’elles, à fantasmer sur des rapports SM ou des caresses lesbiennes, à goûter au X ou à la prostitution. Nous suivons plusieurs itinéraires, plutôt bien croqués et débordant de sensualité. Il est avant tout ici question d’identité, d’image. Nos désirs font parfois désordre avec la bonne image qu’on veut se donner de soi. Des femmes avouent vouloir être dominées, n’être que des objets sexuels. Mais comment gérer la culpabilité après l’orgasme procurée par un beau maitre en cuir ?

 

Il n’y a pas que les femmes qui s’interrogent. On trouve le personnage masculin de Charlie qui n’a plus de rapport avec sa copine et qui finira dans un bordel. La seule chose qui l’excitera sera de voir une femme et un homme déguisés en l’autre sexe. Homosexualité refoulée ? Possible. La copine de Charlie sera d’ailleurs présente dans ce bordel et se révèlera comme une sorte de « Belle de jour ». Pour mieux jouir vivons cachés ? Faut-il adopter une double vie pour avoir à la fois plaisir et stabilité ? Le film ne donne pas de leçons de morale, offre quelques pistes intéressantes et aussi un dénouement assez cruel. Troublant.

 

Disponible en DVD chez Wild Side depuis le 8 avril 2010 dans la collection L’âge d’or du X Américain

 

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SUPPLEMENTS DVD

 

Un passionnant reportage intitulé L’Odyssée sexuelle de Sharon Mitchell. L’ex star du porno nous raconte sa carrière, sa vie. Comment elle a aimé découvrir l’univers du x mais aussi comment elle est tombée dans la drogue, a été agressée, violée…avant de se battre, de reprendre ses études et diriger une fondation pour aider les gens atteints du SIDA. Très beau portrait.

 

 

Lire aussi : Debbie does Dallas, Devil in Miss Jones

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Instants DVD
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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /2010 18:47

 

 

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UN FILM DE GERARD DAMIANO

 

Le film s’ouvre sur une femme pratiquement en transe : Justine Jones (Georgina Spelvin). Elle parle de sexe, réclame du sexe, tout en se masturbant face à un homme qui reste de marbre. Les mots sont de plus en plus crus, peuvent à la fois provoquer l’excitation par l’oralité mais aussi et surtout la pitié. On retrouve ensuite Miss Jones , plus naturelle, dans son appartement. Elle s’observe, se déshabille, se glisse dans son bain et se donne la mort. Son suicide la conduit aux portes de l’enfer. Elle n’a rien fait de mal pour mériter de retrouver la bande à Belzebuth, si ce n’est orchestrer sa propre mort. Erreur fatale. Toutefois, on lui accorde une petite pause avant de descendre aux enfers. En effet, notre Miss Jones est encore vierge et pour mériter sa place au milieu des vilains, elle va retourner sur Terre pour goûter à la sexualité. Elle se fera initier par un professeur un poil dominateur puis se prendra vite au jeu, testant les amours lesbiens, l’onanisme, s'adonnant à un plan à trois…Le plaisir avant la chute fatale ?

 

Devil in Miss Jones fait définitivement partie des films pornos cultes. Pour preuve, il n’y a pas si longtemps que ça, Massive Attack illustrait son clip Paradise Circus d’extraits de l’œuvre de Gerard Damiano. Une œuvre assez unique, atypique dans l’univers du X, qui se distingue par son ambition artistique et sa noirceur. Les premières et dernières scènes pendant lesquelles Miss Jones quémande du sexe sont à la fois fascinantes et terrifiantes. Elles sont d’une incroyable vulgarité, montrent une femme devenue nympho, qui a le diable au corps. Plaisir et souffrance seront toujours liés dans cette histoire d’initiation.  Damiano n’hésite pas à couper tout plaisir, à instaurer une véritable gravité en montrant presque en temps réel un suicide. La musique est magnifique, l’interprétation crédible : on dirait un véritable drame.

 

 

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Devil in Miss Jones est d’abord l’histoire d’une mort. La mort de Justine Jones, femme très banale qui n’a jamais connu les plaisirs de la chair. Las d’une vie sans la moindre intensité, elle se suicide. Mais avant de vraiment sombrer en enfer, on va lui proposer un véritable retour à la vie. Retour à la vie via l’initiation au sexe. « Vous reviendrez quand vous en aurez eu assez » lui dit le médiateur du Purgatoire, qui la renvoie sur Terre pour qu’elle se laisse « consumer ». C’est toute motivée mais naïve, que Miss Jones se remet entre les mains du « Teacher », un moustachu initiateur. L’enthousiasme est de mise alors qu’elle découvre et goute le sexe masculin « C’est si doux, j’adore le goût… »/ « Je t’ai attendu si longtemps » / « C’est comme un bel orteil, long et dur ». Mais quand vient le moment de la pénétration, les choses sont moins aisées. L’initiateur la guide : « Oublie la peine, concentre-toi sur le plaisir ». Et Miss Jones va ainsi passer des premiers coups de reins qui lui donnent envie de crier « Arrête ! » aux coups suivants où elle suppliera son partenaire de « rester » en elle.

 

Dès qu’elle aura goûté au phallus, Miss Jones ne pourra plus s’en passer. Les figures phalliques se multiplieront : banane, tuyau d’arrosage…et même un serpent pour un ébat tordu et venimeux à souhait. Sa curiosité et son désir n’auront plus de limites, au point de faire d’elle une addict (ah le grand pouvoir du Phallus !). On aura ainsi droit à des répliques du genre « Vous voyez le jus qui s’écoule de ma chatte en feu ? ». De femme banale, l'héroine devient nymphomane et finira comme prévu en enfer. Un enfer d’une étonnante sobriété, où elle sera seule face à un homme sans désir pour elle (interprété par le réalisateur Gerard Damiano himself !). L’enfer c’est les autres ? Oui et gare à Miss Jones qui pourrait bien avoir le diable…dans la chatte.

 

Disponible en DVD chez Wild Side depuis le 8 avril 2010 dans la collection L’âge d’or du X Américain

 

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SUPPLEMENTS DVD

 

Un petit reportage intitulé « Gerard Damiano, le féministe du porno » avec des interviews d’acteurs du x mais aussi et surtout du journaliste Jacques Zimmer qui nous parle du parcours du cinéaste entre son film phénomène Deep Throat et le film fondateur qu’est Devil in Miss Jones et évoque les correspondances avec les œuvres de Sade…

 

 

Lire aussi : Debbie does Dallas, Coed Fever

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Instants DVD
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /2010 18:55

 

 

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UN FILM DE ANAND TUCKER

 

Stupeur dans le Yorshire : une petite fille est à nouveau portée disparue. Et si en 1974 tout le monde s’était trompé et avait condamné la mauvaise personne ? L’avocat John Piggott (Mark Addy) ,à la demande d’une voisine, va rendre visite au coupable présumé en prison. Le garçon a perdu la tête mais avoue avoir été manipulé par son avocat et les policiers qui lui disaient de plaider coupable sous peine de ne jamais revoir sa mère. Parallèlement à la petite investigation de Pigott, nous suivons le quotidien tourmenté de Maurice Jobson (David Morrissey), superintendant qui a contribué à faire accuser la mauvaise personne. Il se souvient de ses erreurs de jugement, ses mauvaises actions et découvre l’ampleur des dégâts. Trouvera-t-il la rédemption ? Pendant ce temps, le jeune prostitué BJ (Robert Sheehan) avance avec un mystérieux objectif en tête, sensé le libérer de ses vieux démons …

 

Dernier volet de la Red Riding Trilogy, 1983 revient sur le premier épisode via le personnage de Maurice Jobson. Le film est donc à cheval entre 1974 et 1983 et le problème est qu’il y a pour le coup une sensation de déjà vu. La réalisation d’Anand Tucker est élégante mais elle manque de personnalité, s’apparente à une pâle copie du travail des deux cinéastes l’ayant précédé. Ainsi, malgré l’excellente interprétation du casting, ce dernier chapitre déçoit, souffre de quelques longueurs et manque souvent de relief.

 

 

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Le thème principal est la quête de rédemption et l’éternel cohabitation du bien et du mal. L’erreur est humaine mais quand l’erreur est trop grande, obscène, peut-on espérer un quelconque salut ? Si le scénario se tient bien, s’il règne une fois de plus une certaine désillusion loin d’être inintéressante, le cinéaste opte trop souvent pour des effets appuyés. Alors que 1974 et 1980 témoignaient d’une certaine subtilité malgré des sujets très lourds, 1983 est un peu trop démonstratif et n’hésite pas à jouer la carte du pathos. Indéniablement le maillon faible d’une trilogie très exigeante.

 

Film disponible en DVD aux éditions Studio Canal.

Vu grâce à Cinétrafic.

 

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SUPPLEMENTS DVD

 

-8 scènes coupées plutôt intéressantes mais pas indispensables, plus creusées esthétiquement que l’ensemble du film.

-Un petit making of dans lequel on parle notamment de la représentation de la ville, des décors…

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Instants DVD
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /2010 18:48

 

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UN FILM DE JAMES MARSH

 

Peter Hunter (Paddy Considine) revient dans le Yorkshire pour superviser une enquête. En effet, un éventreur terrorise la ville, capturant et torturant jusqu’à la mort des jeunes femmes innocentes. La police locale étant dans une impasse, on attend de Peter qu’il fasse avancer l’affaire et pour cela on lui donne accès à toutes les informations, on lui fait entièrement confiance…du moins en apparence. Car il reste encore chez certains policiers une certaine rancœur, une méfiance : Peter avait enquêté sur la fusillade du coin en 1974, avait dû abandonner le cas pour raison personnelle et cela en avait arrangé plus d’un (plusieurs policiers corrompus risquaient gros). Cette fois, notre homme compte bien aller jusqu’au bout et faire éclater la vérité. Mais les choses se corsent pourtant rapidement : dans son équipe on trouve Helen Marshall (Maxine Peake), une policière avec laquelle il avait vécu une liaison secrète mais aussi Bob Craven (Sean Harris), un des rescapés de 1974 qui semble bien déterminé à lui mettre des bâtons dans les roues…

 

Comme dans le premier volet de la Red Riding Trilogy, 1980 nous plonge dans un certain spleen, dévoile la désillusion d’un jeune homme (cette fois âgé de la trentaine) face à un monde corrompu. Il existe une véritable correspondance entre 1974 et 1980, les évènements du premier film obsédant tout le long du second le personnage de Peter Hunter. Très vite, le spleen va se muer en un sentiment encore plus douloureux, plus sombre. Le scénario est machiavélique, riche en tension et la réalisation de James Marsch ne manque pas de souffle. On bascule vite dans une certaine paranoïa : tout le monde est un traitre potentiel, une sorte de criminel.

 

 

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Les rapports de force sont omniprésents (la hiérarchie de la police locale ; la relation à vif, sur le déclin de Peter et de sa femme puis celle qu’il ravive maladroitement avec sa maitresse et collègue Helen ; le rapport tordu et forcé entre l’éventreur et ses victimes), les affrontements (physiques comme psychologiques) n’en finissent plus dans une atmosphère des plus oppressantes. 1980 est une œuvre qui bouscule, qui nous entraine dans un cauchemar terrible car bien ancré dans la réalité. Que faire face à tout ce mal qui nous entoure ? Lutter à en perdre la tête comme Peter ? Se dévouer à Dieu, ne plus vivre que pour une religion (personnage très fort et ambigu du Saint Père – apaisant et menaçant) ?

 

Alors que Peter avance dans son enquête, les ennuis s’accumulent. On l’a convoqué pour répandre la vérité mais finalement quand celle-ci n’est pas celle à laquelle on s’attendait, on refuse de l’accepter, on se voile la face. 1980 dressera finalement le portrait d’un homme voué à être brisé, promis à une terrible descente aux enfers. La fin implacable laisse sans voix. Elle est magistrale et cruelle. A donner la chair de poule.

 

Film sorti en 2009

Disponible en DVD aux éditions Studio Canal

Vu grâce à Cinétrafic

 

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SUPPLEMENTS DVD

 

-Un amusant making of qui nous dévoile les coulisses du tournage. Comment simuler la pluie, comment se préparer à une scène psychologiquement éprouvante, comment tourner avec des enfants, l’importance de la photographie pour servir le scénario et la mise en scène…Tout cela en moins de 20 minutes : complet et très intéressant.

-Plusieurs scènes coupées qui apportent des petits plus à l’intrigue.

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Instants DVD
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /2010 18:39

 

 

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UN FILM DE JULIAN JARROLD

 

Dans le Yorkshire des 70’s, une petite fille a disparu. Eddie Dunford (Andrew Garfield), à peine remis de la mort de son père, se retrouve à écrire pour le journal local sur cette affaire. Eddie est un jeune journaliste encore optimiste, qui compte bien mener son enquête et faire éclater la vérité. Il signale rapidement à ses supérieurs que la disparition de la petite fille est certainement liée à des disparitions passées. Mais les choses vont rapidement se compliquer : les petites filles disparues et assassinées auraient peut-être un rapport avec John Dawson (Sean Bean), homme de pouvoir du coin qui a lancé un projet de grand centre commercial visant à dynamiser la ville. Dawson a des rapports privilégiés avec ses actionnaires, des hommes d’influence mais aussi avec la Police…Malgré les obstacles, Eddie persiste à enquêter et se lie avec la mère d’une des victimes, la vulnérable Paula (Rebecca Hall). La vérité finira-t-elle vraiment par exploser ?

 

Téléfilm anglais, 1974 est le premier volet de la Red Riding Trilogy. On peut être assez surpris quand on apprend qu’il s’agit là d’une fiction télé, tant le projet est inspiré, sombre, une véritable œuvre d’auteur. On replonge dans les seventies aux côtés du beau Andrew Garfield. Son personnage a le charme et la maladresse des jeunes encore trop naïfs. Une enquête en compagnie d’un garçon à peine sorti de l’adolescence et sans tomber dans les clichés, ça change ! Il règne tout le long du film un incroyable spleen, comme si le désenchantement était lancé pour ne plus jamais s’arrêter. Eddie Dunford va voir tous ses idéaux se briser les uns après les autres et sera confronté à la pire facette des autorités. Quand on est si jeune et qu’on découvre qu’il n’y a plus aucun espoir dans la justice, que les journalistes sont prêts à se fourvoyer, se faire acheter à la première occasion, que tous les gens qui nous entourent sont majoritairement des pourris : c’est hard !

 

 

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Doté d’un scénario assez classique, respectant les règles du genre, 1974 possède un atout rare : une ambiance assez unique. Il règne tout le long du métrage une tristesse, une lenteur assez sensuelle. On a pendant un moment le doute : Eddie est-il parano, un peu fou ? Il n’en finit plus de traverser des couloirs, d’emprunter des passages, de se perdre dans d' étranges songes…Mais la réalité pourrait être au final bien pire que tous les cauchemars. Les petites filles disparues sont finalement retrouvées mortes avec des ailes d’ange. L’enfance, la pureté, volées à jamais.

 

Peu original (mais bien ficelé) dans le fond, 1974 nous emporte définitivement par sa forme. De nombreux gros plans qui nous rapprochent du personnage principal, des plans décadrés qui nous font ressentir ses émotions fortes, ses doutes, sa névrose qui n’en finit plus de monter. Ou comment passer de l’innocence, de la raison, au désespoir et la folie ? Julian Jarrold nous livre une forte descente aux enfers.

 

Film disponible en dvd aux Editions Studio Canal

Vu grâce à Cinétrafic.

 

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SUPPLEMENTS DVD

 

-Des scènes coupées sans intérêt particulier et une fin alternative énigmatique.

-Une petite interview du réalisateur Julian Jarrold qui explique pourquoi il a choisi Andrew Garfield dans le rôle principal et qui exprime son enthousiasme face à ce projet qui lui a permis de vraiment s’exprimer, loin des productions formatées qu’il avait l’habitude de diriger auparavant…

 

 

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Instants DVD
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