Les meilleurs films du moment

Tadah ! Ciné club

Dans mes oreilles


 



De gauche à droite et de haut en bas :
White Fence, James YuillArlt, Memoryhouse
Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 13:18


Crédit Photo : TFM Distribution


Bienvenue à Austin où le week end les filles conjuguent virée en voiture et tournée des bars. Elles sont 3, jeunes et insouciantes, et elles en souvent marre des mecs, ces gros porcs dégoûtants qui n'existent que pour leur en faire baver. Et pas de bol : alors qu'elles picolent dans un bar et regardent de travers la bimbo Pam (Rose McGowan), un vieux cinglé (Kurt Russel) prépare un sale coup. Le vieux cinglé c'est Stuntman Mike, un beauf un peu alcoolo au rire gras qui ne vit que pour sa caisse. Et sa caisse elle est "Death proof" (comprendre à l'épreuve de la mort en français). Tel un petit garçon, Mike adore jouer avec sa caisse et faire des dérapages de fou. Mais les dérapages et les filles en même temps, c'est mieux. En fait, Mike est un vrai psycho : il adore tamponner les voitures des jeunes filles quitte à leur prendre la vie. Les 4 gazelles présentes dans le bar en feront les frais. Mais plus d'une décennie plus tard, Mike va devoir affronter 4 nouvelles girls. Les temps ont changé, le girl power est passé par là et l'heure de la revanche a sonné...


Photo vintage, musique vintage, acteurs relookés vintage, effets ultra factices vintage : pour Quentin Tarantino le vintage c'est vraiment trop cool. Cette envie débordante de coolitude pourra un peu agacer au début. Oui, au début, on trouve ce Death Proof un peu toc, sorte de pop-corn movie tourné vers le cinéma d'avant (parce qu'avant c'est forcément toujours mieux). Bon allez, on essae de se mettre dedans, après tout Tarantino n'est-il pas un gamin fana de films à la Point limite zéro (le film est cité on ne sait combien de fois) ? Pour Boulevard de la Mort, Tarantino s'amuse et ça se sent. Heureusement, passé les conversations de nanas un brin redondantes et artificielles, le plaisir du réalisateur est communicatif. Kurt Russel est tout simplement phénoménal dans son rôle de fou du volant et les courses poursuites sont tout simplement à tomber par terre. On finit rapidement par s'éclater devant son écran ,  s'éclater comme si on était devant sa Playstation.Car comme avec Kill Bill , on retrouve cet aspect jouissif de baston qui fait très vidéoludique . Films d'avant + Playstation motion = plaisir coupable ultime et défouloir garanti pour tout spectateur. Le dernier quart du film est déjà culte pour son côté speed et barré. Il y a une liberté là dedans, une envie de dire "je fais mon truc, je m'éclate et j'emmerde ceux à qui ça ne plait pas". On cautionne volontiers car ce Boulevard de la mort nous fait rire et nous surprend.


Reste la question de savoir s'il ne s'agit que d'un pop-corn movie sous acide ou un vrai pilier du ciné de Tarantino. Film très référencé et qui compte mettre la femme en avant, Boulevard de la mort est un film efficace, doté de scènes impressionnantes qui nous donne envie de passer outre une surenchère d'effets aussi factices que branchés. Oui, au final j'aime beaucoup.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 13:07


Crédit Photo : Paramount Pictures France


Laz (Samuel L. Jackson) était un bon gars, un gars plein de vie qui faisait danser les couples le weekend et qui le soir pouvait cajoler sa petite femme. Mais lorsque cette dernière l'a quitté, Laz a attrappé le blues. On nous l'explique dès le début du film : le blues et la musique en général viennent bien souvent d'une relation amoureuse qui tourne mal. Mais est-ce que déprimer , guitare en main, arrange les choses ? Pas vraiment. Laz vit dans un village paumé du Tennessee, une bourgade où tout se sait très vite. Au milieu des habitants, on y trouve une jeune fille bien courtement vêtue. Son nom est Rae (Christina Ricci). Abusée par son père dès son plus jeune âge, notre bitchy blonde a la rage dans le corps. Cette rage s'est calmée grâce à son petit ami Ronnie (Justin Timberlake). A eux deux, ils forment un couple de désaxés , de losers qui se comprennent et s'aident pour survivre dans un monde qu'ils ne comprennent pas. Mais un jour, Ronnie doit aller faire la guerre. Il laisse Rae seule face à ses pulsions. Le chéri à peine parti, la nymphomanie de la jeune fille revient au galop. Plus rock'n roll que jamais, Rae se laisse traiter comme la dernière des catins. C'est plus fort qu'elle : il y a ce serpent noir qui la ronge et qui lui donne envie d'étreintes de plus en plus trash. Jusqu'au jour où ça dérape. Un beau matin, Lazarus trouve Rae allongée au sol, en sang. Il va décider de l'aider et la ramener dans le droit chemin. Ils auraient pu aller ensemble à l'Eglise mais non, Laz préfère la méthode forte : il va l'enchainer chez lui.


C'est une boule de feu. Christina Ricci est tout simplement hallucinante dans le rôle de cette teenager en chaleur. La mise en scène clipesque impose de suite un rythme soutenu qui nous amène parfois aux frontières de la folie. Réalisateur de Hustle&Flow, Craig Brewer replace une nouvelle fois la musique au coeur de l'intrigue. Blues quand on déprime, rock quand on désire, country pour un peu de quiétude. Dans cette spirale musicale, les personnages cherchent la rédemption mais sont plutôt du genre tenaces. Il y a une liberté qui émane de ce long métrage , un sentiment que toutes les audaces sont permises avec le personnage de Rae complètement barré et trashy. Dans ce cinéma de l'instant, compulsif, on se marre volontiers face à ce sexisme déguisé et assumé. Laz et Rae arriveront-ils à tuer le Black Snake Moan qui est en eux ? A oublier le passé et essayer de faire bien les choses pour une fois ? Choc des générations et des sexes au programme pour une oeuvre qui oscille entre folie pure et arty et guimauve chrétienne tout ce qu'il y a de plus classique. Que pense réelement le réalisateur de ses personnages ? Sa fin est-elle vraiment un happy end ? Tout en ironie, Craig Brewer signe un des films ricains indé les plus décalés et jouissifs de 2007. Si ,vous aussi, le serpent noir vous ronge et vous donne le cafard, foncez donc dans les salles : le cinéma, comme la musique, apaise l'esprit et les rancoeurs.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma - Communauté : critique en tout genre
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /2008 23:50

 


Depuis quelques semaines, SND a dévoilé l’affiche du second long-métrage de l’actrice/réalisatrice Maïwenn, très remarquée par la critique avec son premier film Pardonnez-moi. On y retrouve Karin Viard, Julie Depardieu, Estelle Lefebure, Muriel Robin, Mélanie Doutey, Linh-Dan Pham, Karole Rocher, Charlotte Rampling, Jeanne Balibar, Marina Foïs et Maïwenn nues ! Une affiche sexy associée à la couleur rose. Voilà qui ne manquera pas d’attirer le regard. Etant particulièrement fan du soap lesbien The L word, je ne pouvais pas m’empêcher de relater la similarité entre l’affiche du film et l’affiche du lancement de la série.

 

Joli coup marketing pour SND qui ne manquera pas d’attirer l’attention. Pour ce qui est du film lui-même, Maïwenn est très attendue au tournant. Son nouveau projet suit des actrices très différentes (super star française, actrice rêvant d’une carrière aux Etats-Unis, muse du cinéma d’auteur, star has been, mannequin, espoir oublié…) dans leur vie de tous les jours. Chaque actrice s’illustrera dans une parenthèse musicale. Les morceaux de la bande-originale ont été confiés à notamment Holden, Anaïs et Benjamin Biolay. Autant dire qu’on salive déjà…

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Tadah ! Buzz - Communauté : Webzine cinéma
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /2008 23:42


Crédit Photo : Metropolitan FilmExport


Ted Crawford (Anthony Hopkins) est un type du genre minutieux, à l'image de ces "machins" qui trainent chez lui où une boule emprunte un chemin sinueux avec un risque conséquent de tomber. Mais c'est avant tout sa femme qui va tomber, du moins au début. La vilaine garce est infidèle et ne loupe pas une occasion de se pavaner près de la piscine avec son amant policier. Ted découvre la liaison et ,comme on pouvait s'en douter, il n'est pas super ravi. Discuter ? Comprendre la faille de leur couple ? Non, Ted est plutôt old school et prèfère lui tirer une balle dans la tête direct. Mais nous ne sommes pas devant un crime impulsif , le bougre avait tout prévu et compte bien faire galérer la police. Objectif premier : rendre dingue Rob le méchant policier qui se tapait sa femme. Il y arrive plutôt bien. Objectif numéro deux : jouer avec la loi et les enquêteurs de toutes sortes. Oui, l'ami Ted a tué sa femme. Mais pour le prouver, ça ne va pas être du gâteau : le pistolet trouvé sur les lieux du crime n'est pas le bon, aucune preuve sérieuse n'est disponible. Pour résoudre ce casse-tête, on fait appel au jeune Willy (Ryan Gosling). Blondinet classe et décontracté, ce jeune avocat est face à un tournant dans sa carrière : il a un tuyau pour passer du secteur public au secteur privé. L'argent, la petite amie blonde, la reconnaissance : tout lui est à portée de main. Mais d'abord il va falloir résoudre cette fichue affaire...


La photographie ultra léchée, des acteurs qui s'y croient, Hollywood au fond du décor : La faille se veut comme un thriller assez maniéré et rythmé. Le réalisateur parvient rapidement à nous plonger au coeur de cette affaire banale qui devient complexe à cause de la personnalité haute en couleurs du meurtrier joué par Hopkins. Le titre l'indique : chacun a sa faille et pour entuber son prochain on a plutôt intérêt à la trouver rapidement. Dans le film, tout le monde triche : la femme de Ted car elle est infidèle, Willy l'avocat qui pour booster sa carrière a accepté quelques magouilles, Ted le meurtrier car il feint d'être une victime, Rob le policier car il se cache bien d'être l'amant de la receveuse de la balle. Pour survivre dans ce monde impitoyable, il ne faut pas hésiter à tenter un ou deux coup bas , mais attention cela ne marche pas toujours et la chute peut parfois être difficile. Nous sommes devant un long-métrage plutôt bien orchestré, bénéficiant d'un scénario assez light mais mis en valeur par sa beauté esthétique un brin toc et des acteurs qui ont l'air de prendre leur pied. Le jeune Ryan Gosling volerait d'ailleurs presque la vedette au vétéran Hopkins enfermé dans son numéro de cabotin. Gregory Hoblit parvient donc à rendre ce bordel juridique assez sexy et à en faire un thriller pop-corn tout à fait honorable. Il n'y a pas à chercher d'autres ambitions à part celle du divertissement : c'est dit. Pas de twist affolant, de moment cultissime ou le moindre signe de renouveau. La faille est un thriller parmi tant d'autres , qui reprend bien sagement les codes du genre et tente la carte de l'élégance. La médiocrité a parfois fière allure.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma - Communauté : critique en tout genre
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /2008 23:35


Crédit Photo : Studio Canal


Paris , en 1835. Les bourgeois vont à l'Opéra et se gavent de potins en tous genres. La Marquise de Flers (Claude Sarraute) se prépare à marier sa petite fille , la virginale Hermangarde (Roxane Mesquida), à Ryno de Marigny (Fu'ad Ait Aattou), Don Juan à la beauté androgyne. Cette union ne tarde pas à faire jaser dans les salons et la Comtesse d'Artelles (Yolande Moreau) ne peut s'empêcher de confier à son amie la Marquise que son futur gendre entretient une liaison torride et secrète depuis 10 ans. Sa liaison, il la vit avec la Vellini (Asia Argento) , sorte de courtisane trash. Inquiétée, intriguée, la Marquise va lui demander des explications. Une longue nuit se prépare, pleine de souvenirs douloureux et passionnés. Ryno et Vellini, c'est le jeu du chat et de la souris, un amour à mort. Pas surprenant  ,donc, que cette femme vénéneuse ne commence à craquer pour lui qu' à partir du moment où il se prend une balle par sa faute. Ce sont des animaux, des sauvages qui se sentent, se lèchent mais aussi, forcément, se mordent.


Faire un film en costumes n'est pas une mince affaire. Souvent on a du mal à se replonger dans ces vieilles époques et les textes paraissent toujours trop écrits. Breillat évite-t-elle ce piège ? Pas vraiment. On a du mal au début entre une Claude Sarraute qui semble faire une vulgaire récitation de texte et une Asia Argento à l'élocution peu digeste. Mais le film décolle dès que Ryno commence à raconter sa passion à la Marquise. Le regard de Claude Sarraute se fait alors plus habité, son personnage reprend vie en se nourissant de cette passion peu commune. Marquise, spectateur : même combat. Nous allons vivre cette histoire par procuration et nous en délecter. Et si on se délecte , c'est parce qu'il y a Fu'ad Ait Aattou. La caméra de la réalisatrice semble être tombée instantanément amoureuse de sa féminité froide. Force est de constater que ce garçon a de la grâce. Il balance son texte avec aisance et nous aide à rentrer vraiment dans le récit de sa romance. C'est lui le protagoniste principal, celui grace à qui le film trouve le ton juste.


Ce qui faisait le charme des Breillat précédents c'était ces conversations sur l'oreiller sur fond philosophique. Pas de ça ici, la réalisatrice ne marque pas trop l'opposition homme/femme et se révèle étrangement sage. C'est peut être ça le plus déroutant : de passer d'un cinéma audacieux ,parfois à l'extrême, à une romance costumée narrée de façon on ne peut plus conventionnelle. C'est un Breillat sage, une jolie histoire, parfois enflammée mais pas trop. Pour la peine, on ne ressent pas vraiment la passion projetée à l'écran. Pourtant nous sommes bien face à des personnages à vif, qui doivent tous faire face à leurs vieux fantômes. Ryno n'aime plus sa maitresse et veut combler sa nouvelle femme, la femme en question est handicapée par un passé qu'elle n'a pas , par une inexpérience qui l'amène à se sentir diminuée par rapport à Vellini. Vellini n'arrive pas à composer avec ses deuils inachevés, la Marquise ne peut plus vivre que par les histoires des autres et la Comtesse n'a plus que ses potins et la bonne bouffe. Entre un passé trop encombrant et un présent désespèrément vide, tout le monde est bloqué et ne sait plus vraiment qui il est. Un problème d'identité rendu d'autant plus difficile dans cette société où tout se base sur les apparences et les "on dit". Que retenir de cette vieille maitresse ? Un film réussi, un film intéressant mais peut être trop linéaire pour marquer. On ne change pas toujours de registre sans quelques maladresses...

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma - Communauté : critique en tout genre
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