
Etrange sensation à l’écoute de The struggle for Utopia, premier album de Project : Komakino. Une formation anglaise, menée par un certain Kris
Kane et sur laquelle plane inévitablement l’ombre de Joy Division (le titre même du groupe est une référence à la bande de Ian Curtis). Mais il serait
bien triste de rester sur un à priori et de décréter que ces mecs-là ne sont qu’une pale copie de plus. Il suffit de tendre un minimum l’oreille alors que l’imparable Nebula
déploie sa noirceur entêtante. C’est à la fois entrainant et d’une tristesse sans nom. N’importe quel amateur de new wave ne pourra pas résister longtemps. Et les autres non plus, qu’ils soient
nostalgiques de l’âge d’or de ce genre musical ou qu’ils le découvrent par hasard.
The struggle for Utopia surprend par son extrême maitrise et place la barre très haut. Les titres excellents se succèdent.
L’instrumental KV-1 est déconcertant : on ne sait pas si on flotte ou si l’on tombe doucement dans un gouffre. Si on a envie de se laisser entrainer ou de sombrer.
Project : Komakino réussit l’exploit assez rare de combiner son exigeant, recherché, et mélodies irrésistibles qui restent très vite en tête (les très beaux refrains de
Nebula et Civility, la grâce fragile de Walking on glass en sont de parfaits exemples). D’autres morceaux nous scotchent en cour de route comme
Age of satisfaction et son solo électrique à couper le souffle ou Temple et ses échappées légèrement noisy. Un trou noir sonore. Une musique furieuse,
vénéneuse, qui donne envie de bouger sur une ambiance de fin du monde. Project : Komakino délivre
un sacré coup de maitre dès son premier essai. Si les concerts suivent, nul doute que le succès pourrait être au rendez-vous. Page Myspace de
Project : Komakino.
En bonus le clip de Nebula :
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