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Tadah ! Ciné club

Dans mes oreilles


 



De gauche à droite et de haut en bas :
White Fence, James YuillArlt, Memoryhouse
Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 08:50

 

 

myles-cooper-music

 

Il vient de San Francisco et en quelques clips fauchés s’est imposé comme le nouveau prince du kitsch. Il est temps pour vous de rencontrer Myles Cooper, dont l’EP vient d’être édité sur le label de l’indispensable blog Transparent.

 

Myles Cooper aime les bonbons et leurs emballages pop, semble évoluer dans un univers psychédélique et sans limites. Son single Gonna find boyfriends today est aussi kitsch que jouissif, assurément entêtant. Et le clip qui va avec prouve que plus que décalé, le jeune homme ne recule devant rien pour insuffler dans notre quotidien un zeste de bonne humeur.

 

On ne peut pas encore bien dire vers quoi se destine l’artiste. Sa musique passant de la pop naïve à des morceaux rocks rétro ou de la pop gentiment psyché. Mais on ne peut pas passer à côté d’un indéniable talent qui fait que même la pop song la plus dérisoire se mue rapidement en tube tout en révélant quelques subtilités inattendues. Se jouant de toutes les étiquettes (gay, rétro jusqu’à flirter avec une certaine ringardise) , Myles Cooper est ce genre de mecs qui vous redonne le sourire en quelques notes…pour peu que vous soyez ouvert à une musique et un univers aux antipodes de cette chose ennuyeuse qu’on appelle la norme. Page Myspace de Myles Cooper.

 

Clip de Gonna find boyfriends today :

 

 

 

 

Lien vers un billet de Transparent où l’on peut écouter un titre supplémentaire

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /2010 19:41

 

 

du-silence-et-des-ombres-affiche

 

UN FILM DE ROBERT MULLIGAN

 

Une petite ville d’Alabama, période de Grande Dépression. Atticus Finch (Gregory Peck), avocat rigoureux,  élève seul ses deux enfants, Jem (Phillip Alford) et Scout (Mary Badham). La maman est morte il y a quelques années. Les deux bambins passent leur temps à jouer et se font un nouvel ami pendant l’été. Si l’insouciance règne, les peurs enfantines sont pourtant bien là : Scout et Jem son particulièrement effrayés par un curieux voisin prénommé Boo qui, parait-il, est fou et capable de tuer des êtres innocents. Parfois, le frère et la sœur jouent à se faire peur, trainant près de la maison du maniaque. Les beaux jours s’achèvent et vient le moment de la rentrée des classes. Scout va aller pour la première fois à l’école. Pendant ce temps, le père de famille, Atticus, se retrouve chargé d’une affaire délicate : s’occuper de la défense d’un homme noir accusé d’avoir violé une des filles du coin. L’homme est innocent mais le racisme des habitants de la bourgade est en marche…

 

Adapté de l’œuvre d’Harper Lee, couronné de plusieurs oscars au moment de sa sortie, Du silence et des ombres est un beau film classique à (re)découvrir. Surtout pour sa brillante première partie qui se focalise sur les deux enfants, Scout et Jem. On partage avec eux leurs jeux, leurs peurs, on retrouve notre insouciance. Les dialogues sont magnifiques, le travail sur la lumière aussi, passant merveilleusement des atmosphères ensoleillées des jeux l’après-midi aux doutes, questionnements et ombres terrifiantes de la nuit. Le film est avant tout une histoire de désillusions. La désillusion de l’avocat Atticus qui va se retrouver face à une société particulièrement raciste et injuste mais aussi et surtout la désillusion des enfants qui vont devoir laisser prématurément leur naïveté au placard.

 

 

du-silence-des-ombres-film

 

 

Il faut grandir un jour, on ne peut pas jouer toute sa vie. Premier jour de classe, la petite Scout doit laisser de côté sa salopette pour mettre une robe de petite fille. Un fait anodin mais visiblement vécu dans la douleur. Et vient le quotidien de l’école, la cour de récré, les autres enfants avec qui on a pas choisi de passer du temps et qui nous embêtent, qui colportent des rumeurs, qui provoquent. On découvre la cruauté des autres, la gratuité d’une certaine violence, le rejet de la différence. Les enfants vont progressivement comprendre la chance qu’ils ont d’avoir un père bienveillant, intelligent, pas forcément un héros mais un homme bon.

 

Le titre original de l’œuvre est plus éloquent : To kill a Mockingbird. Titre qui fait référence à une conversation entre Atticus et ses enfants. Il leur explique qu’un jour il a tiré sur un oiseau moqueur. Mais il ne faut pas tuer les oisons moqueur car ils n’auraient comme vocation que de chanter pour le plaisir des autres. Tout le long-métrage tourne autour de ce sujet, de cette difficulté à épargner les plus faibles, à ne pas blesser un innocent. Difficile de faire face à la bêtise de certaines personnes qui jugent et condamnent sur des à priori. Pas toujours évident de garder ses pulsions de violence. Robert Mulligan délivre une habile réflexion entre le bien et le mal. Il y a toujours un moment où pour protéger les siens, on peut faire quelque chose d’injuste, de mal. Exemple parlant : un chien enragé au bout de la rue. Un pauvre chien qui n’a rien demandé mais qui constitue un danger. On l’abat. La scène est forte car les enfants voient alors leur père comme un héros pour la première fois. Mais elle est aussi terrible, presque fataliste. Plus tard d’autres morts (humaines cette fois) surviendront et révèleront les parts d’ombres, les faiblesses de chacun.

 

 

silence-ombres-atticus

 

 

Très beau film, avec un beau jeu sur les ombres comme pouvait le laisser présager le titre français. Un peu académique et long par moments (notamment la scène du procès du « nègre », nécessaire mais qui à un air de déjà vu aujourd’hui). Mais les thématiques exposées, la finesse de l’écriture et un casting (adultes comme enfants) éblouissants en font une véritable réussite et une œuvre bien moins lisse que ce à quoi on pouvait s’attendre.

 

Film sorti en 1963

Disponible en dvd

Vu lors d’une reprise en salles datant du 7 juillet 2010

 

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Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /2010 19:21

 

 

gay geek logo

 

 

 

curieux-spaghetti-paris

 

Cette semaine, deux tests de deux endroits très différents. Tout d’abord, une fois n’est pas coutume : la découverte d’un restaurant. Quand on est parisien, il n’est vraiment pas aisé de trouver de bons restos. L’offre est énorme, et si on a pas dans son entourage des spécialistes, on peut facilement se faire arnaquer (ce qu’on appelle les fameux « pièges à touristes »). Accompagné d’une amie en visite dans la capitale, j’ai essayé Le curieux Spaghetti bar, situé au 14 rue Saint Merri, dans le 4ème arrondissement. Soit pile à l’entrée du Marais. Cela faisait vraiment longtemps que j’avais repéré cet endroit, difficile de ne pas remarquer sa petite façade qui laisse deviner un établissement très coloré. Comme son nom l’indique, Le curieux spaghetti bar joue aussi bien les bars la journée que les restos le midi ou le soir. Et comme on pouvait s’en douter on peut y goûter des spaghettis à de multiples sauces. Mais il y a tout de même différents choix de pâtes et d’autres plats.

 

Un happy hour plutôt sympa est proposé de 17h à 20h, soit l’occasion de tester de bons Mojitos  ou de tester les « Dose », des shots de vodka déclinés en 7 parfums. Avec votre conso on vous donne des petites pizzas appéritives gratos. La carte n’est pas très dense mais on trouve facilement son bonheur si on aime les pâtes (j’ai pour ma part opté pour les spaghettis Meat Balls – plutôt bonnes). On s’en sort avec une addition entre 15 et 20 euros boisson comprise et on peut surtout profiter d’un cadre assez délicieux, particulièrement pop. La déco change souvent, ce qui évite la lassitude, il y a un petit côté lounge, beaucoup de lumières. C’est indéniablement un espace dans lequel on se sent bien. Est-ce pourtant l’endroit idéal pour un premier rendez-vous en amoureux ? Pas certain. La clientèle est mélangée mais quand même majoritairement gay, ça mate pas mal. Plutôt idéal pour un diner sympa, pré-soirée entre amis.

 

 

secteur-x-paris-gay

 

 

Deuxième test dans un tout autre registre et contexte. Après une soirée assez arrosée, je rentrais à pied chez moi quand j’ai remarqué sur ma droite un établissement inconnu au 49 clos des Blancs Manteaux, toujours dans le 4ème arrondissement. L’endroit en question s’appelle le Secteur X. J’avais en tête un article sur les nombreux établissements gays qui fermaient dans la capitale. Le Secteur X était mentionné comme un des rares lieux rencontrant un franc succès. Vu le titre, je me doutais que j’allais m’aventurer en zone trouble. Mais j’avais envie de tester. Après tout, après avoir été traumatisé par le Dépôt, ma découverte du Sun City s’était plutôt avérée être une bonne surprise.

 

Pour entrer, il faut sonner. Un homme ouvre la porte noire. Je me retrouve dans un très petit espace carré. Un petit bar, quelques hommes prenant une bière. Pratiquement tous âgés de la quarantaine. J’en remarque un en particulier qui a fait pété le look cuir (torse nu, piercing aux tétons, pantalon cuir moulant). Les autres sont torses nus et affichent des corps entretenus. Alors que je me commande un demi, je ne peux m’empêcher de remarquer une odeur assez bizarre, pas agréable. Probablement l’odeur du sexe, de la sueur en ces temps de canicule me dis-je. Je sirote dans mon coin ma bière, me sent un peu nerveux (je suis jeune, on me remarque et on me lance des regards éloquents).  Dans un petit coin il y a un minuscule fumoir où les gens se rapprochent. Et me viens l’envie d’aller aux toilettes. Je laisse mon verre au barman qui m’indique que les toilettes se trouvent au niveau -1.

 

Je desends les escaliers et j’arrive au fameux -1. Le spectacle est impressionnant. Dans un coin, un homme portant un masque à gaz reste statique. Des hommes velus se pincent les tétons et vers la droite ,dans un petit passage, un jeune mec est en train de gémir comme un malade alors que trois hommes bedonnant le pénètrent chacun leur tour, accompagnant le geste de quelques fessées et insultes. Soit je suis dans une soirée spécial SM soit c’est la spécialité de la maison. Ce n’est pourtant pas ce folklore qui me gêne le plus. C’est l’odeur. Ce que je ne pouvais qualifier en étant en haut, devient clair en étant au niveau -1. L’odeur n’est autre que celle de la pisse. Des garçons se sont apparemment amusés à se faire pipi dessus. Et alors que je rentre aux toilettes, j’ai une grande pensée pour une blogueuse qui fait des tests de chiottes (entre autres). Je me dis que si elle voyait ça, elle tomberait direct dans les pommes. Une énorme flaque. Une odeur tout bonnement insupportable qui file la nausée. J’hésite entre exploser de rire et pleurer et me répète « c’est un cauchemar, c’est un cauchemar ». Au moins, dans ce genre de toilettes vous n’avez pas à faire attention à bien viser quand vous urinez, personne n’y fera attention. Je me bouche le nez et je me soulage (pas au sens sexuel hein ;).

 

 

secteur-x-gay

 

 

Je remonte au petit bar avec l’envie de finir au plus vite ma consommation. L’endroit est trop dark, trop underground pour moi. Même si le plus beau mec du monde se trouvait là, je ne pourrais rien faire, le côté glauque trop poussé me coupant toute excitation. Alors que je bois tête baissée mon verre, un jeune homme de moins de 30 ans s’approche de moi. Il est très sexy. Je lance :  « Tu viens souvent ici ? ». Il sourit, ne me répond pas puis me relance avec « Et toi ? ». Je lui avoue que c’est la première fois. Il sourit à nouveau, me prend par la main et me dit « Viens, je vais te montrer ». Je refuse, un peu gêné. Je prends l’excuse d’avoir mon verre. Et puis je suis plus honnête et lui avoue que le niveau -1 m’a particulièrement refroidi. « Viens au -2, tu verras c’est cool ». Ce à quoi je réponds « je supporte pas l’odeur de la pisse ». Et lui d’ajouter « T’inquiètes ça sent pas la pisse tout en bas, détends-toi, viens ». Il reste, négocie pendant bien 5 minutes, je bois de plus en plus lentement. Et je finis par céder et me laisser entrainer au niveau moins 2. En descendant les escaliers, je sens mon cœur qui bat très vite, j’ai peur de ce que je vais trouver.

 

Finalement ce nouvel espace sous-terrain n’aura rien de l’antichambre de la mort. Une « banale » backroom, assez petite, essentiellement peuplée de mecs âgés et plutôt fétichistes. Je ne lâche pas ma bière, comme pour me protéger. Le garçon « initiateur » qui m’a fait descendre se met à embrasser un jeune mec et me tient toujours la main. Puis il glisse sa main dans mon pantalon. Puis deux hommes se mettent à me tripoter par derrière et prennent leurs aises. Je serre ma bière, je ne sais plus très bien où je me trouve. Alors que je me retourne et découvre les visages des personnes en train de me peloter, je saisis immédiatement leurs mains et les retire avant de foncer vers les escaliers. On me regarde comme si j’étais un puceau, comme le roi des prudes.

 

Finalement je ne finis pas ma bière et je m’en vais. L’endroit n’est pas pour moi. Je ne peux le conseiller qu’à ceux qui sont friands des lieux un peu destroy et glauques et qui ont des trips poussés type uro. Mais si vous aimez coucher dans des endroits clean, où on se sent bien , être détendu, dans une atmosphère relaxante, apaisante, le Secteur X n’est pas pour vous. Fait notable : l’entrée est gratuite, ce qui n’est pas le cas du Dépôt ou du Sun City qui sont tout de même beaucoup plus grands.

 

Des spaghettis au pipi, le grand saut a en tout cas été fait. A la semaine prochaine !

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Gay Geek in Paris
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /2010 19:04

 

 

vacationland todd-verow

 

UN FILM DE TODD VEROW

 

Dans un coin paumé du Maine, Joe (Brad Hallowell) ne pense qu’à une chose : partir, le plus loin possible. Il espère être admis à l’école d’art et de design de Rhode Island. En attendant, il traine avec son ami de toujours, le beau Andrew (Gregory J. Lucas), qu’il pense hétéro mais qui hante tout de même ses fantasmes. Pas facile d’être gay dans une ville isolée. Joe se retrouve alors à trainer dans les toilettes publics où parfois des rencontres sont possibles. Il tombera notamment par hasard sur un de ses profs…Joe n’est pas le seul à rêver d’un ailleurs : sa sœur , qui travaille comme caissière, espère aussi un jour quitter sa ville natale. Les évènements finissent par se bousculer : Andrew et Joe s’embrassent et se mettent ensemble, la sœur de ce dernier trouve un plan pour payer son billet d’avion pour Los Angeles, Joe pose nu pour un artiste local avec lequel il va tisser une relation amicale…Tranches de vie de personnages perdus et confrontés à un monde violent où parfois la liberté coûte cher…

 

Encore assez méconnu en France, Todd Verow est un cinéaste spécialisé dans les « gay themed movie » qui mérite amplement qu’on s’arrête sur son parcours. Ses productions sont globalement toujours fauchées, ses casting essentiellement amateurs. Les maladresses sont toujours un peu présentes, il a fait du tournage en DV sa spécialité. On le surnommerait d’ailleurs « le roi de la DV ». Car avec ses moyens dérisoires, ce réalisateur parvient à capter l’errance d’une certaine jeunesse avec une force et une authenticité rares. Vacationland ne déroge pas à la règle : nous y suivons Joe, joli garçon un peu stéréotypé « minet qui passe son temps à la piscine », un peu naïf. On découvre son quotidien assez pathétique (mère qui se fait battre, ville où il ne se passe rien, fantasmes sur le meilleur ami présumé hétéro) et on finit par embrasser nous aussi ses rêves d’évasion.

 

 

vacationland-film

 

 

L’œuvre est en partie autobiographique, Todd Verow ayant été à l’école de Rhode Island et ayant lui aussi tout fait pour fuir sa ville natale. Il y a donc quelque chose de très personnel, des passages qu’on sent comme à vif. La DV apporte un côté frontal, presque documentaire même si le scénario se chargera vite de nous rappeler que nous sommes bien en pleine fiction, reprenant les obsessions de l’artiste (l’amour passion, l’addiction, la violence, la mort, la prostitution). Alors que Joe et Andrew se mettent ensemble, qu’Andrew quitte sa petite amie « prétexte », on pourrait croire que le rêve va se réaliser. Les deux amoureux vont à la découverte du club gay du coin, imaginent un chemin à parcourir ensemble. Pourtant ils vont se heurter à leurs paradoxes, à leurs rêves inassouvis et leurs souvenirs douloureux. Joe ayant notamment été abusé étant petit. Beaucoup de rebondissements, de passages difficiles à la frontière du glauque…Todd Verow parvient pourtant à tout gérer, à travailler merveilleusement ses personnages secondaires et à tisser un portrait habile d’une jeunesse larguée qui se fait bouffer par le monde dans lequel elle évolue, dévorer par ses rêves.

 

Tout le monde n’en sortira pas grandi, certains protagonistes connaissant une issue tragique. De banale tranche de vie d’une bourgade isolée, Todd Verow dessine une sorte de thriller sur la fin de l’adolescence, noir, bourré de désillusions mais où un zeste d’espoir subsiste toujours. Il y a dans son cinéma une folle sensibilité, un certain regard qui fait que malgré le côté cheap de l’ensemble on ne peut que se laisser transporter.

 

Film produit en 2006

Disponible en DVD

 

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Todd Verow sur Tadah ! Blog : Deleted Scenes et Herrengedeck

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /2010 17:35

 

 

k-narf wonderland-street

 

La petite exposition a la boutique parisienne Issey Miyake est terminée mais le livre est toujours disponible à la vente. Raison suffisante pour vous parler de Wonderland Trip, magnifique « beau livre » regroupant plusieurs œuvres de Photograffitis de K-Narf. K-Narf est un artiste franco-australien, un peu nomade mais qui semble particulièrement attiré par Tokyo où il passe une grande partie de son temps. Il apporte un vent de fraicheur à la photographie, inspiré par le street art et combine ainsi graffiti et photographie pour des créations très pop.

 

Quand j’ai tenu la première fois le livre dans mes mains, je ne m’arrêtais plus de pousser des petits « ohhhh » et des « ahhhh ». Car Wonderland Trip est un objet irrésistible. C’est un livre qui brille (dans tous les sens du terme) et qui nous ramène illico à la période de l’enfance. Tous les photograffitis rendent hommage à des parcs d’attractions tokyoïtes des années 70. C’est un véritable feu d’artifices, bourré de personnages mignons à croquer, d’installations décalées, bref le petit livre à regarder le soir avant de se coucher pour s’assurer qu’on fera des rêves colorés.

 

 

wonderland-trip-book

 

 

Un livre original puisqu’il se « déplie » et permet à son possesseur de varier les plaisirs, de reconstituer lui-même les photograffitis. Ces petites œuvres enchantées provoquent aussi bien l’émerveillement que la nostalgie, nous renvoient à des sentiments paradoxaux et à un Japon aux allures de paradis perdu, presque fantomatique. Vraiment amoureux de Wonderland Trip, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller faire un tour sur le site de K-Narf et ai découvert ses autres travaux, notamment des photograffitis urbains tout aussi pop. A découvrir.

 

Une petite vidéo de K-Narf en train de préparer son expo à la boutique Issey Miyake :

 

 

 

 

 

Livre disponible en vente par correspondance, 39,90 euros.

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : TOUT (et n'importe quoi)
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