Le blog musique

Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /2009 12:09




Hier, Mercredi 14 octobre 2009, L’international laissait carte blanche à Subjective Music pour une programmation pop éclectique. Dans la salle, des ballons rouges, un petit air de fête alors que le froid commence à fatiguer les parisiens.

 

Début de la soirée à 21h avec un de mes groupes chouchous de ces derniers mois, Your Happy End. Un duo plutôt, Orel B. et Zed faisant leur set à deux, accompagnés de leurs petites machines vouées à nous emmener dans de lointains trips sonores. Leur premier album Seven Windows for six dreamers (pour le moment uniquement disponible sur les plates-formes de ventes digitales ou en les contactant directement via leur Myspace ou site / une sortie « physique » se fera peut-être début 2010 on croise les doigts) est un bonheur, une des belles révélations de 2009 et la confirmation qu’il se passe bel et bien beaucoup de choses en France côté musique indé. Le public est assez euphorique, les morceaux nous transportent. Je m’en doutais mais en live Page 7, Cable Car ou Dying above the clouds prennent toute leur ampleur, même s’il faudra un petit temps pour que nos amis se sentent vraiment à l’aise et se lâchent. Ils ont en tout cas l’air très sympa, semblent à milles lieux d’une nouvelle scène parisienne hype et futile. Originaires du Havre, les deux garçons semblent avoir été très influencés par le mouvement trip-hop. Un genre qui se fait étrangement de plus en plus rare, que certains critiques vont jusqu’à juger « démodé ». Ayant passé mon adolescence avec du trip hop dans les oreilles, je dois avouer que retrouver des français qui s’emparent de ce genre en le mixant à d’autres influences pop et rock, me fait sacrément plaisir.






 

Le live de Your Happy End est un trip, on se laisse transporter par les hommes et leurs instruments/machines. On a l’impression de voir parfois devant nous deux grands enfants. Le chanteur aime  gueuler de temps en temps dans son micro, joue avec sa voix, tandis que son acolyte s’éclate en déployant des sons électros, vaporeux. Ces deux-là ont un univers très dense à proposer. Des textes enfantins et/ou poétiques mêlés à une musique à la fois calme, apaisante puis soudainement terriblement nostalgique, violente. La fin du set est ainsi plus « noisy » , les titres Weigh Down et Lakak venant titiller les buveurs de bières amateurs de sons plus percutants. Bref on se laisse volontiers charmés et on a déjà hâte de les revoir. Page Myspace de Your Happy End.




 

Après une bonne pause de 30 minutes, le groupe suivant entre en scène : Binoculars. Pas mal de fans dans le public pour cette pop simpliste mais élégante. Je ne peux pas dire que j’ai eu un coup de cœur mais le set passait bien. Je préfère quand même le rendu de leurs morceaux sur leur Page Myspace.

 

Fin de soirée avec Sexuals Earthquake In Kobe. Je ne suis pas resté car même si la musique réchauffe les cœurs, le froid et la fatigue ont eu raison de moi. A défaut de vous livrer un compte rendu je vous laisse donc là aussi écouter leur page Myspace.

 

Bonne soirée donc, bonne programmation. Pour les curieux n’hésitez pas à checker le site de Subjective Music, il devrait d’ailleurs y avoir prochainement en ligne une vidéo de la soirée (une caméra tournait dans la salle et les gens pouvaient filmer les concerts, chouette idée).


Your Happy End sur Tadah ! Blog : Mini chronique de leur premier album

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 12:29



Cela faisait des années que certains attendaient la sortie du premier album de Sourya. Groupe français chantant en anglais qui s’est très vite fait remarquer sur la toile et dans les salles de concerts parisiennes. Que les fans se réjouissent : leur premier bébé, Dawdlewalk, est enfin disponible. Les attentes étaient grandes après des EP extrêmement prometteurs. Et quelle joie de réaliser qu’on ne s’est pas trompés en misant gros sur eux. Disons-le de suite : Sourya est LA révélation pop de l’année 2009. Leur premier opus est juste bluffant de maitrise et a tout pour vous accrocher dès les premières écoutes sans jamais céder à l’appel des mélodies poubelles. Ici tout est beau, dansant ou mélancolique, les deux la plupart du temps. Un disque à écouter et réécouter en toutes circonstances : aussi bien dans les moments de joie que pendant les rudes soirées solitaires.

 

On retrouve sur Dawdlewalk plusieurs morceaux qui avaient déjà circulé dans leurs précédents EP ou sur le net. Ceux qui ne connaissaient pas encore leur titre phare Anatomy Domine auront donc tout le loisir de savourer cette montée en puissance pop qui fait passer par tous les états en moins de 5 minutes. On se réjouit aussi de retrouver la sublime ballade Numero 1 qui pour le coup a été légèrement réarrangée. Le résultat est impressionnant, donne envie de pleurer. Des années qu’un titre ne m’avait pas touché à ce point. Ce Numero 1 est suivi d’un Numero 2 virtuose que les amateurs de cinéma avaient pu découvrir dans le court-métrage Folles d’Adam. Dans ce même film, on avait pu aussi entendre Stockholm 1973, merveille pop rock qui démontre que Sourya a son propre style, impose une patte, ne se contente pas de surfer sur une mode. Il y a là beaucoup d’ingéniosité, de fraicheur, le tout teinté de références éclectiques.

 

Les numéros semblent porter chance à la formation à en juger par Numero 3, nouveau titre grâcieux et précieux. Pendant ce temps, le titre Unsuspected  emprunte des chemins inattendus et nous donne envie de crier au génie. On est vraiment un bon niveau au dessus d’une simple sucrerie pop et hype. Il s’agit là d’un album important. Un album qui ne tombe jamais dans la facilité, qui séduit dès le premier coup mais ne lasse étrangement pas. Si ces mecs-là ne rencontrent pas le succès, c’est qu’il n’y a vraiment aucune justice. Tous les titres ont quelque chose (la parenthèse vaporeuse Drinking in your town ; l’électro rock nostalgique de Cheater,liar ! liar !liar…). A noter que ceux qui achèteront l’album en version digitale auront peut être droit au titre bonus « Cheese », autre ballade somptueuse.

 

Et quand on sait que sur ce premier « essai » (peut-on vraiment parler d’essai à ce niveau ?) il n’y a même pas les morceaux Sleeping Beauty et For Girls (deux autres bombes), on se dit qu’on a pas fini de faire le tour de Sourya. A savourer partout, tout le temps, avant de se ruer à leurs prochains concerts. Page Myspace de Sourya.

 

En écoute, cinq de mes titres préférés :


Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 18:43



Comme beaucoup, Air fait partie de mes groupes préférés. Chaque nouvel album est ainsi source de grandes attentes et de crainte de déception. Pas facile de rivaliser avec leurs deux chef d’œuvres à mon sens : l’aérien Moon Safari et le plus rock 10 000 hz legend. Si Talkie Walkie était loin d’être un opus inintéressant, il avait déjà constitué une petite réserve chez moi (je le trouvais trop « easy » et un peu paresseux bien qu’efficace). Pocket Symphony avait largement enfoncé le clou : passé outre les singles phares, on s’ennuyait poliment. Air n’a jamais livré un album que j’ai pu vraiment dédaigner mais depuis quelques années on a un peu l’impression que la formation est surestimée, innovant finalement assez peu. Nos amis se seraient-ils embourgeoisés ? Allez savoir…Si je trouvais assez fadasse leur participation à la bande originale de Marie-Antoinette, j’avais néanmoins beaucoup aimé la production et les arrangements apportés à l’album de Charlotte Gainsbourg.

 

Bref, arrivons-en à leur nouvel opus, Love 2. De grands espoirs portés après l’écoute en forme de teasing du sublime Do the joy, du délicat Sing Sang Sung et du tubesque So light is her football (qui était sur une compil des Inrocks). Je mentirai en disant que je n’ai pas été déçu à l’écoute de cette nouvelle fournée. Les trois titres précités étant de loin les plus percutants, les plus évidents, les plus entêtants. Ils ne se sont pas trompés sur la promo, c’est certain. Alors forcément, je sais qu’en tant que « fan » , j’en attends peut-être trop. Love 2 manque définitivement d’ambition, d’innovation. C’est un disque qui s’écoute relativement bien mais qui ne nous bouscule jamais vraiment. On peut ainsi savourer les instrumentaux classieux (African Velvet) ou plus dansants (Be a Bee, Eat my beat). On peut même se mettre à rêvasser avec You Can Tell It To Everybody . Mais on trouve aussi quelques titres irritants comme le guimauve et formaté Love et surtout Au fond du rêve doré où le kitsch dépasse malheureusement largement la frontière de la naïveté pour aller vers un mauvais goût assez terrifiant.

 

Alors certes, il s’agit d’un album sympa, qui nous accroche, nous emporte parfois. Mais on est loin du coup de génie. Je me permets alors de vous orienter vers deux autres formations que je trouve nettement plus passionnantes : Zero 7 (qui a su évoluer avec le temps et proposer une pop efficace et mine de rien très recherchée) et Lone (de l’électro expérimentale, purement instrumentale mais qui provoque des émotions incroyables). Page Myspace de Air.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 12:36




Alors que Kumisolo vient de sortir son premier album solo, elle est déjà de retour dans la formation qui l’a fait connaître : The Konki Duet. Aux manettes de ce groupe pop et joyeusement inclassable : Kumi donc mais aussi Zoé et Tam. Trois filles qui avaient fait leur apparition en 2004 avec un premier album intitulé Il fait tout gris. Un disque pop et minimaliste, bricolé, original mais un peu inégal. Puis en 2006 elles nous proposaient un deuxième bébé : Mountain Mouton. Révélation. Aux mélodies enfantines habituelles, The Konki Duet ajoutait  des arrangements plus soignés, un côté plus rock, des paroles plus désillusionnées. Si la douceur était toujours au rendez-vous avec des titres comme Sarah ou Vanilla Girl, c’était pour mieux dévoiler des titres plus dansant comme Inflammable, entêtant comme How could I not like you et surtout pour mieux nous conduire doucement vers le chemin de la mélancolie avec Punk’s dead et la tristesse infinie de Discorde.

 

Que les fans se réjouissent : les jolies demoiselles sont de retour avec un nouvel EP, intitulé Ensemble. Déjà disponible en version digitale avant une sortie en vinyle fin octobre sur le nouveau label des excellentes Boutiques Sonores : BS Records.  Cinq nouveaux titres à savourer, plutôt dans la lignée de Mountain Mouton. L’instrumental Riff résume assez bien le mélange de fantaisie et de noirceur qui font de Konki Duet une formation aux émotions multiples. Le morceau Nothing but love est une merveille qui confirme que la recherche est toujours de mise : un mélange détonnant de pop, de rock, de trip-hop. Coup de foudre dès la première écoute. Le reste n’est pas moins savoureux entre le quasi-schizo Isolée, le titre Ensemble qui évoque bizarrement Bat for Lashes ou encore le vaporeux Stereoland. De l’éclat, l’euphorie, à la solitude, il n’y a qu’un pas semble-t-il. On va donc rester « Ensemble » pour les jours d’automne à venir. Page Myspace de The Konki Duet.


Découvrez la playlist konki avec The Konki Duet
Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 21:59



Il y a beaucoup de raisons d’aimer My girlfriend is better than yours et leur Foreplay EP.
Déjà on peut aimer Bud Low/Olivier et Dirty Holly/Laurie car ils sont super sympas. A chaque fois que je suis allé à un de leurs concerts, je retrouvais une ambiance bon enfant et intimiste sans que jamais la musique en pâtisse. Deux jeunes passionnés, Olivier multipliant les participations dans plusieurs formations (Chicros, Syd Matters…) et Laurie étant cinéaste/vidéaste (elle a notamment réalisé un des derniers clips de Chicros qui a sacrément la classe). Et c’est justement en parlant de cinéma que le garçon et la fille ont fait connaissance et ont accroché. Il lui parlait des Parapluies de Cherbourg, elle lui disait qu’il fallait vraiment qu’il découvre les films de Jean Eustache…En résulte un duo d’amour et de musique qui a sû au fil des années s’imposer sur la scène musicale parisienne grâce à un style minimaliste et cartoonesque. Pendant un long moment, leur musique n’était accessible qu’aux amateurs de concerts ou aux propriétaires de platines, leur seul opus sorti étant un vinyle. Dès le 12 octobre il sera enfin possible de se procurer en CD et en version digitale leur premier « EP officiel », Foreplay EP. L’occasion de faire le point sur ce duo irrésistible et que certains soupçonneraient un peu trop vite de « formation hype » suite à leur premier clip où progressivement Olivier et Laurie se mettaient à poil (mais en version floutée, désolé pour les pervers).

 

Beaucoup ont fait connaissance avec le duo via le titre dansant et il faut l’admettre assez tubesque, My girlfriend is better than yours (qui donna lieu au clip « hype »). Je me souviens qu’à l’époque j’avais trouvé ça charmant, amusant. Je m’étais même osé à une comparaison avec les Teenagers, autre groupe français en vogue, chantant en anglais une pop espiègle. Comparaison qui aujourd’hui me parait assez fumeuse tant j’ai pu découvrir en live et  à l’écoute de cet EP que les « My girlfriend » avaient plus d’une corde à leur arc. Admettant eux-mêmes que leur premier hit était un peu un « morceau pute » (mais vraiment efficace pour le coup, on ne s’en lasse pas !), nos deux amis se sont amusés à s’essayer à des genres multiples. Un peu comme le dernier opus de Chicros, Foreplay EP prend des allures de radio magique où les styles se mélangent pour former un univers aussi attachant que cohérent. On retrouve sur la galette deux autres morceaux qui tournent depuis longtemps sur leur page Myspace et qui étaient présents sur leur vinyle : Winterfarmland et Girl from south. Winterfarmland est une petite merveille de folk, une mélodie apaisante et romantique qui sent bon le voyage. Girl from south transforme Laurie en country girl, sur un ton pop/folk/blues. “I’m with a boy who has big blue eyes, oh my bluesy boy”, chante-t-elle de façon irresistible. Rien qu’avec ces deux chansons on comprend le tour de force opéré : il faut très peu d’instruments et d’arrangements à ces artistes pour faire passer des émotions inespérées et nous amener dans un univers très personnel. Ca s’appelle l’inspiration.




 

Préparez-vous à découvrir de nouveaux compagnons de route et surtout de jeu, Foreplay Ep étant une production extrêmement ludique. A l’image du titre Before my memory où en plein milieu les paroles s’enchainent en sens inverse. On trouve ca cool, bizarrement le titre n’en est pas plus déplaisant, et on se marre en imaginant le délire que se sont tapés Olivier et Laurie au moment où ils ont eu cette idée loufoque. Mais si dessiner des bites et des chattes sur une pochette de disque est une chose rigolotte, My girlfriend is better than yours dépasse largement le stade de l’opus « sucrerie pop à consommer et à oublier ». Discrètement la mélancolie et la douceur débarquent. Un morceau en français, Le petit chevalier (titre en hommage au « Petit Chevalier » de Nico et son fils), prend le pari osé de nous raconter une histoire en forme de conte pop. Si le côté décalé est toujours là, il y a aussi et surtout une magnifique nostalgie enfantine qui grâce aux paroles (simples et poétiques) nous fait rêver.


Il y a d’ailleurs une certaine dimension onirique qui parcourt toute l’écoute du disque. Comme le rêve d’un petit garçon qui rêve et pense à haute voix. Un petit garçon un peu solitaire qui attendrait sa princesse pop. Sensibles et originaux sont Here,Hello et Awake for a day où Olivier s’impose au micro. Et Laurie pousse encore plus loin notre plaisir avec How do you sleep, magnifique berceuse. On peut écouter Foreplay EP dans l’ordre ou le désordre, la multitude d’émotions ressenties reste intacte. C’est à la fois très personnel et universel, ça sent bon l’amour et la sincérité. C’est comme une succession de dessins dont les couleurs changeront selon votre humeur. C’est beau, c’est une véritable découverte : il est vivement recommandé de se procurer ce "premier essai officiel" pour jouer avec My girlfriend is better than yours. Pour tomber amoureux de lui, d’elle, de deux enfants terribles qui semblent bien décidés à nous surprendre encore et encore. Page Myspace de My girlfriend is better than yours.

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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