Vendredi 2 avril 2010
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19:19
Amateurs de pop-rock, Good Shoes pourrait bien être votre nouveau coup de cœur. Ces quatre garçons
venus d’Angleterre signent avec No hope, no future un album sans grande prétention mais ô combien entrainant. Le single The way my heart beats donne le
ton : un rock tonique mais toujours mâtiné de pop, avec des paroles évoquant la désillusion amoureuse. On s’imagine déjà en train de sautiller sur la pelouse d’un festival au rythme de ces
battements de cœur parfaitement arrangés.
Si le disque compte un certain nombre de titres peu attrayants (Talk, City of the
sea, Then she walks away, Times Change, Our Loving Mother in a pink diamond), ils ne sont jamais irritants. Ils manquent juste d’une
certaine intensité. Problème largement rattrapé avec des morceaux comme Under Control qui séduit dès les premières secondes, semant la confusion dans nos petites têtes entre
désillusion et envie de se défouler dans une salle de concert. Dans la même veine que The way my heart beats, Do you Remember est un titre diablement accrocheur, se rapprochant
toujours un peu plus d’une certaine sensibilité pop. Le groupe emprunte des chemins plus alambiqués avec le réjouissant I know, preuve qu’ils ne comptent pas se cantonner à
une pop rock consensuelle. Autre changement de ton avec le down tempo Everything you do. Langoureux et embué, ce morceau est une belle réussite nous entrainant dans le brouillard
des émotions. Retour à une pop délicate avec 1000 Miles an Hour avant de réécouter l’album encore et encore... No hope, no future ne révolutionne rien,
s’aventure sur le chemin déjà balisé de la pop rock indé. Mais mine de rien, ce nouvel opus de Good shoes reste en tête. Sans provoquer de très vives émotions mais en nous conviant à un voyage
musical extrêmement charmant. Idéal pour des journées de Printemps, à savourer l'air rêveur, comme une caresse. Page Myspace
de Good Shoes.
Deux morceaux pour se faire une petite idée :
Par Voisin Blogueur
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Vendredi 2 avril 2010
5
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01:19
Ce jeudi 1er avril 2010, les parisiens qui voulaient éviter les blagues moisies et écouter
de la bonne musique indé avaient rendez-vous à la Flèche d’or pour une nouvelle BS PARTY (soirée organisée par les fameuses Boutiques Sonores).
Cela faisait des mois que je n’avais pas été à la Flèche d’or, jadis un de mes lieux préférés à Paris. Depuis la
réouverture, je trouve la programmation nettement moins séduisante et je le regrette. Un nouveau live du duo Suzanne the Man étant annoncé, je ne pouvais que sauter sur
l’occasion. Les deux filles débutent leur set maladroitement. Les conditions ne sont pas vraiment idéales, la salle peut-être pas tout à fait taillée pour elles. On apprécie davantage leur folk
délicat en étant assis, dans une jolie salle type Trois Baudets. Mais je vous rassure, même debout, on se laisse entrainer, on rêve, on se souvient de nos petites et grandes
blessures alors que la voix de la belle Suzanne continue de surprendre. Suzanne the Man fait partie de mes plus belles découvertes musicales de 2009 et je continue à suivre leur avancée avec
délice. Chacun de leur nouveau morceau dévoilé fait mouche, contient cette mélancolie étrangement aérienne…Page Myspace de Suzanne the
Man.
Formation la plus attendue de la soirée, Villeneuve débarque à la surprise générale en second set. Le
chanteur fait très « dandy gay », il a la classe et propose avec ses amis des mélodies d’une grande délicatesse, souvent recherchées, vaporeuses. Si je dois avouer que leur récent
disque ne m’avait pas plus emballé que ça, le groupe prend une véritable ampleur sur scène et nous entraine dans des atmosphères aussi variées que cinématographiques, mêlant pop,
électro avec une petite touche de rock. Suzanne Thomas (la chanteuse de Suzanne the Man) les rejoint pour plusieurs titres. L’apothéose est atteinte au moment où le titre Death
Race est joué. Belle surprise live. Page Myspace de Vileneuve.
Fin de soirée avec Jonjo Feather, jeune artiste d’un peu plus de 20 ans au look un tantinet
excentrique. Si le gaillard a pour influence My Bloody Valentine ou Sonic Youth, sur scène il ne dégage pas grand-chose. Las au bout de trois morceaux, je suis
parti. Page Myspace de Jonjo Feather.
Une certaine joie ressentie en revenant à la Flèche d’or. Ses beaux garçons (dont le super sexy guitariste de
1973), son fumoir bondé où des conversations inattendues se créent…Il me tarde déjà d’y retourner.
Par Voisin Blogueur
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Lundi 29 mars 2010
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12:32

Goldfrapp fait partie des rares groupes qui ne m’ont jamais déçu. Après le coup de foudre pour leur premier album Felt Mountain (un premier essai magistral,
dense, aux titres vénéneux et envoutants) avait suivi la merveille pop Black Cherry (ou comment faire danser et séduire un vaste public tout en restant toujours sexy et
mystérieux). Le troisième album, Supernature, optait pour une sorte de revival 80’s assez jouissif. C’était en 2005 et depuis cette vague 80’s s’est largement répandue dans la
musique pop indépendante. Après ce disque très dansant, Goldfrapp semblait proner un retour à l’essentiel avec Seventh Tree, opus mélancolique, un peu folk, retrouvant par
moments les sommets de Felt Mountain.
2010 marque l’avènement du cinquième album de la formation, Head First. Et on ne pourra pas s’empêcher de faire un
jeu de mot facile : il semblerait bien que la belle Alison et son acolyte Will Gregory ait un peu trop foncé la tête la première. Avec seulement neuf titres et un registre essentiellement
pop, cette nouvelle fournée pourra facilement laisser les fans dubitatifs. Ceux qui ne juraient que par Supernature seront sans doute ravis de retrouver le duo plus apte que
jamais à faire bouger les foules. Mais là où Supernature comptait des titres easy listening mais aussi dotés d’une certaine grâce et gravité (You never know), Head First ne
donne que dans la pop enfantine, s’apparentant à un énorme arc en ciel qui ne pourra rester bien longtemps dans les mémoires.
Certes, je suis assez triste d’être pour la première fois déçu par ce groupe, de ne pas ressentir l'émerveillement auquel je
m’étais habitué à chaque découverte d’une de leurs nouvelles productions. Mais il faut bien admettre qu’Head First n’est pas un album déplaisant pour autant. Impossible de se défaire du single
Rocket, de ne pas éprouver l’envie de danser à l’écoute de Believer ou de se dandiner dans une atmosphère des plus glamours sur Shiny and Warm.
Et si la majorité des morceaux font très « pute », qu’il reste après l’écoute de l’ensemble une sensation d’inachevé, d’œuvre trop superficielle, on ne divorcera pas pour autant. Car le
temps d’un étrange Voicething, Goldfrapp nous prouve qu’il reste encore de la créativité derrière toute cette hype colorée. Page
Myspace de Goldfrapp.
Par Voisin Blogueur
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Vendredi 26 mars 2010
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00:39

Ce jeudi 25 mars 2010 à la Cigale à Paris, les fans d’Arielle Dombasle et tous les curieux avaient rendez-vous pour découvrir son dernier
spectacle en date : le Video Glam Show. Face à une salle quasiment remplie, l’artiste arrive plus sexy que jamais et interprète Glamour à mort. En fond sont
projetés ses petits films vidéos autour des chansons. Il s’agit souvent de clips recorrigés avec des effets un peu cheap, on trouve aussi des animations 2D et 3D, des créations originales…Des
visuels qui résument bien le parcours de cette femme extravagante à la fantaisie sans limites : toujours sur un fil entre audace, kitsch revendiqué et mauvais goût.
Le spectacle sera un mix entre son dernier album concocté par Philippe Katerine (Glamour à mort) et ses reprises de
standards « Sun Latino ». Trois changements de « costumes » : d’abord une tenue très sexy et moderne (parfaite pour accompagner le morceau emblématique de son
passage au Crazy Horse : Où tu veux), ensuite une robe noire pour l’heure du Sun Latino (une sorte de robe de bal qui la vieillit curieusement) et enfin une longue robe rose
acidulée pour retourner à ses histoires de super héros…Au moment où le titre Extraterrestre est joué, Philippe Katerine débarque pour le bonheur des spectateurs. Il restera
pratiquement jusqu’à la fin. Très douce avec son public, se mettant constamment en scène, Arielle Dombasle se donne à fond entre grâce et second degrés.



Pas de chance pour moi : malgré une place payée près de 60 euros, je me suis retrouvé dans un coin un poil isolé du
balcon. D’où les photos très basse qualité ;) Dans la fosse, même si tout le monde était assis, l’ambiance était nettement plus chaleureuse. Les gens tapaient dans les mains, se levaient
pour danser, à la fin ils ont même envoyé des roses à la belle Arielle…Au final, un spectacle ludique pour un public assez hétérogène (une majorité de gays, de personnes du troisième âge mais
aussi des trentenaires amusés). Si musicalement il y aurait forcément à redire, le divertissement fut assuré dans une totale bonne humeur et avec ce qu’il faut de décalage pour repartir
conquis.
Mon interview d’Arielle Dombasle est toujours disponible ici ;)
Par Voisin Blogueur
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Lundi 22 mars 2010
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18:29

En 2010, Holden se savoure séparément. Après le projet solo de la chanteuse Armelle Pioline (Superbravo, « une récréation » à la fois pop et inclassable – vous
pouvez écouter l’interview ici),
c’est au tour de sa moitié Mocke de nous présenter une autre facette de son univers. L’artiste a pour sa part opté pour un nouveau duo en compagnie de Claire
Vailler (que certains connaissent déjà sous le nom de Transbluency) et ça s’appelle Midget !
Au risque de me répéter, je suis un grand grand fan d’Holden et chaque projet s’y rapportant ne peut qu’attirer ma curiosité. Et je
dois avouer que Midget ! n’a pas mis longtemps à me séduire. En arrivant sur la page Myspace j’ai choisi au hasard d’écouter le titre Drop me off. Coup de foudre immédiat.
On retrouve de suite la délicatesse des arrangements de Mocke, un côté à la fois aérien et sensuel. L’introduction instrumentale de 45 secondes nous plonge dans une atmosphère des plus planantes,
propice à tous les rêves. Et survient la voix de la chanteuse, un ton délicieusement bossa nova. Comme dans Holden , la voix est un véritable instrument. Une voix sucrée, espiègle, toujours
légère malgré des textes souvent désenchantés. Et alors que Claire Vailler se met à chantonner de façon enfantine, on craque. On est déjà amoureux.
Pour le moment aucun EP ou concert de prévu, juste une page Myspace qui nous donne un aperçu des plus alléchants. Un univers tout sauf
cloisonné, qui ne se refuse rien. Après la grande évasion procurée par Drop me off, on peut se poser et savourer le plus mélancolique As in a ball. Un titre plus lent, une
véritable caresse, un morceau troublant pour le fan d’Holden que je suis. Troublant car il est difficile de ne pas penser à Armelle Pioline quand on entend les directions que prend la voix de
Claire Vailler. Les titres, et celui-ci particulièrement, semblent hantés.
Tout comme son acolyte Armelle, Mocke semble profiter de cette récréation pour délaisser les textes français. Tout est ainsi
interprété en anglais. S’éloignant de la bossa nova pour se rapprocher du folk, la chanson Among the bodies provoque aussi quelques étincelles. Pendant ce temps,
Sleepwalker nous entraine dans une atmosphère plus embuée, un peu jazzy. Et l’entêtant Pretty things achève sur une note classieuse et déroutante ce voyage
mélodique et enivrant. Au sein d’Holden comme ailleurs, Mocke continue de nous entrainer dans un monde où tout semble possible et où chaque blessure finit par laisser place à un sourire
curieusement mélancolique. Page Myspace de Midget !
Par Voisin Blogueur
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