Le blog musique

Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 15:01




Samedi 17 octobre 2009
, les amoureux de Christophe Honoré, de la chanson française et du cinéma avaient rendez-vous aux Trois Baudets. Une soirée concoctée par Alex Beaupain (compositeur des musiques des films de Christophe Honoré) et qui nous réservait quelques belles surprises.

 

Comme beaucoup, Les chansons d’amour est un film qui m’avait beaucoup touché lors de sa sortie. Témoignage d’amour ludique à la Nouvelle Vague, marivaudage moderne où sentiments et sexualité s’exprimaient librement et en musique. Quel bonheur alors de retrouver Alex Beaupain sur scène , au piano, interprétant Brooklyn Bridge, nous replongeant instantanément dans l’ambiance du long-métrage de Christophe Honoré. Les fans ne seront pas déçus, la majorité des titres de la bande originale étant repris avec une certaine élégance et beaucoup de charme. Un concert intimiste et maitrisé. Les invités se succèdent, des têtes connues de l’univers d’Honoré. Diastème (réalisateur du Bruit des gens autour, Christophe Honoré avait participé au scénario et même fait une apparition dans le film) arrive pour chanter en duo avec Beaupain Pretty Killer, titre phare du film 17 fois Cécile Cassard. Alex Beaupain se marre tout seul de son accent anglais qui ne vole pas haut, mais c’est absolument charmant. Une chanteuse débarque pour chanter un titre de Barocco de Téchiné. Puis c’est Joana Preiss qui fait son apparition pour reprendre la chanson de Dans Paris  (très beau moment). Il y aura aussi Alice Butaud et Louis Garrel (dont l’arrivée déclencha forcément une certaine hystérie chez les filles présentes dans la salles). Le beau Louis interprète avec Alex Beaupain As-tu déjà aimé ? avant de se lancer en solo sur Ma mémoire sale . Et puis Alice Butaud revient pour un trio (Beaupain/Garrel et elle) afin de chanter Je n’aime que toi  : magique.



 

 

Un petit rappel, le concert s’achève sur le magnifique morceau Si tard . On ressort de là émus, contents. Dehors on peut voir Christophe Honoré et des amis à lui. Il est toujours aussi sexy (héhé). Mine de rien ce concert nous rappelle à quel point Honoré et Beaupain ont instauré en quelques films un univers très fort. Honoré n’est pas un réalisateur français comme les autres, il a su ajouter à ses films une touche pop, générationnelle, qui fait qu’on s’y retrouve personnellement. On a qu’une envie en ressortant de là : revoir ses films. Page Myspace d’Alex Beaupain.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 18:06




Hier, Vendredi 16 octobre 2009, les parisiens avaient rendez-vous à la Maroquinerie pour découvrir Magic Arm en live. Derrière Magic Arm, un homme, Marc Rigelsford. Il débarque seul sur la scène, au milieu des instruments de Camera Obscura. Car oui, Magic Arm faisait la première partie de Camera Obscura ce soir-là et pas que : il suit le groupe sur leur tournée européenne. Ayant adoré son premier album Make lists, do something, je suis un peu triste de me contenter d’un set de moins de dix chansons. Le public n’est clairement pas venu pour lui mais se laisse séduire, on remarque même un certain enthousiasme. Le truc c’est que l’artiste semble un peu à l’étroit, encerclé par ses boites à rythme, son clavier, ses micros. Ses morceaux sont complexes, très riches et assurer le live tout seul n’est pas une mince affaire. Il est aidé pendant un moment par un des membres de Camera Obscura à la trompette.

 

Le set est assez maladroit, on le sent parfois un peu débordé. Sa voix en tout cas ne faiblit pas et les morceaux de son album sont réarrangés pour la scène. Un côté plus folk, plus rock selon les titres. On assiste ainsi par exemple à une interprétation plutôt dénudée de Bootsy Bootsy ou People need order tandis que le concert s’achève sur un Rested Bones d’une intensité folle. On a envie de le revoir vite, un vrai concert avec tout le matériel et l’aide nécessaire. Page Myspace de Magic Arm.




 

Suite de la soirée avec Camera Obscura. J’avoue que je ne suis pas un grand fan, j’apprécie quelques uns de leurs morceaux mais je connais assez mal. Je reste quand même par curiosité, la salle est comble, les gens sont impatients. Il faut attendre 30 bonnes minutes avant que le show commence. La chanteuse fait la gueule, apparemment il y a des problèmes de sons. Si la musique est pas mal, de la pop rétro romantique assez séduisante, rien ne me transcende vraiment. Et la chanteuse lance des sourires à la fin des morceaux qui sentent mauvais l’hypocrisie. Ca fait longtemps que je n’avais pas vu une artiste qui semblait aussi peu heureuse d’être sur scène. Fatigué, je décide de partir à un peu plus de la moitié du show, alors que Camera Obscura interrompait un de leurs morceaux toujours suite à des problèmes de sons, de retour, que sais-je. Une autre fois ? Page Myspace de Camera Obscura.


Mini chronique de l'album de Magic Arm

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /2009 12:09




Hier, Mercredi 14 octobre 2009, L’international laissait carte blanche à Subjective Music pour une programmation pop éclectique. Dans la salle, des ballons rouges, un petit air de fête alors que le froid commence à fatiguer les parisiens.

 

Début de la soirée à 21h avec un de mes groupes chouchous de ces derniers mois, Your Happy End. Un duo plutôt, Orel B. et Zed faisant leur set à deux, accompagnés de leurs petites machines vouées à nous emmener dans de lointains trips sonores. Leur premier album Seven Windows for six dreamers (pour le moment uniquement disponible sur les plates-formes de ventes digitales ou en les contactant directement via leur Myspace ou site / une sortie « physique » se fera peut-être début 2010 on croise les doigts) est un bonheur, une des belles révélations de 2009 et la confirmation qu’il se passe bel et bien beaucoup de choses en France côté musique indé. Le public est assez euphorique, les morceaux nous transportent. Je m’en doutais mais en live Page 7, Cable Car ou Dying above the clouds prennent toute leur ampleur, même s’il faudra un petit temps pour que nos amis se sentent vraiment à l’aise et se lâchent. Ils ont en tout cas l’air très sympa, semblent à milles lieux d’une nouvelle scène parisienne hype et futile. Originaires du Havre, les deux garçons semblent avoir été très influencés par le mouvement trip-hop. Un genre qui se fait étrangement de plus en plus rare, que certains critiques vont jusqu’à juger « démodé ». Ayant passé mon adolescence avec du trip hop dans les oreilles, je dois avouer que retrouver des français qui s’emparent de ce genre en le mixant à d’autres influences pop et rock, me fait sacrément plaisir.






 

Le live de Your Happy End est un trip, on se laisse transporter par les hommes et leurs instruments/machines. On a l’impression de voir parfois devant nous deux grands enfants. Le chanteur aime  gueuler de temps en temps dans son micro, joue avec sa voix, tandis que son acolyte s’éclate en déployant des sons électros, vaporeux. Ces deux-là ont un univers très dense à proposer. Des textes enfantins et/ou poétiques mêlés à une musique à la fois calme, apaisante puis soudainement terriblement nostalgique, violente. La fin du set est ainsi plus « noisy » , les titres Weigh Down et Lakak venant titiller les buveurs de bières amateurs de sons plus percutants. Bref on se laisse volontiers charmés et on a déjà hâte de les revoir. Page Myspace de Your Happy End.




 

Après une bonne pause de 30 minutes, le groupe suivant entre en scène : Binoculars. Pas mal de fans dans le public pour cette pop simpliste mais élégante. Je ne peux pas dire que j’ai eu un coup de cœur mais le set passait bien. Je préfère quand même le rendu de leurs morceaux sur leur Page Myspace.

 

Fin de soirée avec Sexuals Earthquake In Kobe. Je ne suis pas resté car même si la musique réchauffe les cœurs, le froid et la fatigue ont eu raison de moi. A défaut de vous livrer un compte rendu je vous laisse donc là aussi écouter leur page Myspace.

 

Bonne soirée donc, bonne programmation. Pour les curieux n’hésitez pas à checker le site de Subjective Music, il devrait d’ailleurs y avoir prochainement en ligne une vidéo de la soirée (une caméra tournait dans la salle et les gens pouvaient filmer les concerts, chouette idée).


Your Happy End sur Tadah ! Blog : Mini chronique de leur premier album

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 12:29



Cela faisait des années que certains attendaient la sortie du premier album de Sourya. Groupe français chantant en anglais qui s’est très vite fait remarquer sur la toile et dans les salles de concerts parisiennes. Que les fans se réjouissent : leur premier bébé, Dawdlewalk, est enfin disponible. Les attentes étaient grandes après des EP extrêmement prometteurs. Et quelle joie de réaliser qu’on ne s’est pas trompés en misant gros sur eux. Disons-le de suite : Sourya est LA révélation pop de l’année 2009. Leur premier opus est juste bluffant de maitrise et a tout pour vous accrocher dès les premières écoutes sans jamais céder à l’appel des mélodies poubelles. Ici tout est beau, dansant ou mélancolique, les deux la plupart du temps. Un disque à écouter et réécouter en toutes circonstances : aussi bien dans les moments de joie que pendant les rudes soirées solitaires.

 

On retrouve sur Dawdlewalk plusieurs morceaux qui avaient déjà circulé dans leurs précédents EP ou sur le net. Ceux qui ne connaissaient pas encore leur titre phare Anatomy Domine auront donc tout le loisir de savourer cette montée en puissance pop qui fait passer par tous les états en moins de 5 minutes. On se réjouit aussi de retrouver la sublime ballade Numero 1 qui pour le coup a été légèrement réarrangée. Le résultat est impressionnant, donne envie de pleurer. Des années qu’un titre ne m’avait pas touché à ce point. Ce Numero 1 est suivi d’un Numero 2 virtuose que les amateurs de cinéma avaient pu découvrir dans le court-métrage Folles d’Adam. Dans ce même film, on avait pu aussi entendre Stockholm 1973, merveille pop rock qui démontre que Sourya a son propre style, impose une patte, ne se contente pas de surfer sur une mode. Il y a là beaucoup d’ingéniosité, de fraicheur, le tout teinté de références éclectiques.

 

Les numéros semblent porter chance à la formation à en juger par Numero 3, nouveau titre grâcieux et précieux. Pendant ce temps, le titre Unsuspected  emprunte des chemins inattendus et nous donne envie de crier au génie. On est vraiment un bon niveau au dessus d’une simple sucrerie pop et hype. Il s’agit là d’un album important. Un album qui ne tombe jamais dans la facilité, qui séduit dès le premier coup mais ne lasse étrangement pas. Si ces mecs-là ne rencontrent pas le succès, c’est qu’il n’y a vraiment aucune justice. Tous les titres ont quelque chose (la parenthèse vaporeuse Drinking in your town ; l’électro rock nostalgique de Cheater,liar ! liar !liar…). A noter que ceux qui achèteront l’album en version digitale auront peut être droit au titre bonus « Cheese », autre ballade somptueuse.

 

Et quand on sait que sur ce premier « essai » (peut-on vraiment parler d’essai à ce niveau ?) il n’y a même pas les morceaux Sleeping Beauty et For Girls (deux autres bombes), on se dit qu’on a pas fini de faire le tour de Sourya. A savourer partout, tout le temps, avant de se ruer à leurs prochains concerts. Page Myspace de Sourya.

 

En écoute, cinq de mes titres préférés :


Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 18:43



Comme beaucoup, Air fait partie de mes groupes préférés. Chaque nouvel album est ainsi source de grandes attentes et de crainte de déception. Pas facile de rivaliser avec leurs deux chef d’œuvres à mon sens : l’aérien Moon Safari et le plus rock 10 000 hz legend. Si Talkie Walkie était loin d’être un opus inintéressant, il avait déjà constitué une petite réserve chez moi (je le trouvais trop « easy » et un peu paresseux bien qu’efficace). Pocket Symphony avait largement enfoncé le clou : passé outre les singles phares, on s’ennuyait poliment. Air n’a jamais livré un album que j’ai pu vraiment dédaigner mais depuis quelques années on a un peu l’impression que la formation est surestimée, innovant finalement assez peu. Nos amis se seraient-ils embourgeoisés ? Allez savoir…Si je trouvais assez fadasse leur participation à la bande originale de Marie-Antoinette, j’avais néanmoins beaucoup aimé la production et les arrangements apportés à l’album de Charlotte Gainsbourg.

 

Bref, arrivons-en à leur nouvel opus, Love 2. De grands espoirs portés après l’écoute en forme de teasing du sublime Do the joy, du délicat Sing Sang Sung et du tubesque So light is her football (qui était sur une compil des Inrocks). Je mentirai en disant que je n’ai pas été déçu à l’écoute de cette nouvelle fournée. Les trois titres précités étant de loin les plus percutants, les plus évidents, les plus entêtants. Ils ne se sont pas trompés sur la promo, c’est certain. Alors forcément, je sais qu’en tant que « fan » , j’en attends peut-être trop. Love 2 manque définitivement d’ambition, d’innovation. C’est un disque qui s’écoute relativement bien mais qui ne nous bouscule jamais vraiment. On peut ainsi savourer les instrumentaux classieux (African Velvet) ou plus dansants (Be a Bee, Eat my beat). On peut même se mettre à rêvasser avec You Can Tell It To Everybody . Mais on trouve aussi quelques titres irritants comme le guimauve et formaté Love et surtout Au fond du rêve doré où le kitsch dépasse malheureusement largement la frontière de la naïveté pour aller vers un mauvais goût assez terrifiant.

 

Alors certes, il s’agit d’un album sympa, qui nous accroche, nous emporte parfois. Mais on est loin du coup de génie. Je me permets alors de vous orienter vers deux autres formations que je trouve nettement plus passionnantes : Zero 7 (qui a su évoluer avec le temps et proposer une pop efficace et mine de rien très recherchée) et Lone (de l’électro expérimentale, purement instrumentale mais qui provoque des émotions incroyables). Page Myspace de Air.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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