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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 21:43



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Après 15 jours d'absence, l'équipe d'
Extérieur Nuit est de retour sur Radio Campus Paris (93.9 FM), et elle est de fort bonne humeur : tandis que les uns écumaient les festivals, les autres appréciaient les nombreux bons films du moment. L., Mélissa et Thomas ont participé avec plaisir à cette émission bourrée d'enthousiasme. La preuve ici.

Programme du mercredi 17 février (émission n°21) :
* Thomas, Perrine et Sonia sont enchantés par le Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson.
* Mélissa, Perrine et Thomas reviennent sur la sortie de l'incroyable I love you Phillip Morris, sorti la semaine dernière.
* Festivals, acte 1 : Suzanne et Vincent nous racontent leur festival de Clermont-Ferrand, consacré aux courts-métrages.
* Festivals, acte 2 : Cécile et Yann reviennent du festival "Voir l'invisible (Est-ce ainsi que les hommes vivent ?)" qui s'est déroulé à Saint-Denis.
* Festivals, acte 3 : Perrine et Vincent (qui cumule) sont venus (à Gerardmer), ont vu (de la neige et des films), ont vaincu.
* Dans le cadre de sa chronique Ceux qui font le cinéma, Sonia a rencontré le couple de cinéastes Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin.
* Thomas, Sonia et Yann ont succombé au charme de La pivellina, le beau premier film de Tizza Covi & Rainer Frimmel.
* Jonathan a adoré Ander, surprenant film espagnol qui a moins ravi Thomas.
* Dans sa chronique Mangeons Dulion, Gautier revient sur la frénésie répressive qui s'empare des cinémas UGC.
* Sonia et Suzanne ne sont que partiellement conquises par le Tatarak d'Andrzej Wajda.


Présentée par Xavier, l'émission est disponible
ici.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Radio Campus Paris
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 14:09


massive attack heligoland

Massive Attack, formation qui fait partie des fondateurs du trip-hop, aurait pu avoir sa carrière bien derrière elle. On attendait sans trop d’enthousiasme le nouveau volet de ses aventures musicales et pourtant…Aujourd’hui toute la presse acclame Heligoland (nom faisant écho à un archipel dont l’île principale a connu une forte explosion), nouvel opus furieux et invitation à un voyage musical revigorant. Dès le premier titre, Pray For Rain, on se prend une énorme claque. Oui Daddy G et 3D sont bien vivants et ont encore beaucoup à apporter à la musique. Comme la pluie, ce morceau nous plonge d’abord dans une ambiance grise et déprimante, partition idéale pour une soirée sous le signe du spleen…avant qu’une incroyable parenthèse dessine dans nos esprits des arcs en ciel. « Helgoland » en bas-allemand ancien veut dire « terre sacrée » et c’est bien là qu’on a l’impression d’arriver. En à peine un titre, Massive Attack signe un chef d’œuvre, fait un retour fracassant et nous donne des émotions comme on en aura rarement cette année.

 

On ne peut s’empêcher de repenser aux sommets de l’album Mezzanine, même si le son qui se déploie dans nos oreilles n’est plus vraiment du trip-hop. On ne sait d’ailleurs pas vraiment de quoi il en retourne, mais difficile de résister. Plus urbain, mécanique, mais toujours sensuel, Babel fait frémir avec sa voix féminine qui ne prend pas parti. Si les fidèles de la formation se régaleront de morceaux « old school » comme Splitting the Atom, Rush Minute ou Girl I love You, ils pourront aussi découvrir de nouveaux horizons. Le merveilleux titre Paradise Circus, sur lequel Hope Sandoval apporte sa voix fragile et sucrée, prend des allures de titre minimaliste…avant de rester très vite dans nos têtes et de provoquer une certaine obsession.

 

Si l’univers de Massive Attack est toujours aussi sombre et torturé, il émerge d’Heligoland des petits rayons de soleil qui n’en sont que plus doux et apaisants. Le temps de Psyche, on a juste envie de s’allonger dans l’herbe en se laissant l’illusion que le temps s’est arrêté. Intemporel, ce voyage musical l’est et nul doute qu’Heligoland restera comme un des meilleurs albums de Massive Attack. Moi qui ne m’attendait à rien , qui ai découvert l’album sur Deezer, je me suis de suite pressé de l’acheter après une première écoute. Depuis, les morceaux font leur chemin, me traversent, véritables poèmes musicaux aux mystères qui semblent inépuisables. Page Myspace de Massive Attack.

 

Une mini-playlist pour se laisser emporter :   


Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 16:14


gay geek logo

Etant particulièrement malade ce week end (pris un vilain coup de froid) et n’étant pas à Paris le week end prochain, mon exploration des lieux gays de la capitale est temporairement en stand-by. Que faire quand on est bloqué chez soi et qu’on aurait bien besoin de compagnie ? La solution pourrait bien être Chatroulette.

 

C’est l’énorme buzz d’Internet de ces dernières semaines, le nouveau truc à la mode qui passionne tous les geeks et journalistes. Pour ceux qui n’en auraient pas encore entendu parler, Chatroulette est un chat aléatoire qui se savoure surtout si on a une webcam. Votre cam configurée, vous pouvez appuyer sur « Play » et le « jeu » est lancé. Vous allez être connecté en « cam to cam » avec une personne au hasard sur cette planète. Alors qu’on se lance dans l’expérience, on est d’abord un peu gêné. Car les gens sont souvent connectés de chez eux, tout comme nous. On rentre dans leur intimité, on découvre (peut-être juste pour quelques secondes) leur monde. Ca ne peut en effet durer que quelques secondes car le principe veut qu’à tout moment vous pouvez appuyer sur « Next » et passer à quelqu’un d’autre. Beaucoup se livrent ainsi à l’exercice du zapping et cela peut prendre un certain temps avant qu’une bribe de conversation se mette en place.

 

Si pour beaucoup ce chat pourra paraître intrusif, il est aussi et surtout passionnant dans le sens où il vous met face à une personne de n’importe quelle nationalité. On se connecte vraiment au monde. Mais ce qui a surtout fait son succès, c’est l’absence totale de modération pour le moment. Ca ne durera probablement pas, mais pour l’instant tout est possible sur Chatroulette ! N’importe qui peut se connecter : de l’ado blondasse américaine, au jeune péruvien en passant par des anglais faisant la fête, des japonais curieux, des punks…Et on y trouve aussi bien des gens très timides, des personnes désireuses de dialoguer que des tordus qui se montrent directement la bite à la main. Et puis il y a ceux qui sont là pour se marrer ou pour se faire remarquer : ils se déguisent, se livrent à de petits spectacles…Le monde de Chatroulette est vaste et plein de surprises.

 


gay chatroulette

Pour ma part, en utilisant ce nouveau jouet (qui est pour le moment en total libre accès, donc gratuit) j’ai trouvé ma propre fantaisie, mon propre jeu. Peut-on griller rien qu’à l’image que quelqu’un est gay ? Ce jeu est tout bonnement passionnant (et parfois hautement érotique). Lorsqu’un garçon s’arrête sur mon image, me parle-t-il par curiosité ? Parce que j’ai l’air sympa…ou parce que je lui plais ? Le dialogue se développe, on tourne autour du pot et on finit par se lancer. Soit on se fait zapper, soit on se drague (et plus si affinités, avis aux amateurs de cyber sexe – j’ai notamment eu droit à un strip tease torride d’un néo zélandais qui ne m’a pas laissé de marbre). Il y a dans ce petit jeu une certaine excitation adolescente, un plaisir essentiellement éphémère. Car Chatroulette est avant tout l’occasion de parler à n’importe qui de façon totalement anonyme. Les gens ont votre image et rien d’autre. Vous êtes « You » et l’autre « Stranger », aucune info perso ne filtre, vous pouvez être qui vous voulez.

 

Peu de chance donc de trouver l’amour de votre vie là-dessus (quoique ca finira bien par ariver un article du genre « ils se sont mariés après s’être rencontrés sur Chatroulette »). Mais une occasion sacrément ludique de partager quelques instants avec de charmants inconnus.

Lors de ma virée "chatroulettienne", j’ai eu l’occasion de constater qu’on pouvait très vite penser que j’étais gay. Un punk m’a d’ailleurs signalé que j’avais une « gay face ». Ce chat est vraiment trop « LOL » quoi ;)

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Gay Geek in Paris
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 16:03


summer storm film

UN FILM DE MARCO KREUZPAINTNER

 

Tobi (Robert Stadlober) et Achim (Kostja Ullmann) sont meilleurs amis et partagent la même passion pour l’aviron. C’est l’été et les deux garçons et leurs amis se retrouvent à participer à une compétition sportive. Mais très vite, les entrainements passent au second plan, les préoccupations sentimentales de chacun semant le trouble. Tobi aime en secret son meilleur ami. Il ne sait pas si la réciproque est vraie. Dans un premier temps, le doute s’installe : les deux ados se cherchent, se provoquent, se masturbent ensemble…Mais Achim rencontre Sandra et sort avec elle. Tobi développe alors une dangereuse jalousie et intériorise de plus en plus sa peine jusqu’à s’en rendre malade. Outre l’équipe d’aviron de garçons et celle de filles, il y a une équipe essentiellement constituée de jeunes gays. Tobi les observe de loin, alors qu’il est en pleine crise identitaire. Le temps d’un été, les premiers désirs vont accoucher dans le plaisir ou la douleur. Et plus rien ne sera comme avant.

 

Summer Storm s’aventure sur le chemin déjà balisé du teen movie avec coming out. Mais si certaines scènes ont un goût de déjà vu, force est de constater que c’est un film dans lequel on a envie de rentrer instantanément. La photo est très jolie, les jeunes acteurs particulièrement mimis et vu que l’intrigue a pour toile de fond une compétition d’aviron, c’est l’occasion pour le réalisateur de s’en donner à cœur joie en filmant de jeunes garçons torses nus. La force de l’œuvre tient d’ailleurs dans son regard qui nous ramène à l’excitation de nos 15 ans, alors que les premières pulsions nous faisaient perdre la tête.



summer storm gay
 

Il se dégage tout le film durant une folle sensualité alors que les torses lisses, imberbes, des jeunes sportifs se débattent au soleil. Summer Storm serait le film idéal pour sensibiliser les ados à l’homosexualité. Il répond aux multiples questions qu’un jeune gay peut se poser alors qu’il découvre ses penchants dits différents. Mais ce long-métrage peut bien entendu aussi toucher des personnes plus âgées qui retrouveront avec émotion les sensations précieuses et aussi douloureuses de l’adolescence. Car c’est bien connu : tomber amoureux de son meilleur ami hétéro quand on est gay, ça peut vite devenir un cauchemar (l’auteur de ces lignes sait bien de quoi il en retourne ;)

 

Si on pourra tiquer un peu face à certains passages un peu trop appuyés, manquant de subtilité, Summer Storm reste un film très sensible et touchant sur les premiers désirs et le difficile chemin à prendre de l’acceptation de soi. Tendre, drôle et basé sur un casting sexy comme il faut, le divertissement et l’émotion sont au rendez-vous.

 

Film sorti en 2005

Disponible en dvd


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Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 11:56


une nouvelle ere glaciaire

UN FILM DE DARIELLE TILLON

 

Conditions de visionnage : vu en avant-première grâce à l’attaché de presse du film.

 

David (Mélaine Lebreton) et Eric (Mickael Rebouilleau) sont deux frères d’une vingtaine d’années. Ils tiennent « Le ranch », snack bar d’un camping au milieu des dunes d’une immense plage normande. Ambiance de fin de saison, c’est le désert. David et la jeune monitrice du poney club du coin se tournent autour. Tout est calme. Un calme effrayant car on pressent que quelque chose est en marche. Eric rencontre un vieil homme mystérieux qui lui propose une étrange affaire. Dès lors, il apparaît comme changé aux yeux de son frère. Et soudain, il disparaît. David ne comprend pas ce qui se passe et ,las de baigner dans l’incertitude, décide d’aller à sa recherche. Il atterrit en Bulgarie, une terre dont il ne saisit ni les codes ni la langue. Vient sur son chemin une jeune femme douce et rassurante: Anna. Ensemble, ils vont tenter de retrouver la trace du frère disparu, quitte à tomber sur de fâcheuses surprises…

 

Il y aurait beaucoup à redire concernant ce premier long-métrage fauché, avec ses acteurs majoritairement non professionnels, son ton qui n’est pas toujours juste, ses effets pas toujours crédibles. Pourtant, au-delà de la maladresse et des approximations, on peut se sentir dès le départ comme happé. Est-ce la mystérieuse beauté des paysages, de la nature qui s’agite ? Est-ce cette sensation de voir des personnages qui par leurs dialogues élémentaires, leur côté un peu sauvage provoquent une identification inattendue ? Toute personne ayant grandi dans un coin paumé se retrouvera forcément un minimum dans ce projet au scénario volontairement énigmatique et à la réalisation discrète mais non dénuée de poésie.

 

La façon qu’a la réalisatrice de filmer ces jeunes relève souvent du documentaire. Et la grande force d’Une nouvelle ère glaciaire est de mêler ce côté réaliste à quelque chose de complètement abstrait, de fuyant. Exemple le plus parlant : une scène de concert. Un concert de hardrock où le chanteur hurle, où le public se lâche. A cet instant de vérité s’opposent des plans beaucoup plus stylisés, fictionnels : Eric, le frère qui change, qui veut fuir son trou paumé, entre en transe, se débat peut-être avec lui-même au milieu de la fureur des stroboscopes rouges. Il y a de l’idée, il y a un univers, il y a un courage.



ere glaciaire film
 

Alors certes, le ton du film est particulier. Certains dialoguent déroutent, peuvent paraître faux. Mais en même temps dans leurs maladresses, certains passages provoquent des choses très étranges. Comme l’apparition de ce vieil homme qui propose un trafic de voiture. On aurait vite fait de dire que l’acteur en fait trop. Mais étrangement ce mec est flippant, dégage quelque chose de très glauque, morbide. On a l’impression qu’il emmène les jeunes vers la mort. Tout le métrage durant , le spectateur sera désorienté. Approche documentaire ? Pure fiction ou bien science-fiction ? On est comme David, garçon perdu à la recherche de son frère, étranger dans un monde menaçant car inconnu.

 

Si le scénario finit par apporter une conclusion (un peu trop appuyée) , il n’empêche qu’aucune révélation n’enlèvera à ce film son statut d’œuvre abstraite. Relation brisée entre deux frères qui ne regardent plus vers la même direction ; chronique de la jeunesse d’un coin isolé ; rapport à la terre natale ; peur de l’étranger, de l’inconnu : de nombreux thèmes sont à trouver, à s’approprier. Et si le voyage n’est pas toujours confortable, s’il est à mille lieux des productions francaises habituelles, il finit par tirer de ses manques et loupés un charme certain qui fait qu’on s’y attache avec une belle tendresse.

 

Sortie en salles le 24 février 2010

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Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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