Le blog musique

Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 12:36




Alors que Kumisolo vient de sortir son premier album solo, elle est déjà de retour dans la formation qui l’a fait connaître : The Konki Duet. Aux manettes de ce groupe pop et joyeusement inclassable : Kumi donc mais aussi Zoé et Tam. Trois filles qui avaient fait leur apparition en 2004 avec un premier album intitulé Il fait tout gris. Un disque pop et minimaliste, bricolé, original mais un peu inégal. Puis en 2006 elles nous proposaient un deuxième bébé : Mountain Mouton. Révélation. Aux mélodies enfantines habituelles, The Konki Duet ajoutait  des arrangements plus soignés, un côté plus rock, des paroles plus désillusionnées. Si la douceur était toujours au rendez-vous avec des titres comme Sarah ou Vanilla Girl, c’était pour mieux dévoiler des titres plus dansant comme Inflammable, entêtant comme How could I not like you et surtout pour mieux nous conduire doucement vers le chemin de la mélancolie avec Punk’s dead et la tristesse infinie de Discorde.

 

Que les fans se réjouissent : les jolies demoiselles sont de retour avec un nouvel EP, intitulé Ensemble. Déjà disponible en version digitale avant une sortie en vinyle fin octobre sur le nouveau label des excellentes Boutiques Sonores : BS Records.  Cinq nouveaux titres à savourer, plutôt dans la lignée de Mountain Mouton. L’instrumental Riff résume assez bien le mélange de fantaisie et de noirceur qui font de Konki Duet une formation aux émotions multiples. Le morceau Nothing but love est une merveille qui confirme que la recherche est toujours de mise : un mélange détonnant de pop, de rock, de trip-hop. Coup de foudre dès la première écoute. Le reste n’est pas moins savoureux entre le quasi-schizo Isolée, le titre Ensemble qui évoque bizarrement Bat for Lashes ou encore le vaporeux Stereoland. De l’éclat, l’euphorie, à la solitude, il n’y a qu’un pas semble-t-il. On va donc rester « Ensemble » pour les jours d’automne à venir. Page Myspace de The Konki Duet.


Découvrez la playlist konki avec The Konki Duet
Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 21:59



Il y a beaucoup de raisons d’aimer My girlfriend is better than yours et leur Foreplay EP.
Déjà on peut aimer Bud Low/Olivier et Dirty Holly/Laurie car ils sont super sympas. A chaque fois que je suis allé à un de leurs concerts, je retrouvais une ambiance bon enfant et intimiste sans que jamais la musique en pâtisse. Deux jeunes passionnés, Olivier multipliant les participations dans plusieurs formations (Chicros, Syd Matters…) et Laurie étant cinéaste/vidéaste (elle a notamment réalisé un des derniers clips de Chicros qui a sacrément la classe). Et c’est justement en parlant de cinéma que le garçon et la fille ont fait connaissance et ont accroché. Il lui parlait des Parapluies de Cherbourg, elle lui disait qu’il fallait vraiment qu’il découvre les films de Jean Eustache…En résulte un duo d’amour et de musique qui a sû au fil des années s’imposer sur la scène musicale parisienne grâce à un style minimaliste et cartoonesque. Pendant un long moment, leur musique n’était accessible qu’aux amateurs de concerts ou aux propriétaires de platines, leur seul opus sorti étant un vinyle. Dès le 12 octobre il sera enfin possible de se procurer en CD et en version digitale leur premier « EP officiel », Foreplay EP. L’occasion de faire le point sur ce duo irrésistible et que certains soupçonneraient un peu trop vite de « formation hype » suite à leur premier clip où progressivement Olivier et Laurie se mettaient à poil (mais en version floutée, désolé pour les pervers).

 

Beaucoup ont fait connaissance avec le duo via le titre dansant et il faut l’admettre assez tubesque, My girlfriend is better than yours (qui donna lieu au clip « hype »). Je me souviens qu’à l’époque j’avais trouvé ça charmant, amusant. Je m’étais même osé à une comparaison avec les Teenagers, autre groupe français en vogue, chantant en anglais une pop espiègle. Comparaison qui aujourd’hui me parait assez fumeuse tant j’ai pu découvrir en live et  à l’écoute de cet EP que les « My girlfriend » avaient plus d’une corde à leur arc. Admettant eux-mêmes que leur premier hit était un peu un « morceau pute » (mais vraiment efficace pour le coup, on ne s’en lasse pas !), nos deux amis se sont amusés à s’essayer à des genres multiples. Un peu comme le dernier opus de Chicros, Foreplay EP prend des allures de radio magique où les styles se mélangent pour former un univers aussi attachant que cohérent. On retrouve sur la galette deux autres morceaux qui tournent depuis longtemps sur leur page Myspace et qui étaient présents sur leur vinyle : Winterfarmland et Girl from south. Winterfarmland est une petite merveille de folk, une mélodie apaisante et romantique qui sent bon le voyage. Girl from south transforme Laurie en country girl, sur un ton pop/folk/blues. “I’m with a boy who has big blue eyes, oh my bluesy boy”, chante-t-elle de façon irresistible. Rien qu’avec ces deux chansons on comprend le tour de force opéré : il faut très peu d’instruments et d’arrangements à ces artistes pour faire passer des émotions inespérées et nous amener dans un univers très personnel. Ca s’appelle l’inspiration.




 

Préparez-vous à découvrir de nouveaux compagnons de route et surtout de jeu, Foreplay Ep étant une production extrêmement ludique. A l’image du titre Before my memory où en plein milieu les paroles s’enchainent en sens inverse. On trouve ca cool, bizarrement le titre n’en est pas plus déplaisant, et on se marre en imaginant le délire que se sont tapés Olivier et Laurie au moment où ils ont eu cette idée loufoque. Mais si dessiner des bites et des chattes sur une pochette de disque est une chose rigolotte, My girlfriend is better than yours dépasse largement le stade de l’opus « sucrerie pop à consommer et à oublier ». Discrètement la mélancolie et la douceur débarquent. Un morceau en français, Le petit chevalier (titre en hommage au « Petit Chevalier » de Nico et son fils), prend le pari osé de nous raconter une histoire en forme de conte pop. Si le côté décalé est toujours là, il y a aussi et surtout une magnifique nostalgie enfantine qui grâce aux paroles (simples et poétiques) nous fait rêver.


Il y a d’ailleurs une certaine dimension onirique qui parcourt toute l’écoute du disque. Comme le rêve d’un petit garçon qui rêve et pense à haute voix. Un petit garçon un peu solitaire qui attendrait sa princesse pop. Sensibles et originaux sont Here,Hello et Awake for a day où Olivier s’impose au micro. Et Laurie pousse encore plus loin notre plaisir avec How do you sleep, magnifique berceuse. On peut écouter Foreplay EP dans l’ordre ou le désordre, la multitude d’émotions ressenties reste intacte. C’est à la fois très personnel et universel, ça sent bon l’amour et la sincérité. C’est comme une succession de dessins dont les couleurs changeront selon votre humeur. C’est beau, c’est une véritable découverte : il est vivement recommandé de se procurer ce "premier essai officiel" pour jouer avec My girlfriend is better than yours. Pour tomber amoureux de lui, d’elle, de deux enfants terribles qui semblent bien décidés à nous surprendre encore et encore. Page Myspace de My girlfriend is better than yours.

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 14:47



Je vous avais déjà parlé il y a quelques temps de Kumisolo, connue pour son activité au sein de The Konki Duet et qui devait sortir son premier album solo. Bonne nouvelle : le bébé est désormais disponible en version digitale et ne devrait pas tarder à débarquer chez vos disquaires. Le titre de ce premier opus est on ne peut plus approprié : My love for you is a cheap pop song. En effet le ton du disque est assez minimaliste, pourra paraître cheap pour certains mais dispose d’une incroyable dose de fantaisie et de charme pour vous amener dans l’univers coloré de Kumi.

 

Au jouissif et entrainant Danse Music, succède un amusant morceau chanté en anglais I know what boys like. Quand elle ne s’offusque pas avec malice des regards pas du tout désintéressés des garçons, Kumisolo compose un mignon Nasty boy. L’ensemble est enfantin, mignon à croquer, parvient à faire passer la pop nippone comme une lettre à la poste grâce à des mélodies simples mais imparables. Et si l’artiste réussit aisément à s’imposer dans un registre pop/dance, elle ne faillit pas en s’essayant à des mélodies plus tristes et nostalgiques. Les ballades Triangle et Earth provoquent ainsi des émotions insoupçonnées.

 

Un album qui requinque, qui dépayse, qui apporte beaucoup de douceur et de naïveté. De la pop peut-être produite de façon cheap mais qui grâce au talent et à la malice de Kumi nous emmène souvent très loin. Une sucrerie à déguster au plus vite. Page Myspace de Kumisolo.

 

Kumisolo sur Tadah ! Blog : Billet de présentation

 

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 20:21




Ce jeudi 1er octobre 2009, les parisiens amateurs de pop romantique avaient rendez-vous au Centre Culturel Irlandais de Paris pour un concert intimiste de Carly Sings (qui est donc, vous l’aurez compris, irlandaise). La chanteuse est heureuse d’être dans la capitale, c’est là qu’elle a acheté sa première guitare, composé de nombreux morceaux…Le lieu déroute pour un amateur de concerts : une estrade plantée au milieu d’une sorte de salle d’exposition, une lumière pas vraiment tamisée, un son forcément loin d’être savoureux, des petites chaises sorties pour l’occasion. Le public est calme, des gens de tous les âges. Le concert débute presque pile à l’heure (c’est assez rare pour être souligné), on a l’impression que Carly est notre copine, qu’on est venu la voir en payant seulement 5 euros.

 

J’avoue avoir été surpris, après avoir admiré sa page Myspace peuplée de photos « classes et hype », je m’attendais à quelque chose de plus sophistiqué. Mais ce n’était pas une mauvaise surprise. Sur scène, Carly parvient en à peine une chanson à nous faire oublier les conditions modestes du spectacle. Très belle voix, des morceaux de son album The Glove Thief joués en acoustique, des morceaux inédits, tout a beaucoup de charme et de naturel. Pas de chance : en plein mlieu du set le clavier de la belle plante, ce qui nous privera de certains titres qui devaient être joués. La salle prend ça avec beaucoup d’humour, l’ambiance est très respectueuse mais aussi bon enfant.

 

Au final on ressort de là conquis. Carly a convoqué sur scène deux amis à elle, dont Richard Walters. De l’émotion est passée, on s’est sentis bercés par ces mélodies très délicates, souvent inspirées et loin d’être naïves. Une jeune artiste à suivre. Page Myspace de Carly Sings.

 


Carly Sings sur Tadah ! Blog : Chronique de The Glove Thief

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /2009 18:44





Mardi 29 septembre 2009 aux Trois Baudets se poursuivait le Festival des Attitudes Indépendantes (qui se passe aussi dans d’autres salles jusqu’au 4 octobre, programmation ici). L’occasion de revoir mon groupe préféré sur scène, Holden.


 



Première partie d’un « nouveau talent de la chanson française » ,Austyn, pour commencer. Ma relation avec cet artiste n’avait pas mal commencé : je l’ai même en ami sur Myspace (Waw !). Mais ce soir-là, son set fut assez pénible. Je ne veux pas casser sa musique gratuitement mais comme le résumait assez bien un autre spectateur placé derrière moi : «il y a encore du travail ». Austyn essaie tant bien que mal de faire participer le public, insiste pour que l’on tape dans nos mains (ce que je n’ai pas fait car je suis un sale petit con), fait de l’humour assez graveleux. Alors que les paroles de ses chansons évoquent un père absent ou bien des histoires de filles et de pipes (attention, roi de la métaphore détecté !) , l’accompagnement musical se révèle assez pauvre, manque d’inspiration, de rythme, d’originalité. Merci de nous rappeler qu’ « indépendant » ne rime pas systématiquement avec qualité ou originalité. Qu’on se comprenne bien : le garçon est sympathique, il semble y croire, mais le résultat est malheureusement bien trop anecdotique. Page Myspace d’Austyn.

 




La soirée aurait pu être flinguée mais c’était sans compter sur la joie de retrouver Armelle Pioline et Mocke sur scène. Et il faut dire que l’ambiance intimiste des Trois Baudets était idéale pour écouter le groupe, présent en duo. Un très bon son, un côté acoustique allié à des boites à rythme et autres artifices pré-enregistrés qui permettaient de donner de l’ampleur à ce set minimaliste sur le papier mais qui au final avait tout pour séduire. Car il y a dans les concerts d’Holden toujours un charme fou, une proximité, des petites maladresses qui nous font marrer entre l’enchainement de deux morceaux. Une petite date parisienne avant de partir en tournée au Chili. Quand on pense que là-bas le groupe est plus connu qu’en France, on se dit vraiment qu’il y a un malaise (toujours aucune chronique de leur dernier album Fantomatisme dans les Inrocks par exemple, que font les journalistes ?) . De toute façon, cela fait dix ans que la formation tourne sans rencontrer de véritable succès public, refusant de se laisser formater, de céder à la facilité. On est là pour le coup vraiment face à un groupe indépendant de qualité, qui évolue à chaque album, qui recherche sans jamais oublier d’offrir de l’émotion.

 

Et de l’émotion il y en a eu ce soir-là. Etait-ce la fatigue de la rentrée ? Le plaisir de réentendre des morceaux que j’écoute en boucle depuis des mois ? Toujours est-il qu’au moment où Armelle dédicace comme à son habitude le prochain morceau « aux garçons », je me suis mis à avoir sévèrement la larme à l’œil. La chanson jouée c’était Comme une fille, une de mes préférées. Pas de doute : les années passent et Holden reste le groupe qui me touche le plus dans ses textes comme dans ses compositions. Et en live la magie est là, encore plus le temps d’une brève intro reprenant Les animaux du club de façon très surprenante ou alors qu’Armelle s’installe comme à chaque fois au plus près du public pour chanter La saison des touristes. Il reste cependant un détail à corriger de mon côté : je n’ai toujours pas chopé le rythme pour taper parfaitement dans les mains pendant Dans la glace. Et ouais, même quand ils tapent dans leurs mains, les gens d’Holden ne font pas comme les autres. Je l’ai déjà dit mais je ne le redirai jamais assez : je les aime. Page Myspace de Holden.

 


Holden sur Tadah ! Blog : Chronique de l’album Fantomatisme, Chronique sur les premiers albums d’Holden, Clip de Dans la glace

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Playlist du moment

En interview

superbravointerview 

Contact

Mon mail (mettre "@" à la place de "[at]") :

tadahblog[at]hotmail.fr

Restons connectés dans le monde virtuel :

 



Syndication

  • Flux RSS des articles

Présentation

Soutenez General Bye Bye !

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés