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Dans mes oreilles


 



De gauche à droite et de haut en bas :
White Fence, James YuillArlt, Memoryhouse
Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /2010 15:55

 

gay geek logo  

 

 

enchanteur-bar

 

 

C’est l’été, Joli Cœur est parti en vacances et moi je reprends mes tests de bars. Cette semaine, j’ai décidé de tester un type d’endroit inédit. Mon choix s’est en effet porté sur L’enchanteur, établissement qui se trouve au 15 rue Michel Le Comte dans le 3ème arrondissement. Un bar-karaoké gay.

 

J’arrive vers 22h30, il n’y a presque personne (le bar est ouvert jusque 6h du mat'). Quand on entre, on se trouve dans une pièce rectangulaire, le comptoir sur le côté, des petits jeux de lumières un peu kitsch. La musique est une compilation de hits dance et house qu’on entend ou qu’on a entendu il y a quelques années à la radio. L’espace karaoké se trouve au sous-sol, qui n’ouvrira qu’à 23h. L’heure fatidique arrive et je découvre cet espace (aussi rectangulaire) avec un petit fumoir, un autre comptoir et une petite scène où se trouvent deux écrans sur lesquels sont projetés les vidéos avec les textes des chansons qui seront interprétées par les clients. Vers minuit, il y a environ une quinzaine de personne présentes.

 

Je consulte avec curiosité le petit classeur où se trouve la liste des chansons disponibles. Beaucoup de variété, de titres d’icônes gays, mais aussi de la pop, un peu de rock et du rnb. Visiblement la clientèle du lieu est une clientèle d’habitués. Un animateur est là pour chauffer la salle et il accumule les private jokes (souvent en dessous de la ceinture). Quand on vient pour la première fois comme moi, on peut se sentir un peu exclu du truc. Les consommations sont au même prix que celles des bars de drague (8 euros la vodka / 5 la bière). Sauf qu’ici les gens viennent pour tout sauf draguer.

 

 

enchanteur-paris-bar-gay

 

 

Pour le coup ça m’a bien dépaysé. C’est une autre facette du milieu gay parisien, un endroit vraiment à part. Les garçons présents (je devrais plutôt dire hommes car il y avait essentiellement des mecs de 30-40 ans) ne sont pas très sexy et affichent une certaine naïveté assez revigorante. Bon, forcément ce genre de trucs ça me fait un peu tiquer. J’avais l’impression d'être dans un bar de Province, ça me rappelait une « ambiance mariage dans la salle des fêtes ». Et puis le karaoké ça a toujours ce côté un peu ringard avec les clips surréalistes qui accompagnent la musique et les paroles. Je dis ringard mais dans le sens « ringard mignon ». Ca change des endroits de drague où tout le monde chasse et s’emballe . Ici on vient juste pour passer du bon temps en communauté et se retrouver autour d’un amour commun pour la variété.

 

Peu de personnes présentes, mais les habitués se déchainent, chantant chacun au moins cinq chansons (on a eu droit à du Francis Cabrel, du Charles Aznavour, du Céline Dion, mais aussi Christina Aguilera). Les mecs un peu folles divas laissent la place sur scène à des quarantenaires bears qui se déclarent leur flamme, émus (grand moment alors qu'un homme viril chante avec les yeux mouillés Nothing compares to you de Sinead O' Connor) . J’ai vite compris que je n’allais pas trouver chaussure à mon pied ce soir-là. Si quelqu’un ose draguer à L’enchanteur , il tombera forcément sur un nounours ou un garçon sensible. Le seul mec potable que j’ai remarqué était complètement perdu dans son monde et dessinait des petits personnages sur des bouts de papier pour les offrir au barman (quand il lui a donné les dessins on aurait dit un gosse et le barman a mis les bouts de papiers en évidence près de la caisse).

 

Je sens que vous vous demandez si j’ai osé prendre le micro. Vous allez être décus mais je n’ai pas eu les couilles de le faire. J’étais pourtant assez ivre pour me lancer , j’avais même repéré une ou deux chansons de Gainsbourg. Mais j’avoue avoir été un peu inhibé par la clientèle d’habitués. Il y a un côté très privé, on a l’impression qu’il faut mériter sa place. C’est comme une bande. C’est un endroit donc à conseiller à ceux qui sont vraiment branchés par le karaoké, qui veulent s'intégrer. Si vous y allez pour vous fendre la gueule, il y aura sans doute de la matière mais difficile d’en ressortir sans trouver attachants  tous ces garçons amoureux de la variété. Je repars seul vers 1h30 du matin. Un test de bar calme, ça faisait longtemps...

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Gay Geek in Paris
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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /2010 06:49

 

 

affiche-dynasty-exposition-paris

 

 

Eté chargé pour les amoureux d'art contemporain en cette année 2010. Jusqu’au 05 septembre, le Palais de Tokyo s’associe à son voisin, le Musée d’Art Moderne de Paris pour l’exposition DYNASTY. Titre en clin d’œil à la fameuse série du même nom pour une visite sensée « révéler l’énergie, les paradoxes et les interrogations d’une génération ». 2 lieux, 40 artistes, pour 80 propositions réparties entre les deux espaces. J’avoue que j’en attendais beaucoup car la première exposition que j’ai faite en arrivant à Paris, c’était au Palais de Tokyo. Ca s’appellait Notre Histoire et on pouvait y voir des tas d’œuvres de jeunes artistes dans un esprit particulièrement pop et ludique. Cette exposition-ci apparaît à la sortie comme plus « sérieuse », un peu moins fun mais en même temps extrêmement dense. C’est bien simple : j’ai mis trois heures à en faire le tour (et encore je n’ai pas regardé toutes les vidéos proposées dans leur intégralité). Comme dirait l’autre « on en a pour son argent » et il vaut mieux prévoir du temps pour ne pas passer à côté de certaines installations.

 

 

dynasty-palais de tokyo

 

 

Je commence au Musée d’Art moderne de Paris.

 

 

partis-pour-croatan-gaelle-boucand

 

Premier coup de cœur : les vidéos Partis pour Croatan de Gaëlle Boucand. Des vidéos savamment réparties dans le Musée d’art moderne de Paris et dans lesquelles on retrouve des jeunes dans des champs en train de faire la fête. Son brouillé, insouciance, conversations qui tournent à vide, moments joyeux et improbables. On a déjà entendu parlé mille fois de cette jeunesse défoncée et déconnectée mais curieusement ces images nous accrochent d’emblée. Il y a quelque chose d’hypnotique. A la fois terrifiant, pathétique, drôle et touchant. Petit extrait choisi de conversation pour le plaisir :

« Tu crois que tu peux te noyer sous ketamine si tu nages ?

-J’lai fais y a pas longtemps ».

Bret Easton Ellis n’aurait pas inventé mieux.

 

La visite est lancée, je passe devant les peintures et dessins de Jean-Xavier Renaud qui est un artiste mais aussi un « conseiller municipal/cultivateur/enseignant ». Ses œuvres décalées, colorées et un peu provoc tiennent à remettre en cause « le bon goût », « à pointer le caractère artificiel des conventions sociales et renverser les valeurs dominantes. ». Style enfantin pour moment de dérision.

 

 

raffini

 

 

Je découvre aussi, intrigué, une des installations et une vidéo de Florian Pugnaire et David Raffini. Leur travail est affaire d’entre-deux, de construction et de déconstruction perpétuelles. On voit une sorte de bout de féraille sur l’écran qui se tord petit à petit  et on a le résultat en face de nous, physiquement. On a un peur que la chose se détende et nous saute au visage.

 

 

mohamed-bourouissa-legende

 

 

Plus tard, je tombe sur la vidéo Légende de Mohamed Bourouissa. Un film sur la banlieue qui se revendique comme « anti spectaculaire ». Filmé au téléphone portable ,ce petit reportage nous plonge dans le quotidien de jeunes de banlieues qui vendent des paquets de cigarettes pas chers devant une station de métro. La routine pour essayer de refourguer sa marchandise (dont un mythique « Faut fumer madame ! ») , les mecs relous qui essaient d’avoir un paquet sans payer, les petites combines…et puis la peur que la police arrive et décèle leur petit trafic. C’est à la fois amusant et flippant (on ressent une réelle gêne alors qu’un des « banlieusards » accoste une jeune fille perdue pour lui parler lançant un « viens une minute » - en général ce genre de trucs finissent mal…c’est là où l’artiste est fort, jouer avec la réalité pour faire ressortir nos appréhensions, nos arrière pensées, nos préjugés et les remettre en cause). C’est peut-être anti spectaculaire mais c’est en tout cas passionnant d’assister à ces moments. Le tout étant filmé en caméra subjective, on est vraiment invités à se mettre à la place de ces jeunes. Tiens, voilà qui ferait une bonne idée de long-métrage…

 

 

volets-clos

 

 

poussiere-musee-art-moderne

 

 

Je continue mon chemin, je m’arrête devant les Volets Clos de Masahide Otani, qui fait rejaillir les réflexions sur la répétition, sur la copie et l’original…Je remarque aussi l’impressionnante installation Poussière dans le musée d’Art moderne (il y a une variante au Palais de Tokyo). C’est signé Yushin U. Chang.

 

Dernière proposition a vraiment attirer mon attention au Musée d’Art Moderne, le film de Gabriel Abrantes et Benjamin Crotty, Liberdade. Plongée en Angola où un jeune garçon vit une relation amoureuse avec une jolie asiatique. Il ne se sent pas à la hauteur et est impuissant dans tous les sens du terme. Pour résoudre son problème il braquera une pharmacie pour se procurer du Viagra. Esthétiquement fort, se servant du désir et du malaise de la jeunesse pour explorer la crise d’un territoire.

 

 

visionary iraq- crotty

 

 

Et décidément ces deux-là sont mes chouchous de l’exposition puisqu’une fois arrivé au Palais de Tokyo, je me suis régalé devant leur nouvelle installation vidéo, le film Visionary Iraq. Deux ados, un garçon et un autre garçon déguisé en fille. Un univers pop et étrange , à la fois coloré et obscur. Les deux ados jouent aussi le rôle du père et de la mère. Tous les genres se confondent, ils passent de la masculinité à la féminité sans crier gare, l’inceste est de mise…L’histoire de deux ados envoyés en Iraq et qui finissent par réaliser la supercherie de la chose, quitte à y laisser leur vie. On perd tous nos repères, tout est flou, on passe d’une ambiance à l’autre , les figures se mélangent, s’opposent…Tout cela avec un minimum de moyens et une créativité folle. Un proposition extrêmement habile pour matérialiser, faire ressentir la confusion des esprits américains face à ces drames. Vraiment brillant.

 

Mes coups de cœur du Musée d’art moderne se confirment décidément au Palais de Tokyo puisque je me retrouve captivé par une autre vidéo de Mohamed Bourouissa, toujours filmée au téléphone portable et qui cette fois nous plonge dans une cellule de prison. Dans ce petit film intitulé Temps mort, on suit la correspondance par SMS/MMS entre l’artiste et le jeune détenu qui accepte de participer au projet depuis sa prison. Une correspondance très belle et forte, par laquelle se transmet le langage des images, via laquelle une relation se tisse à travers les murs. « L’enfermement ça rend ouf » dira le jeune homme et on ne pourra que lui donner raison, en plongeant à travers ses yeux dans son quotidien claustro.

 

Je me suis arrêté là, il y a pleins de choses dont je n’ai pas parlé mais je vous laisse la surprise de la visite. Que retenir de tout ça ? Des espaces qui tendent à être dépoussiérés, une jeunesse faussement libre et droguée, une jeunesse perdue et enfermée, des volets clos, des expériences, de l’autofiction…Mine de rien DYNASTY dresse le portrait d’une génération brisée, noyée face à l’afflux de technologies, perdue dans ses repères, face aux valeurs divergentes qu’on lui impose…Une exposition exigeante, dense, pleine de mystères et de trouvailles. Vous ne regretterez pas de prendre le temps de la découvrir.

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : TOUT (et n'importe quoi)
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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /2010 07:47

 

 

james-yuill-movement-in-a-storm

 

 

On dit qu’il fait de la « folktronica ». L’anglais James Yuill vient de sortir son deuxième album intitulé Movement in a storm et c’est un voyage musical assez surprenant. En témoigne le très joli morceau Give you away : paroles très sensibles, on imaginerait volontiers l’artiste juste avec sa guitare, le regard triste. Sauf que les sonorités électros s’imposent , frôlant parfois le kitsch, pouvant laisser perplexe au départ avant de séduire. Titres trompeurs : Crying for Hollywood est un des morceaux les plus ensoleillés du disque tandis qu’On your own est indéniablement un de ceux qui nous donnent le plus envie de danser (et après tout pourquoi pas danser quand on est livré à soi-même ?).

 

Le son hybride de James Yuill nous donne aussi bien envie de prendre la route avec insouciance (Sing me a song) que de sautiller les larmes aux yeux (Taller on) ou plus globalement d’affronter la tristesse de la vie avec des notes électros pleines d’espoir (First in line). Mais pour ceux qui veulent juste s’allonger et regarder le plafond avec une musique caressante, le folk peut aussi reprendre le dessus (le magnifique Foreign Shore ou Wild Goose at night). Avec Movement in a storm, James Yuill apporte un vent d’automne tout sauf désagréable en plein été. Avis aux amateurs mélancoliques. Page Myspace de James Yuill.

 

 

Playlist découverte :

 

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 23:36

 

Ce mercredi 30 juin 2010, à Paris, Le café de la danse était plein à craquer pour accueillir le premier concert dans la capitale du groupe 1973 depuis la sortie de son premier album Bye Bye Cellphone. La forte affluence n’a pas aidé à apporter un peu d’air frais dans un espace à peine climatisé : on suait à grosses gouttes.

 

 

mina-tindle-concert

 

 

Début de la soirée avec la première partie de Mina Tindle. D’abord la chanteuse seule avec sa guitare (et un morceau assez somnifère) puis le renfort avec ses musiciens qui transforment ses morceaux folk en une pop bricolée assez charmante bien que mille fois entendue. Le public applaudit chaudement, en redemanderait presque. Si vous voulez tendre l’oreille, voici la page Myspace.

 

 

1973-concert-paris

 

1973-live-cafe-de-la-danse 

jerome-1973-groupe 

 

Après une petite pause, les garçons de 1973 débarquent et sont instantanément acclamés. On peut dire sans exagérer que la sortie de leur premier album se passe bien. Une presse enthousiaste, un buzz sur le net, un public de fans qui les suivent déjà depuis plusieurs années. 1973 a tout pour cartonner avec ses morceaux pop accrocheurs, suscitant l’addiction dès la première écoute. Une pop universelle, simple mais toujours en état de grâce. Dès le premier morceau on est transportés et pendant une petite heure tous les titres prendront une belle ampleur sur scène. Vegas, Bye Bye Cellphone, Simple song (for a complicated girl), Little thing to take away etc etc…Tout s’enchaine presque à merveille (presque car quelques petits soucis au niveau des accords) et surtout dans la bonne humeur. Le public est super enthousiaste, public constitué de tous les âges, signe que cette musique-là ne réchauffe pas que le cœur des adolescentes, loin de là.

 

On oublie la chaleur, on se laisse éblouir par la musique de ces trois mecs déjà plein d’avenir , on en prend plein les yeux avec leurs petits jeux de lumière et on apprécie la qualité du son de la salle. Progressivement, le groupe invite des amis à les rejoindre sur scène. Résultat : un concert chaleureux, bourré d’énergie positive. Difficile de ne pas en ressortir avec le sourire, encore bercé par toutes ces mélodies imparables. Page Myspace de 1973.

 

Chronique de l’album Bye Bye Cellphone

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 09:29

 

 

Ce mercredi 29 juin 2010, direction le bar-concert Les Disquaires dans le 11ème arrondissement de Paris pour découvrir en live Midget ! , nouveau duo de Mocke d’Holden. Je n’avais jamais été aux Disquaires, j’en ignorais même l’existence. A l’instar de L’international, du Pop In et d’autres lieux de la capitale, ce petit espace permet d’assister à des concerts gratuits. Déco sympa, consos à des prix raisonnables…Dommage que le bar soit un peu isolé dans la rue des Taillandiers, on peut facilement passer devant sans s’arrêter.

 

 

fredda-concert

 

 

Les amis de « la moitié d’Holden » avaient fait le déplacement. On trouvait dans le public Armelle Pioline ou encore Eloïse Decazes (Arlt). Pas foule cela dit, de quoi donner à ce concert un côté très intimiste. La soirée commence avec le set de Fredda, chanteuse française qui ce soir-là avait décidé de jouer en famille. De la chanson française aux paroles tantôt guimauves tantôt poétiques. Ca ne révolutionne rien, on peut être un peu frileux au départ, mais progressivement les mélodies délicates nous apaisent, font leur petit chemin. Alors que les dernières chansons arrivent, on peut dire qu’on est tombés sous le charme de ces chansons simples, limpides. Page Myspace de Fredda.

 

 

midget-mocke-concert

 

 

 

midget-les-disquaires

 

 

Après une petite pause clope, c’est au tour de Midget ! de s’installer sur la petite scène. Alors là, bonne chance pour qualifier leur musique… « Délicate », ça ne suffirait pas. Les compositions semblent étrangement hantées, la voix à la fois sombre et caressante de Claire Vailler, Mocke qui excelle toujours avec sa guitare, des sonorités intemporelles... On ne sait plus trop bien où l’on est (bossa nova ? pop ? folk ?) et c’est tant mieux. La certaine lenteur de la majorité des morceaux pourrait apaiser mais on devine toujours au loin les tourments, une mélancolie persistante. Une musique assez cinématographique, souvent triste mais qui garde une certaine malice. Chaque morceau nous séduit pour mieux nous échapper. Si pour l’instant le duo porte bien son nom (Midget ! est petit, se produit dans des bars modestes, témoigne encore de quelques maladresses sur scène) , il intrigue terriblement, semble recéler de véritables pépites. Il y a comme un doux parfum de mystère autour de ce projet et leur set terminé on a déjà envie de les revoir. Page Myspace de Midget !   

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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