Le blog musique

Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 13:26




Plus de trois ans après leur dernier opus, The garden, Zero 7 est enfin de retour ! Il est important avant de parler de ce nouveau bébé, intitulé Yeah Ghost, de revenir sur The Garden. C’était le troisième album de Zero 7 après Simple Things et When it Falls. The garden constituait un virage plus pop/rock pour une formation qui jusqu’alors avait fait ses preuves dans un registre plus trip-hop/pop aérienne. Zero 7 c’est avant tout un duo : Henry Binns et Sam Hardaker. Dans chacun de leurs albums, ils ont sû s’entourer de voix collant à merveille avec leurs compositions. Et ont ainsi révélé de véritables talents tels que Mozez et surtout Sia qui est aujourd’hui enfin connue par le public grâce à deux albums solos des plus réjouissants. Succès oblige, Sia n’est plus de l’aventure pour Yeah Ghost. Lui succède une certaine Eska Mtungwazi, voix black rafraichissante et pleine de surprises.

 

Et justement, Yeah Ghost ne manque pas de surprises : pour leur quatrième album, les garçons de Zero 7 ont décidé d’opter pour la liberté. Et plus question de se limiter à un genre, c’est un véritable jeu de piste musical qui nous est proposé. Tout commence avec le logiquement vaporeux et fantomatique Count Me Out. On retrouve le trouble des deux premières œuvres de Zero 7 avec une touche qui n’est pas sans rappeler Sigur Ros. Un univers plus sombre et énigmatique où la douceur se mélange à d’obscures sonorités. Est-on partis pour un voyage dans le brouillard ? Il semblerait que non : le deuxième titre, Mr Mc Gee, nous présente LA nouvelle voix de Zero 7, Eska Mtungwazi. Et on est soudain pris d’une furieuse envie de danser. Electro, groove, pop : c’est la folie ! C’est aussi entrainant que recherché, ça reste dans la tête, ça donne envie de chanter. Le voyage s’annonce alors plus turbulent que prévu. Les deux morceaux suivants sont dans la lignée de The garden et ça n’est pas pour nous déplaire. Le magnifique Swim fera chaud au cœur de tous ceux qui avaient vibré avec The pageant of the bizarre tandis que Everything Up (Zizou) est un nouveau mélange des genres détonnant. Un titre représentatif de la nouvelle direction de Zero 7 : l’absence de direction apparente. Comme un but de Zinedine Zidane, une chanson peut changer la couleur d’un album, peut changer le cours des choses. Comme la vie, cet opus est imprévisible, oppose calme et nouveau souffle, souvenirs nostalgiques et nouvelles expériences.




 

Alors que Pop Art Blue mixe folk,pop et electro avec la voix cristalline de Martha Tilston, Medicine Man nous enlève de nos rêveries pour mieux nous donner envie de bouger. Ainsi est construit cet album fantôme aussi enivrant que dansant, aussi complexe qu’étonnamment easy listening. C’est ce dernier point qu’il faudrait peut-être le plus retenir : à quel point la finesse, la rigueur des compositions s’estompent pour laisser place à des émotions immédiates. Plus que de la musique étudiée, Zero 7 a toujours réussi à se rendre accessible. Quand des titres plus expérimentaux comme Ghost Symbol, All of us ou Solastalgia révèlent peu à peu leur mystère, une ballade comme The road nous bouleverse directement.

 

Yeah Ghost est donc plus qu’un nouvel opus abouti, c’est un véritable voyage musical où des sons rencontrent des voix, où des genres se mélangent pour ne plus faire qu’un. Pour donner lieu à un disque profond, maitrisé, multiple mais étrangement cohérent. Un des albums les plus beaux et les plus ludiques de l’année 2009. Page Myspace de Zero 7.


Zero 7 sur Tadah ! Blog : Billet rétrospective

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 19:24




Des parisiens qui chantent en anglais et qui vénèrent la scène indépendante belge, ça vous tente ?  Me and my penguins n’est pas né en Antarctique mais ses mélodies nous donnent envie de glisser tout naturellement vers un univers pop et naïf. Le groupe est encore en phase de construction, fait ses dents sur les scènes de Paris et d’ailleurs mais leurs premiers titres en écoute sur leur page Myspace laissent présager d’une future et heureuse surprise. Au joyeux Girafe on a trip succède le plus tortueux et acidulé I love you quand Everything is vague commence sur un air mélancolique pour mieux retrouver le ton enfantin et minimaliste qu’aborde cette formation jeune et absolument charmante. Page Myspace de Me and my penguins.

Pour le plaisir un moment volé d'un des concerts du groupe qui interprète ici Girafe on a trip :


Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 19:12




Il me semble important de revenir sur Lone, dont l’EP Cluster Dreams est sorti il y a quelques mois. Suite à l’écoute de ce disque j’ai eu envie de me plonger dans son premier album, intitulé Lemurian. Et là : coup de foudre ! Et pas un petit: c'est le genre d’album qui vous suit, vous obsède et qui va définitivement rejoindre votre collection de disques favoris. Passé l’à priori d’une pochette « mode/superficielle », on pénètre dans un univers extrêmement dense et on passe par tous les états.

 

Cela fait des années que je n’avais pas entendu un projet électro aussi fouillé et surtout aussi émouvant. Tout ici est instrumental, des voix féminines viennent de temps en temps nous murmurer à l’oreille des choses abstraites (on croit parfois déceler des gémissements de plaisir). Lone opte sans hésitation pour l’abstraction et Lemurian est tout sauf une œuvre formatée. Chaque morceau empreinte des chemins plus ou moins tortueux, affiche sans complexes des ruptures et creuse petit à petit notre imaginaire. On voyage, on part très loin, les mélodies sont à la fois très modernes, parfois froides et puis soudainement des sons rétros apparaissent, une sensualité insoupçonnée se dévoile et la mélancolie l’emporte.

 

Lemurian serait la bande-originale idéale d’un film complexe, alambiqué, on pense directement, presque naturellement à Lynch ou aux travaux de vidéastes qui ,habillés de ces perles électros, gagneraient encore plus en puissance. On ne sait jamais trop où on va, on se perd, on se sent dans une certaine insécurité, les morceaux affichent leur sensibilité, sont tour à tour chauds ou vénéneux. Comme un paradis perdu, une histoire d’amour qui nous échappe.




 

Le titre Interview at Honolulu est dans son genre un véritable chef d’œuvre. Une énorme décharge émotionnelle, un son profond et extrêmement personnel. Peut-être est-ce la piste la plus sombre du disque, un diamant noir. Dans une certaine noirceur s’enchainent aussi les titres Lens Flare Lagoon et Minor Suns. Mais ces titres mélancoliques s’opposent à d’autres beaucoup plus joyeux, nous entrainant tout droit vers le rêve. Lone nous injecte ainsi un Sea Spray où les oiseaux chantent avant la tombée de la nuit pour mieux nous guider vers l’irrésistible morceau Banyan Drive où on se met à penser que tout est possible.

 

Après plusieurs écoutes (au casque c’est encore mieux), on commence à se dire qu’il est juste surréaliste que ce disque soit passé inaperçu l’an dernier. Un véritable chef d’œuvre qui soufflera les auditeurs les plus exigeants et apportera réconfort et fraicheur aux plus basés. Lemurian est un album qui ne vous lâche pas, qui vous hante et laisse une trace. Remarquable. Page Myspace de Lone.

Pas de clip à vous proposer, mais voici en écoute Interview at Honolulu :


Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 20:16




En attendant de vous parler très bientôt du très prometteur EP d’un duo dont la petite amie est meilleure que la votre, les disques coups de cœur manquent un peu ces dernières semaines. Je n’aime pas trop baver sur les artistes donc je ne vais pas m’épancher des masses. Il y a l’album de The xx dont le single Crystalised avait de quoi nous donner de l’espoir. Et si la presse musicale s’affole autour de leur disque je dois dire que j’ai trouvé ça assez vide. Don’t believe the hype comme dirait l’autre.

 

Mais la plus grosse déception de cette rentrée vient –et je suis vraiment triste de l’écrire- d’Emilie Simon et son nouvel opus, The big machine. Après un premier album éponyme qui tenait de la grande révélation et un second album, Végétal, qui nous confortait dans notre enthousiasme, la jolie Emilie semble céder à l’appel du succès et surtout de la facilité. Adieu toute la recherche musicale, tous les instruments et prises de son originales, la pop en français si singulière. Sur The big machine, Emilie Simon ne chante plus qu’en anglais et se place comme une héritière malheureuse (et indigne) de Kate Bush. Le titre de la galette résume tristement la chose : c’est une « Big Machine ». Electro, un peu hype, surfant sur la mode 80’s. J’adorais Emilie Simon, son style personnel, son univers. Là je ne retrouve plus rien. Et ça fait mal.

 

Finalement je me retrouve à me consoler avec un opus sorti de nulle part, sans prétention, un peu « easy » mais débordant de charme : Break up de Pete Yorn et Scarlett Johansson. Enregistré avant l’album de reprises de Tom Waits de la pulpeuse blonde, ce disque enchaine les morceaux pop sentimentaux et désabusés. Ca ne réinvente rien mais c’est efficace et on se laisse très vite séduire par des chansons comme Relator, Blackie’s dead, Wear and Tear ou Shampoo. Et pour le fan de Dawson que je suis, c’est toujours sympa de retrouver Pete Yorn dont le titre Just Another apparaissait dans un épisode de la saison 4. Page Myspace de Pete Yorn et Scarlett.

 

Le clip de Pete et Scarlett en bonus :



Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /2009 09:59




Ce vendredi 11 septembre 2009, La Maroquinerie en partenariat avec les Pop Up de VoxPop accueillait trois groupes français, chantant en anglais, jugés prometteurs.


 



Les festivités commencent avec Shit Browne. Idéal pour se mettre dans l’ambiance : un set entre pop,rock,tropicale, electro…Attention aux tympans quand même : les amplis tremblent et le tout flirte parfois avec la noisy musique, on a du mal à entendre la voix du chanteur qui semble en plein trip. On se laisse volontiers entrainer mais on ressort de là à demi-sourd. Page Myspace de Shit Browne.

 


Deuxième groupe de la soirée, Kid Bombardos. Impossible de ne pas remarquer le look finement étudié des garçons de la formation. Ils sont (très) jeunes, le chanteur porte un débardeur blanc (une demoiselle non loin de moi remarquera d’ailleurs qu’à un moment son téton « pointe »), sue en laissant deviner son corps imberbe. Le chanteur est canon, belle gueule de minet turbulent. Les autres membres sont aussi très soignés, on remarquera que même les fils au sol sont stylés. Pour ce qui est de la musique, rien de très original : un ou deux titres qui emportent, du rock plutôt maitrisé mais qui manque un peu de folie, d’audace. Le public semble en tout cas sous le charme, surtout quand lors d’un dernier morceau les « Kids » s’amusent à faire un maximum de bruit. Page Myspace de Kid Bombardos.

 




Fin de soirée avec le groupe pour lequel j’avais acheté ma place : Sourya. Je les avais vu une fois à La Flèche d’or et en avait gardé un très bon souvenir. Après avoir manqué plusieurs de leurs dates, la joie de les retrouver était immense. Si leurs deux EP (dont le fameux Anatomy Domine) avaient de quoi réjouir, en live les morceaux sont retravaillés. Ce qui était sur le disque de la pop entrainante tour à tour fun ou élégante se mue ici en tuerie électro. Le chanteur danse, s’éclate avec sa Nintendo DS « la guitare du 21e siècle » et le public s’éclate. Les jeunes filles blondes se trémoussent comme des malades, on est à la fois séduits par un son irrésistible, joyeux, minutieux. Le set se termine sur Anatomy Domine et honnêtement j’en avais la chair de poule. Une bombe. Leur premier album sortira le 12 octobre et j’en reparlerai bien entendu ici. Page Myspace de Sourya.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog musique
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