Samedi 26 juin 2010
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Vendredi 25 juin 2010, une foule conséquente (comme d’habitude) se dirigeait vers le festival
Solidays. Comme beaucoup, ma journée de travail achevée, j’ai pris une navette Porte Maillot pour me rendre sur le vaste terrain où le Festival se déploie durant trois
jours. Stands associatifs, manèges, junk food et bonbons à revendre, installations variées…et aussi accessoirement des concerts. On ne vantera jamais assez le mérite de cette manifestation qui
rassemble des milliers de personnes pour la bonne cause (les bénéfices du festival vont à la lutte contre le Sida). Je dois tout de même avouer être venu aux Solidays plus pour jouir de
« l’ambiance festival » que pour la programmation qui mélange un peu tout et n’importe quoi (il faut bien être mainstream pour attirer le grand public et qui sait peut-être lui faire
découvrir des groupes plus confidentiels). J’aime les Solidays pour l’excellente ambiance qui y règne, pour ses beaux garçons qui se baladent torse nu (on en prend vraiment plein les yeux de ce
côté) , pour cette sensation de trainer au soleil, de se sentir un peu coupé du monde, libres…même si la moindre boisson ou le moindre sandwich coute les yeux de la tête.
Cette année j’ai plus trainé qu’autre chose. J’ai retrouvé mon ami Joli Cœur au
Village associatif où il aidait les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Idéal pour passer un bon moment et pour croiser des garçons
sensibles J J’ai aussi découvert un stand pour le moins original visant à sensibiliser
les gens aux difficultés des handicapés au quotidien. On nous proposait ainsi de faire un mini parcours semé d’embuches en fauteuil roulant. Le moins qu’on puisse dire c’est que j’ai pas mal
galéré à finir ma course. Il faut de la force dans les bras et une certaine agilité pour ne pas se casser la figure. Les animateurs étaient hyper sympas et nous conditionnaient vraiment pour
qu’on se sente handicapés, on avait pas le droit de tricher (exemple : si on tombait, il fallait se relever sans s’aider de ses jambes). On ressort de ce stand un peu changé (car c’est
bien connu, quand on est pas à la place des autres, on ne réalise jamais vraiment à quel point tout peut être difficile).
Le fauteuil roulant délaissé, je suis allé à mon premier concert, le seul auquel j’ai assisté en entier. Celui de
Curry & Coco. Je repère avant le show un très joli garçon en bermuda et casquette (soit la panoplie complète du « it boy » qui me fait tourner la tête). Pas le
temps de baver, le set commence. Et ils sont déchainés. La salle est surmotivée : ça saute, ça danse, ça crie. Placé tout devant, je dois avouer avoir sacrément pris mon pied. Grosse
euphorie au moment où furent joués les morceaux les plus connus : Sex is fashion, Who’s next et Top of the pops. On pouvait s’en
douter : même si leur album est un peu facile et inégal, les Curry & Coco déménagent en concert et constituent une véritable machine à danser. Idéal pour un festival.
J’enchaine ensuite avec le concert (visiblement très attendu) de Archive. Comme beaucoup c’est un
groupe qui m’a beaucoup accompagné pendant mon adolescence (surtout avec le magnifique Londinium). Je les avais ensuite perdus de vue, avant de les retrouver avec l’album
Lights puis de les reperdre encore…J’étais donc assez curieux de les voir en live pour la première fois, même si leurs derniers morceaux ne m’avaient pas trop emballé. La
déception fut assez grande : concert mou malgré un public conquis d’avance. Entre trip-hop très peu inspiré, électro de bas étage et rock calibré FM. Pas de chance : leur concert a été
interrompu par un problème d’électricité. Il a fallu attendre bien 10 minutes avant que le spectacle reprenne. Je n’ai pas eu la patience d’attendre dans la foule, j’ai suivi le reste de loin
puis je suis parti.
La nuit tombait, les installations lumineuses créaient une ambiance plutôt romantique. Je me retrouve au concert de
Kasabian. Public très chaud, show pas mal. Je pense que j’ai tout de même du mal avec ces concerts géants. On se sent un peu coupés de la scène, on ne vibre pas vraiment, même
pendant les morceaux les plus punchy. On prend souvent plus de plaisir, on se sent plus connectés avec les artistes sur une scène plus modeste. Je ne suis une fois de plus pas resté
jusqu’au bout.
Déjà minuit, déjà fatigué, je prends le chemin retour. J’avais oublié l’arnaque du « Métro Jean Jaurés à
800m ». L’an dernier je m’étais déjà fait avoir : on peut facile multiplier la distance par 3 ou 4. Malgré cette fin de journée pénible et
finalement peu de concerts enthousiasmants, je suis reparti plutôt satisfait. Car j’ai été dépaysé, eu cette sensation d’être en vacances, d’être dans une fête géante avec des gens « bon
esprit ». Et puis comme dirait l'autre "C'était pour la bonne cause".
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