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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 20:20


a single man poster
Copyright : Mars Distribution

UN FILM DE TOM FORD

 

Conditions de visionnage : vu en projection presse. Ce qui m’a poussé à bien me tenir et à ne pas gémir à la vision du défilé de beaux mecs qui se présentait à l’écran.

 

Los Angeles, 1962. George (Colin Firth), professeur d’université britannique, doit faire face à un terrible drame : son compagnon Jim (Matthew Goode) a trouvé la mort dans un accident de voiture. Après seize années de bonheur passées ensemble, George redevient un homme célibataire, foudroyé par le chagrin et la solitude. Son amie Charlotte (Julianne Moore, parfaite en fille à pédés, glamour et désillusionnée) a beau être là pour lui, il ne voit plus la vie qu’en noir. C’est décidé : il va se suicider. Il organise soigneusement sa dernière journée : il écrit des lettres, dit à sa bonne qu’elle est merveilleuse, range son bureau, achète des balles pour son flingue, va donner son dernier cours à l’université et compte voir sa meilleure amie Charlotte le soir. Mais le hasard va un peu bousculer ses plans et à l’infinie tristesse qui l’habite vont s’opposer des rencontres de hasards, des instants rares…

 

On ne nous aurait pas dit que Tom Ford était couturier qu’on l’aurait deviné. A single man sera probablement un des films les plus élégants, les plus soignés de 2010. Photographie léchée à l’extrême, mise en scène sensuelle et qui abuse des ralentis, garde robe à se damner : le réalisateur apporte un soin tout particulier à chacun de ses plans, semble en constante recherche de beauté. Le résultat est bluffant, nous donne la sensation de déambuler dans un étrange rêve où à tous les coins de rue un beau mec ,tout droit sorti d’une couverture de Vogue, pourrait nous demander une cigarette. Défunt compagnon aux allures de gendre idéal, jeune étudiant minet supra méché et imberbe, latino bad boy : le moins qu’on puisse dire, c’est que George plait à de très beaux garçons. Tom Ford les filme avec envie, sans complexes. Et on a ainsi l’impression d’assister à l’éloge de la beauté masculine. Même Colin Firth a le torse imberbe, ferme, saillant : rien, non rien de rien n’est laissé au hasard. Avis aux garçons sensibles et aux filles : A single man est LA grande occasion de se rincer l’œil au ciné.



a single man gay
 

Alors oui, tout est magnifique au point que ça en devient surréaliste. Et Tom Ford ne craint pas de tomber dans le piège de la pose, il s’y engouffre avec jubilation. Cela pourra donner un côté artificiel voire superficiel au projet. Des premiers aux seconds rôles, tout le monde semble sorti d’un défilé de mode et évolue dans des décors de rêve. A single man pourra alors agacer , pouvant apparaitre comme snob ou  prétentieux (tout est extrêmement premier degré et la bande originale rafinée mais très appuyée vient enfoncer le clou). En tout cas, force est de constater que pour un premier long, le cinéaste témoigne d’une maitrise tout bonnement hallucinante. Et quand on gratte un peu le très épais vernis, on trouve bel et bien des émotions, une sensibilité, un regard.

 

George a beau vivre dans un monde de toute beauté, de perfection, il a perdu celui qu’il aimait et ne s’en remet pas. Tout le film est un cheminement vers la mort, on baigne dans une ambiance singulière, où tout est sensuel, où tout tourne au ralenti, où des détails anodins deviennent soudainement des apparitions qui pourraient bien être les dernières images d’une vie. C’est un voyage cinématographique très plaisant qui nous est proposé, malgré la beauté un peu glacée de l’ensemble. Un peu de modestie ne ferait sans doute pas de mal à Tom Ford mais après tout quand on est doué comme lui, pourquoi se priver de le montrer ?

 

Sortie en salles le 24 février

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Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 11:27


exterieur nuit poster
Copyright : Les Films Noirs

UN FILM DE JACQUES BRAL

 

Léo (Gérard Lanvin), un ex publicitaire, en a marre de sa vie trop réglée avec sa compagne trop ordinaire. Un jour, il décide de tout lâcher, de quitter leur appartement et d’essayer de vivre libre. Il squatte chez un ami de longue date, Bony (André Dussolier). Ce dernier glande pas mal aussi, c’est un écrivain en panne d’inspiration. Perdu, en transition, Léo s’aventure dans la nuit parisienne et traine dans les bistrots. En prenant un taxi, il fait la connaissance de Cora (Christine Boisson), qui travaille comme chauffeur et a pour habitude de faire ce qu’elle veut et quand ça lui chante (elle passe ainsi clairement ses heures de travail à rouler et se balader sans prendre de courses). Léo et Cora passent la nuit ensemble. Ce qui n’aurait pu être qu’une histoire de sexe se mue peu à peu en une romance un poil destructrice. Cora n’est pas du genre à s’attacher. Alors que Léo s’égare dans la spirale des sentiments, son ami Bony reste chez lui et commence un peu à broyer du noir. En effet, il est toujours celui qui reste dans l’ombre, le bon copain bizarre qui ne sait pas bien parler aux femmes. Les nuits s’enchainent, Léo, Cora et Bony se cherchent, se frôlent, s'entrechoquent. Une tranche de vie nocturne qui pourrait peut-être les marquer à jamais.

 

Extérieur, nuit n’est pas un film de scénario malgré des dialogues qui sonnent particulièrement juste et des personnages finement élaborés. Nous sommes avant tout ici face à un film d’ambiances. Jacques Bral nous entraine dans la nuit parisienne, une nuit parisienne loin des clichés des discothèques et de la démesure. Ses protagonistes trainent dans des bistrots, passent la majorité de leur temps sur la route ou sur le pavé. Ils rêvent sans doute d’un ailleurs, ne savent pas trop où ils vont. Il suffit d’une simple marche à pied dans la rue ou d’une simple course de taxi pour que l’on se retrouve pris dans une atmosphère puissante, charnelle, désenchantée.



gerard lanvin sexy
 

Gérard Lanvin (tout jeune et d’une beauté renversante) livre une interprétation impressionnante. Léo , son personnage, est victime d’un curieux paradoxe. Il a tout fui pour retrouver la liberté et maintenant que l’amour le submerge, il n’a plus qu'une envie : s'engager. Mais l’objet de son affection, Cora, n’est certainement pas le meilleur choix (c’est sans doute aussi pour cela qu’il a jeté son dévolu sur elle). Cora c’est l’insolence, la beauté sauvage de la nuit. Elle est insaisissable. Bral avec assez peu de matière tisse mine de rien un grand film de cinéma. A la fois linéaire et assez abstrait, entre morceaux de jazz et de tango, Extérieur, Nuit a cette faculté de nous plonger dans une ambiance très intimiste, de nous faire vivre les émotions aux côtés de ses personnages fuyants et nostalgiques avant l’heure. Tout cela pour savourer presque physiquement une tranche de vie simple mais ô combien attachante.

 

Film sorti en 1980

Reprise en salles le 27 janvier 2010

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Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 21:27


louis ronan choisy gay

Une des raisons d’aller voir cette semaine le nouveau film de François Ozon, Le Refuge, c’est sans doute lui : Louis-Ronan Choisy. Certains le connaissent peut-être déjà sous le simple nom de Louis. En effet, ce bel éphèbe avant de faire ses débuts devant la caméra était avant tout un chanteur (trois albums à son actif quand même). Si musicalement je ne suis pas spécialement fan de son univers (ça reste très pop/chanson bobo parisienne), je dois dire que ses clips font plutôt saliver. En particulier celui très crypto gay de Ailleurs c’est ici où notre fabuleux bimbo boy se demande s’il ira au paradis tout en gesticulant torse nu dans un box.

 

Nul doute que la beauté plastique du gaillard a tapé dans l’œil de François Ozon qui le filme avec une forte envie. Dans Le Refuge, Louis interprète Paul, jeune gay sensible, sensuel, lumineux…Et à la douceur de son torse imberbe et finement sculpté (qu’on ne peut malheureusement qu’imaginer et non pas effleurer, le cinéma est ainsi fait de frustrations) s’oppose sa voix de braise. Il ne m’en a pas fallu plus pour me retrouver surexcité à la vision du film, espérant secrètement encore des scènes de sexe, toujours plus, allez, allez !!!

 

Parfait en objet de désir, en bimbo boy moins futile qu’on ne le pensait, Louis-Ronan Choisy fait des étincelles. Dépassera-t-il son statut de playboy ou sera-t-il une (belle) étoile filante de plus du cinéma ? L’avenir nous le dira, mais sa beauté est à savourer actuellement dans les bonnes salles. Au plaisir !

 

Et rien que pour vous le clip d’Ailleurs c’est ici pour faire monter la température ;p


Par Voisin Blogueur - Publié dans : Cover Boys
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 21:20


complices film
Copyright : Pyramide Distribution

UN FILM DE FREDERIC MERMOUD

 

Conditions de visionnage : vu (par chance !) au Cinéma la Bastille à Paris. J’arrive à la séance de 22h20 et on me demande de patienter. En effet, le cinéma annule sa dernière séance s’il n’y a pas plus de trois personnes prêtent à prendre leur ticket !! Heureusement, à la dernière minute, deux hommes sont arrivés : ouf !

 

Les inspecteurs Cagan (Gilbert Melki) et Mangin (Emmanuelle Devos) retrouvent un matin gris le corps abandonné du jeune Vincent (Cyril Descours). Il a été assassiné. En menant leur enquête, nos deux compères découvrent que Vincent avait une petite amie, Rebecca (Nina Meurisse). Cette dernière a mystérieusement disparu. Alors que l’affaire révèle peu à peu ses mystères, nous replongeons dans la vie de Vincent. Un jeune garçon pas ordinaire, doté d’un physique irrésistible. Sans emploi, il gagnait sa vie en se prostituant. Est-il allé trop loin ?

 

Pour son premier long-métrage, Frederic Mermoud tente une certaine audace en faisant le portrait d’un jeune prostitué. Tout le segment consacré aux deux adolescents est particulièrement bien senti. Déjà une rencontre quasi-improbable, dans un cybercafé. Lui est là pour se trouver des clients sur le net ; elle, est avec une amie. La fille est un peu rondelette, a un physique ordinaire. On comprend bien à quel point elle est enthousiaste alors qu’elle débute une relation avec le beau Vincent. Cyril Descours est filmé avec une certaine envie, la caméra s’arrête à de nombreuses reprises sur son torse imberbe ou scrute son visage de minet un poil vénéneux. Complices, le titre du film, désigne avant tout cette complicité entre deux êtres qui découvrent l’ivresse de l’amour. Jusqu’à quel point peut-on être complices ? La jeune Rebecca, découvrant que son amoureux se prostitue tiendra à l’accompagner. Cela donnera lieu à des scènes d’intimité assez culotées et réussies, plus dérangeantes qu’excitantes. Bienvenue dans le malaise du quotidien des jeunes d'aujourd'hui, perdus dans une société où les gens se consomment comme tout le reste.



cyril descours
 

Complices aussi seront en un sens les deux inspecteurs (mais je ne vais pas vous raconter tout le film, vous comprendrez ça par vous-mêmes). Autant la partie dédiée aux jeunes m’a convaincu, autant l’enquête en elle-même m’a paru un peu fade. Emmanuelle Devos et Gilbert Melki sont comme à leur habitude très bons (surtout lui, en particulier dans une scène de face à face avec un jeune prostitué qui le chauffe bien comme il faut), mais on ne pourra pas en dire autant de leurs personnages. Devos doit composer avec un rôle de quarantenaire en proie à une certaine solitude et qui drague désespérément sur Meetic. Melki pour sa part endosse le rôle de l’éternel homme blessé, hanté par une certaine culpabilité mais qui sur la fin se révèlera forcément être un type bien.

 

D’un côté le culot et la fraicheur d’une jeunesse borderline, de l’autre des éternels quadras en crise. Tout cela donne un rythme parfois inégal, un curieux mélange d’audace et de situations téléphonées. Il en va de même pour la réalisation, tantôt sensuelle, provoquant le malaise, vive, et tantôt fade, sans souffle. Frederic Mermoud fait des débuts encourageants, mais pas totalement convaincants.

 

Film sorti le 20 janvier 2010

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Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 08:59


aboutyhe

Un soir à L’espace B à Paris, juste avant leur concert, Guillaume et Aurélien qui forment le groupe Your Happy End ont accepté de répondre à mes questions. Une interview faite un peu à l’arraché au comptoir du bar de la salle de concert. Veuillez donc excuser les bruits parasites et la faible qualité du son ;)

 

J’ai découvert Your Happy End l’année dernière avec leur premier album Seven Windows for six dreamers. Un voyage musical, poétique et surprenant. L’album est disponible en digital sur des plates formes de téléchargement légales comme I Tunes et devrait, si tout se passe bien, connaître un jour une sortie dite « physique ». En attendant, Guillaume et Aurélien enchainent les concerts à travers la France et espèrent trouver des gens intéressés par leur projet et prêts à le financer. Ils sont super sympas, disponibles et cinéphiles (Aurélien est notamment fan de cinéma hongkongais) et ils devraient d’ailleurs signer la musique du troisième court-métrage de Nicolas Engel, actuellement en production. Je vous laisse les découvrir en 5 questions.


01.Vous venez du Havre. Quelle est l’histoire de Your Happy End ? Que faisiez-vous avant ?

 





02. Pourquoi le nom « Your happy end » ?


 




03. Quelles sont vos influences musicales ? Aurélien, tu écris les textes, peux-tu nous les décrire succinctement ?

 




 

04. On décrit souvent votre musique comme de la musique trip-hop. C’est un genre qui est très malmené aujourd’hui, qui a pratiquement disparu des rayons des disquaires. On a l’impression que pour certains le trip-hop est devenu presque ringard…

 

 




05. Où en est la sortie physique de Seven Windows for six dreamers ? Quels sont les projets de Your Happy End pour les mois à venir ?





 

(Copyright Photo : Sebastien Gallien).
Page Myspace de Your Happy End.


Et une petite playlist pour se plonger un peu plus dans leur univers :

 

 

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Interviews et rencontres
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