Vendredi 26 février 2010
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Ce jeudi 25 février 2010, il fallait affronter la pluie et le vent pour se rendre aux Inrocks Indie
Club à la Maroquinerie. Un peu à la bourre et après avoir pris une canette de Coca Light dans une épicerie du coin dont l’odeur a failli me faire tomber dans les pommes
(ils avaient des congélos avec un tas de gros poissons morts dedans, une horreur), j’arrive dans la salle.

Le premier set vient de commencer, il s’agit de Slow Club. Un duo anglais, un garçon et une fille. Entre pop et folk, leur musique est tout ce qu’il y a de plus charmant…mais
ressemble à des centaines d’autres formations indépendantes. Ils sont mignons, font un complexe d’infériorité (ils n’arrêtent pas de répéter au public qu’il est gentil car ils savent bien que
personne n’est venu pour eux : triste), quelques blagues marantes sont lancées avec maladresse... On irait volontiers prendre un verre avec eux, ils ont l’air sympa comme tout. Mais ça ne
suffit malheureusement pas, le set à peine achevé, on les a presque déjà oubliés…Page Myspace de Slow Club.


Deuxième set, celui du groupe que je suis venu voir : Oh no Ono. Ils ont un look décalé qui colle parfaitement à leur musique psychédélique et hantée. Ils imposent
directement une atmosphère, déforment avec malice leurs voix pour les faire monter aux aigus les plus osés. Et tout fonctionne, et tout est très beau. Première fois que je les vois en live,
je n’ai pas du tout été déçu. Certains morceaux sont transcendés sur scène comme Icicles ou The Wave Ballet et on se laisse envouter par les ingénieuses mélodies
de leur dernier opus, Eggs. Seul bémol : un set un peu court
qui n’a laissé quasiment aucune place aux morceaux du premier album, pourtant furieusement dansant et jouissif. Il faudra sans doute les revoir pour un « vrai concert » où ils seront en
tête d’affiche. Patience…Page Myspace de Oh no Ono.


Fin de soirée avec visiblement le groupe supra hype attendu du public : The Drums. Une bande garçons bien habillés et dont l’atout majeur est sans aucun doute le très
beau guitariste. Pour ceux qui se demandent encore quel intérêt il y a à assister à des concerts, voici un nouvel argument : les concerts font partie des seuls endroits où vous pouvez mater
de jolis garçons, les fixer de haut en bas pendant des minutes entières sans passer pour une personne vicieuse. Je ne me suis pas gêné pour me rincer l’œil…Ahlala je vais en faire des rêves cette
nuit, ce petit guitariste était juste le summum de la sexe attitude : châtain, coupe de cheveux parfaite (et pour cause, le gaillard se les remettait systématiquement bien en place à la fin
de chaque morceau…qu’ils sont soignés les garçons rock d’aujourd’hui !), une tête de minet, le corps frêle, le petit polo rentré dans un pantalon trop court (mais c’était fait exprès)…et
puis surtout un déhanché de folie, un regard de camé ou de grand tordu qui vient contraster avec ses traits fins et angéliques. Vous l’aurez compris, la musique n’était qu’une tapisserie fasse à
ce coup de foudre inattendu. Parlons quand même brièvement du son de ces joyeux garçons : il parait que c’est du post punk. Souvent ça fait penser à Joy Division (en
vachement moins bien forcément) et sinon ça s’écoute plutôt bien, c’est typiquement le genre de truc branchouille que les Inrocks défendent. Page
Myspace de The Drums.
Pour finir ce post, une petite vidéo du nouvel amour de ma vie :
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