Crédit Photo : Mars Distribution
Après le Mexique et les Etats-Unis, Inarritu s'offre 4 territoires pour Babel. Etats-Unis, Japon,Mexique et Maroc. Son troisième long métrage est donc une
invitation au voyage. Un voyage à nouveau bien triste puisque tous les personnages sont une fois de plus en proie à un fort mal être intérrieur. Dans Babel, personne n'arrive à
communiquer.
Comme toujours, les personnages sont liés les uns aux autres. Ce lien pourra paraitre complètement grossier à certains moments. L'intrigue de la jeune asiatique
,aussi bonne soit-elle, n'a finalement rien à voir avec l'ensemble du film. Entre une femme qui est sur le point de mourrir au Maroc et le désir de faire l'amour d'une adolescente complexée, il y
a quand même un monde. C'est le côté fourre-tout maladroit qui constitue la première faiblesse de Babel. La deuxième est un abus de pathos dans la dernière partie du film. Trop
de pathos tue le pathos, c'est bien connu. C'est bon, on a compris que la société elle est dure, que c'est trop injuste et trop triste. Inarritu n'est pas le roi de la pudeur, la
chose se confirme. Il gache ainsi une oeuvre qui avait tout pour séduire avec des acteurs prestigieux et à contre-emploi, des ambiances variées et bien entendu une sacrée mise en scène. Ce qu'on
retiendra, c'est avant tout la photographie du film. Les images sont sublimes. Et puis il y a cette scène dans la discothèque qui joue avec nos sens avec brio. On ne peut pas dire que Babel soit un mauvais film, à certains moments il nous prend aux trippes et nous émerveille. Il est d'autant plus dur d'accepter alors
la déception qu'est la dernière demi-heure avec ses clichés et son côté melodramatique vraiment poussif.
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