Lundi 15 décembre 2008
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19:30
Crédit Photo : UGC
Paul (Richard Berry) est un psy dévoué : ses patients peuvent l'appeler à tout moment de la journée ou de la nuit. Il vit avec la ravissante et jeune Carla
(Judith Godrèche) dans une jolie maison. Ils ont même un joli petit garçon. Sauf qu'un beau matin, Carla fantasme à haute voix pendant son sommeil. Elle
répète "Raphaël, Raphaël" devant les yeux ébahis de son pauvre mari. Le travail qui empiète sur la vie privée, la routine, les baisers ternes, les galipettes réduites : Attention, couple en crise !
Au départ, Paul essaie de relativiser mais il va réaliser progressivement que non seulement sa femme a bien une liaison mais qu'en plus l'amant en question est un de ses patients , un certain
Raphaël (Julien Boisselier). Plutôt que de jouer la carte de la franchise et des réglements de comptes frontaux, notre ami psychanalyste, très friand de
sucreries, va essayer sournoisement de briser la liaison de sa douce, incognito.
Après l'américain Confidences à ma psy, Bernard JeanJean nous replonge dans un cabinet de psy, lieu de toutes les
confessions et de toutes les manipulations. La situation dans laquelle se retrouve plongée le pauvre Paul donne lieu à des dialogues absolument géniaux et qu'on se le dise de suite : tout le monde
ici joue très très bien. Un petit faible en plus pour Julien Boisselier qui décidément s'impose comme une valeur sure dans le registre de la
comédie. Passant du rire aux larmes, de la naïveté à la puérilité : il est toujours juste. On retrouve donc des éléments de ce qui avait fait le charme de J'me sens
pas belle : personnages attachants, drôles, touchants, dialogues aux petits oignons et beaucoup d'espaces clos (ici on dépasse l'unique cadre de l'appartement mais tout reste très limité :
on a le cabinet, la maison, le restaurant).
JeanJean ne devrait-il pas plutôt faire du théâtre ? Si on s'était un peu posé la question pour son premier opus, ici elle vient immédiatement. Car si tout
se regarde non sans plaisir, l'ensemble est assez mou. Cela manque de mouvement, de rythme. C'est vrai que tout ça c'est mignon mais il ne faut pas se voiler la face : J'veux bien que tu t'en ailles n'apporte rien de nouveau au genre et ne restera pas gravé longtemps dans les mémoires des cinéphiles. Drôle plutôt qu'hilarant, assez
intéressant à défaut d'être passionnant : voilà une comédie divertissante anecdotique et sympathique auxquelles le cinéma français nous habitue depuis quelques temps. C'est toujours mieux que
rien.
Par Voisin Blogueur
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Publié dans : Le blog cinéma
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