Crédit Photo : Showtime
Elles sont belles, elles sont riches, elles vivent à L.A : si certains se lassent du côté bouregois de nos amies les lesbiennes , force est de constater que The L Word est une
série diablement glamour aux yeux de tous. Mariage annulé, mort tragique, crises de couples, banqueroute : la fin de la saison 3 avait laissé la porte ouverte à de nombreuses
nouvelles intrigues. En 12 épisodes, cette saison 4 se révèle incroyablement rythmée et riches en rebondissements.Les scénaristes ont cette fois-ci réussi l'exploit de faire
adhérer à toutes les histoires des personnages. Chaque intrigue se révèle passionnante de bout en bout et permet de traiter des thèmes de société très variés.
Le garçon manqué Shane va ainsi devoir s'occuper d'un petit garçon et cela lui permettra d'assumer pour la première fois des responsabilités. Jenny , toujours aussi belle et torturée (Ah
Mia Kirshner...) va nous montrer de nouvelles zones d'ombre et pronera la bitch attitude dans tous les épisodes. Vous allez l'aimer ou la détester, comme toujours. Alice tombe
amoureuse d'une femme engagée dans l'armée, ce qui permettra de mettre sur la table le douloureux sujet de la guerre en Irak. Hélène ,qui va devoir vivre sans argent, va se retrouver perdue dans
l'univers du jeu et des casinos. Tina va essayer de développer sa relation en tant qu'hétérosexuelle, non sans peines et sans rejets. Bette va s'éprendre d'une sourde et muette et va découvrir un
nouveau type de relation, très riche sur le plan spirituel. Kit va devoir refaire face à son problème d'alcool suite à des évènements malheureux. Moira ,devenue Max, va essayer d'accepter sa
phase de "transition"...Scènes de sexe osées, défonce, coups bas, sentiments exacerbés : le programme est lourd et réjouit. Car si The L word est définitivement un soap opéra
lesbien, il l'est avec classe et propose des dialogues à l'image de ses personnages : fins, intelligents. Dans ce show, on n'a peur d'évoquer aucun sujet, la culture et l'art ont leur place dans
chaque plan. Industrie du ciné, art contemporain : nos personnages évoluent dans des milieux aussi impitoyables que passionnants. Fait notable : The L Word est
peut-être bien la seule série à exploiter si bien les scènes de concerts qu'elle propose. En effet, on voit souvent dans des séries des passages où des groupes chantent dans un bar, système
permettant de faire de la promo à l'oeil pour certains artistes. Ici, les groupes qui passent au Planet sont la fine fleur de la scène underground et collent toujours au ton, à l'ambiance de la
série. Ils apportent un vrai plus.
A saluer aussi le bon traitement de tous les nouveaux personnages, auxquels on s'attache très vite. Ils apportent tous à leur manière de la fraicheur et de nouveaux aspects à étudier sur le milieu lesbien. A retenir notamment en guest star de grand luxe , Cybill Shepherd (Taxi driver, Last Picture Show) en doyenne lesbienne complètement paumée.
Si le fan de Mia Kirshner que je suis ne pourra pas s'empêcher de regretter qu'elle soit une fois de plus assez mal exploitée , je ne peux que
m'incliner devant ces 12 épisodes de grande qualité. Les fans de la série ne pourront être que conquis (et reprendre espoir après une saison 3 décevante) et pour les autres je ne peux que
vous conseiller de vous plonger dans cet univers aussi particulier qu'encorselant.
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