Crédit Photo : Fox
En 2057, le soleil se meurt , les coeurs sont glacés. 7 hommes et femmes embarquent pour l'espace à bord du vaisseau Icarus 2. Ils sont passionnés, volontaires, prêts à tout pour mener à bien
leur mission. Malgré l'échec de Icarus 1, dont l'équipe n'est jamais revenue, ils y croient et espèrent remettre un peu de chaleur dans le monde. Mais comme vous vous en doutez, les obstacles ne
vont pas manquer...
Quiétude au milieu des étoiles. La serrenité est de mise au début du film. Le Capitaine Kaneda admire le soleil, semble fasciné, attiré. Il semble déjà prêt à jouer avec le feu. A bord, on
repère quelques tensions bien viriles mais on se dit qu'il n'y a rien de bien important. Et puis ,petit à petit, ça dégénère. Trahisons, interrogations, choix aussi cruciaux qu'insoutenables : le
rêve de changer le monde devient un cauchemar face auquel on se sent bien impuissant. Car l'homme, aussi idéaliste puisse-t-il être, n'est en fait que poussière. Des étoiles filantes.
On sent le film de studio mais on admire la beauté visuelle de l'entreprise. Danny Boyle nous offre un voyage d'une grande beauté et il a bien choisi son casting. Cillian
Murphy et Chris Evans sont particulièrement convaincants et leur jeu dépasse largement les performances des pseudos films de science fiction peuplés de gros bras
débiles. Côté suspense, Sunshine marche toutefois assez moyennement. Peut-être parce qu'il reste toujours cette froideur des personnages (opposition au soleil?) et tout ce
charabia technique qui pour les non initiés finit par un peu lasser. Oui, on finit par être un peu indifférent à la mission. On sent que ça va mal tourner, qu'ils vont tous finir en cendres. Mais
si on décroche côté mission, le spectacle visuel nous tient un peu en haleine et s'accompagne de réflexions intéressantes. Diagnostic du genre humain, des peurs et des espoirs, des questions
existentielles que nous avons tous eu : Sunshine est plus réfléchi qu'il n'y parait. Si les rebondissements sont parfois maladroitement amenés, si le côté métaphysique n'est pas
assez creusé et exposé, on ne peut nier qu'il y a là quelque chose. Certains jubileront, crieront à un futur chef d'oeuvre, d'autres resteront comme les héros du film : impuissants. Impuissants
et inaptes à rentrer dans ce long-métrage qui a du mal à choisir entre blockbuster calibré et parfois tape à l'oeil et film de science fiction d'un auteur inspiré. Le genre de film qui fait
débat à la sortie de salles.
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