Crédit Photo : Warner Bros
C'est l'histoire d'un malade, un serial killer. Il tue sans raison apparente, n'importe qui, n'importe comment, quand ça lui prend. Le pire : il nargue Police et journalistes en envoyant des
lettres et des énigmes qui n'ont de cesse de leur rappeler à quel point ils sont mauvais. C'est l'histoire de l'inspecteur Toschi (Mark Rufallo) qui se passionne pour l'affaire
et qui se perd de plus en plus. Les pistes se brouillent, rien n'avance, le sentiment d'impuissance se creuse. C'est l'histoire d'un journaliste qui se croit malin (Robert Downey
Junior) mais qui va être le premier à voir sa vie partir en morceau en s'investissant un peu trop dans ce cas d'école.C'est enfin l'histoire d'un geek, le graphiste Robert
Graysmith (Jake Gyllenhaal), qui se révèle rapidement obsédé par l'affaire au point de délaisser sa petite famille. Qui pourra arrêter le machiavélique Zodiac ? Qui est-il ?
Pourquoi est-il ce qu'il est ? Suspense, suspense...
Les crimes sont glamour et inquiétants, la reconstitution d'époque parfaite, l'interprétation des acteurs on ne peut plus saluable et le scénario arrive à nous tenir en haleine pendant
pratiquement 2h40. Bon d'accord je l'avoue : sur la fin je n'en pouvais plus : problème de vessie. Mais je ne pouvais pas quitter mon fauteuil, je ne pouvais pas louper une minute de ce film. Car
moi aussi je suis tombé dans un état de fascination pour ce casse-tête chinois. Dénué d'effets inutiles, classe, sombre : le Zodiac de Fincher est une expérience
cinématographique absolument réjouissante. On suit une affaire sans grande dramatisation, on a juste l'impression d'être aux côtés de ces flics et journalistes qui rament terriblement. Les années
passent , le mystère continue et ronge. Le dénouement frustre, vide : tout ne peut pas toujours être tout à fait résolu. Pour ma part, pas de frustration : problème de vessie achevé et le
sentiment d'avoir vu un très bon film.
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