Marion (Arielle Dombasle) part en vacances avec sa jeune cousine Pauline (Amanda Langlet). Le film commence lorsque les deux demoiselles arrivent dans leur
lieu de résidence et s'achèvera sur leur départ. Rohmer nous invite donc à passer quelques vacances en leur charmante compagnie. A peine arrivées, la "vieille" et la jeune vont
être confrontées aux mâles. On blablate tout de suite sur l'amour et les sentiments. Marion a envie de bruler de passion, d'un coup de foudre. Pauline l'adolescente, elle , dit préférer connaitre
les garçons avant de sortir avec eux. Deux approches différentes ,certes, mais qui conduiront l'une comme l'autre à des échecs sentimentaux assez cuisants. Car quoi qu'on en dise, l'homme reste
un mystère pour nos demoiselles. Marion craquera pour Henry (Féodor Atkine) au grand désespoir de son vieil ami et amoureux transi Pierre (Pascal Greggory),
Pauline s'amourachera de Sylvain (Simon De La Brosse). Des garçons pas forcément sympas, souvent bêtes ou égoistes, maladroits parfois. Sous le soleil, les hommes ont leurs
hormones en ébullition et parviennent difficilement à comprendre les sentiments du sexe opposé.
Drague les pieds dans le sable, embrouilles et discussions sans fin dans les maisons de plage : le film de Rohmer sous ses airs inoffensifs et légers livre des
dialogues savoureux et détonnants. Hommes contre femmes, jeunes contre vieux, qui a le plus raison quand il s'agit de théoriser l'amour? La réponse du cinéaste semble être "personne".
Peut-on d'ailleurs vraiment le théoriser ?
Sans apporter quoi que ce soit de réellement novateur au cinéma français, Pauline à la plage est une oeuvre légère et ensoleillée, amère parfois
mais toujours réjouissante. Les acteurs sont on ne peut plus charmants, Arielle Dombasle en tête en femme confrontée aux aléas de l'amour. Un rayon de soleil.
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