Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 21:05


Crédit Photo : La fabrique de films


Un mari , un boulot de photographe sympa, un bébé dans le ventre : Sarah (Alysson Paradis) aurait tout pour être heureuse. Mais dès les premières minutes du film, on comprend que sa vie c'est plutôt un cauchemar. Un accident de la route va lui enlever son mari. Rescapée et toujours enceinte, Sarah broie du noir. La vie n'a plus trop de sens pour elle. Silencieuse, désespérée, elle photographie un peu pour oublier. C'est le soir de Noël, aussi la veille de son accouchement. Elle décide de rester seule, refuse les invitations de sa famille ou de son seul ami. Plus que 24h avant ce jour qui va peut-être changer quelque chose en bien dans sa vie. Chez elle, il fait un peu sombre. Quelqu'un sonne à la porte, une femme (Béatrice Dalle). Sarah ne la connait pas mais elle, elle la connait. Elle connait son nom, son passé. Effrayée, Sarah tente en vain de la photographier et appelle la Police. Les secours arrivent et la rassurent. Elle s'endort. Le chat noir présent dans la maison ne laisse rien présager de bon : oui, la sorcière a réussi à entrer. Ce qu'elle veut est à l'intérieur. Elle prend ses grands ciseaux : début des hostilités.


Ca commence un peu avec les tics du cinéma de genre à la française : photographie clinique et rythme dépressif. Avec les images de synthèse du bébé dans le ventre en prime, A l'interieur semble être parti pour nous décevoir. Pourtant, dès que l'on arrive dans la maison, la tension monte. Et ce moment arrive très vite. A l'intérieur , c'est un peu la maison de Barbie trash des deux réalisateurs. Deux poupées, des jouets qui coupent, des litres de sang et puis quelques invités et soldats flics sur le côté prêts à entrer dans le jeu. C'est un massacre, la vilaine inconnue va tous les tuer les uns après les autres. On ne ressort pas vivant de cette maison hantée par la disparition de l'homme aimé. Mère faucheuse, sorcière, âme vengeresse toute de noir vêtue : Béatrice Dalle livre une performance de folie et se révèle aussi drôle qu'inquiétante selon les situations. Car oui, on rit beaucoup pendant tout le film. Non pas parce que c'est raté mais parce que les réalisateurs ont pris leur pied à faire dans le supra-gore et que leur plaisir est communicatif. Très rapidement, ce bain de sang devient jubilatoire et l'inventivité des massacres, non dénués d'un redoutable humour noir, méritent les applaudissements. Portés par leur audace, les deux réalisateurs se permettent toutes les fantaisies les plus gores pour donner la nausée à leurs spectateurs. Peu importe la peur, le sang, la photographie sublime ou même le scénario : A l'intérieur est une pure boucherie, un plaisir ultime gorissime qui séduira tous ceux qui n'ont pas une âme trop bien pensante. Les 1h20 passent extrêmement vite et on en redemande volontiers. Une franche réussite.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma - Communauté : critique en tout genre
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Recherche

Playlist du moment

En interview

yhe interview

Contact

Mon mail (mettre "@" à la place de "[at]") :

tadahblog[at]hotmail.fr

Restons connectés dans le monde virtuel :

 



Syndication

  • Flux RSS des articles

Présentation

Soutenez General Bye Bye !

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés