Crédit Photo : Diaphana Films
C'est l'été dans un coin perdu de la Beauce. Une famille cherche ses marques alors que la maman est morte. Le père (Serge Riaboukine) est resté un gosse et continue de se
régaler devant des films de son idole Charlie Chaplin. Il écrit des contes pour enfants assez foireux et peine à se reconstruire. Il vit avec sa fille et ses deux fils. La fille,
Emma (Florence Loiret), travaille dans une boutique de jouets et attend des jours meilleurs. Elle s'ennuie et n'a pas encore trouvé l'amour. Le frère ainé, Julien (Hubert
Benhamdine), a eu une sorte de coup de foudre pour une libraire. Elle s'appelle Olga. Il ne sait rien d'elle, ils ont juste échangé deux mots lorsqu'il lui a acheté un livre.Mais cela
lui suffit pour rêver d'une amourette. Julien passe également beaucoup de temps avec son amie d'enfance, Alice (Nathalie Boutefeu) ,qui fait des claquettes et vit une
relation compliquée avec un blondinet un peu salaud sur les bords.Le frère cadet est tout petit et découvre Chaplin sur son téléviseur. Le temps d'un été, ils vont évoluer et essayer de faire
face à leurs différents tourments intérieurs.
Ce qui marque de suite dans Le chignon d'Olga c'est son extrême pudeur. La maman est morte mais cela nous est amené de la façon la plus subtile qui soit. Jérome
Bonnel refuse de sortir les violons et préfère la légèreté à la gravité. Tous ses personnages sans maman sont comme des enfants abandonnés incapables de grandir. Julien et Alice
entretiennent une relation très enfantine et gèrent leurs histoires d'amour personnelles comme des gosses. Surtout Julien qui craque pour Olga comme un petit garçon qui serait amoureux en secret
de sa maitresse. Le ton doux amer du film séduit et les scènes cocasses ne manquent pas (la pseudo intrigue lesbienne, les méthodes de drague débiles de Julien...). Ce premier film laisse
présager un univers peuplé de personnages simples, dans des décors simples face à des problèmes parfois complexes mais qui ne les empêchent pas de vivre tranquillement. Ce que l'on pourrait
reprocher à Bonnel c'est de livrer au final une première oeuvre sans grande originalité, sympathique mais pas marquante. Le chignon d'Olga est un agréable moment
de cinéma, bien interprété et qui fait preuve d'une belle tendresse. Mais il s'oublie assez facilement...
Derniers Commentaires