Crédit Photo : Sony Pictures Releasing France
Jude (Jim Sturgess) est un docker de Liverpool qui n’a jamais pu rencontrer son père. Il décide un jour de partir pour les Etats-Unis avec l’espoir de le retrouver et de se
consacrer à sa passion : l’art pictural. A peine arrivé, il se lie avec une bande de mecs sympas et un peu délurés et se trouve une coloc dans un bel appart où réside une rock star
ambitieuse. Nous sommes en plein dans les années 60, les manifestations étudiantes s’accumulent dans les rues, la liberté
sexuelle est de mise, le Vietnam traumatise…Jude croise le chemin de Lucy (Evan Rachel Wood) dont le petit ami est mort à la guerre. Entre eux commence une romance
passionnée. Ils ont trouvé l’un en l’autre un partenaire de rêve et d’idées…mais cet idéal sentimental survivra-t-il face à une société en pleine révolution ?
Across the Universe s’ouvre de façon on ne peut plus magique et prenante sur la petite bouille de Jim
Sturgess. L’acteur est doué , doté d’une belle voix, d’un charisme naturel. Il nous plonge dans son récit avec aisance et on se laisse aller sur ces reprises des Beatles un brin
aseptisées. On se met à espérer le meilleur avec des plans maitrisés et des séquences très originales et inspirées. Mais rapidement, quelques imperfections viennent se greffer. Il y a d’abord ce
personnage de Lucy, un peu trop sage, redondant, voire à certains moments carrément lourd et caricatural. Evan Rachel Wood nous a habitué à mieux en matière d’interprétation.
Certains personnages ne semblent être que des prétextes pour caser quelques chansons (intrigue de la pom-pom girl lesbienne très sous exploitée) et quelques dialogues (entre le couple) et
situations (les scènes de la Rock Star sont souvent ridicules) frôlent un niveau soap de basse qualité.
Et pourtant…Across the Universe parvient souvent à décoller et à emmener le spectateur très haut. Doté d’un véritable univers visuel, bourré de
bonnes idées, ce long-métrage atteint la plupart du temps un niveau de grandeur assez bluffant. On se laisse guider d’un morceau à un autre, on est soufflé, touché par l’émotion que suscitent les
chansons. Voilà une petite œuvre fragile, inégale mais qui ne manque pas de charme et devrait susciter quelques passions parmi ses spectateurs.
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