Crédit Photo : Cinéma Public Films
Hamid (Abel Jafri) est coursier pour un réseau de trafiquants qui, en apparence, œuvre pour réaliser de belles choses en Algérie. Après deux années passées en prison, il a
du mal à gérer son stress et aimerait repartir à zéro, vivre plus sereinement avec la femme qu’il aime. Mais voilà qu’un appel va tout changer : un homme qui prétend être son frère (qu’il
n’a pas vu depuis plus de trente ans !) le somme de le rejoindre. Leur mère est à l’hôpital, prête à mourir. Hamid rejoint donc Louis (Kader Boukhanef), qu’il soupçonne
d’être plus un flic que son frère. Les rapports entre les deux hommes sont froids, ils peinent à (re)trouver une complicité. Mais alors qu’ils assistent aux funérailles de leur mère et
replongent dans leur passé, des liens inattendus se créent. Comme son frère, Louis semble avoir des problèmes avec la justice. Ces deux âmes blessées, perdues entre le monde occidental et
oriental vont essayer de trouver des solutions…à moins que les dés soient déjà jetés…
Distribué dans deux salles lors de sa sortie, L’autre moitié bénéficie d’une exploitation très discrète. Voici un film modeste qui évoque
avec autant de maladresses que de subtilités, les rapports complexes entre deux frères séparés et expatriés. Deux hommes en marge de la société, baignant dans des affaires troubles et à la
personnalité bien affirmée. Rolando Colla dirige fabuleusement son tandem d’acteurs doués et transmet avec beaucoup de finesse une émotion brutale et pudique. Si de temps en
temps, quelques longueurs se font sentir, le film recèle de petits moments d’une belle intensité. On est ainsi séduit par l’étonnante sensualité de certains plans, par les oppositions et les
rapprochements (passionnés donc passionnants) des personnages. Si L’autre moitié n’invente rien, il n’en est pas moins un film réussi entre dame familial et social.
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