Crédit Photo : SND
Isabella Swan (Kristen Stewart) ,dite Bella, est une adolescente ordinaire qui se retrouve à cohabiter avec son père dans la petite bourgade de Forks. Cela fait déjà
quelques temps que ses parents sont séparés et apparemment aussi un bail que Bella n'a plus vu son paternel. Le lien familial est fragile et la rentrée s'annonce difficile pour la jeune fille.
Nouveau lycée, nouvelles connaissances...Alors que les élèves lui réservent un accueil assez chaleureux, Bella regrette sa solitude. Et puis voilà qu'elle aperçoit Edward (Robert
Pattinson). Un ado mystérieux et diablement beau. Progressivement, la jeune fille va découvrir qu'Edward n'est vraiment pas comme les autres. Car il est un vampire. Mais pas un vampire
dangereux, un vampire "végétarien" (il ne se nourrit que du sang d' animaux). Alors que les deux adolescents vivent un coup de foudre dangereux (dès qu'Edward s'approche trop de Bella, il est
tenté de la mordre) , d'autres vampires bien plus monstrueux qu'Edward se mettent en tête de faire de l'héroine leur dessert...Début d'une saga.
Phénomène retentissant aux Etats-Unis, plan marketing infaillible : Twilight Chapitre 1 sort dans les salles en ce début 2009 avec la promesse de tout faire sauter au box
office. Cela faisait longtemps que nous n'avions plus eu de blockbusters adolescents et générationnels, il fallait donc que j'aille y jeter un oeil. Dans la salle de cinéma : une horde
d'adolescentes qui se mettront à gémir quand débarquera le personnage d'Edward à l'écran. Et qu'on se le dise : la seule présence de son interprète, Robert Pattinson semble
justifier d'aller voir le film. C'est le nouveau minet star, le nouveau héros romantique pour minettes en mal d'amour. Son physique de jeune premier faussement rebelle allié à un certain charisme
aide Twilight à tenir la route. Car franchement que serait le film sans cet acteur qui ne tardera sans doute pas à recevoir des culottes de fans ? Ben, pas grand chose. Déjà, le
scénario de Twilight est supra-léger, sans surprises ni originalité. Une resucée de Roméo et Juliette version teen-emo. Mais surtout, le nouveau
long-métrage de Catherine Hardwicke (réalisatrice deThirteen et Les seigneurs de Dogtown, quand même ! ) accumule les fautes de goûts.
Vampires aux maquillages surfaits et au look ridicule, ralentis lourdingues, réalisation pitoyable (la caméra part dans tous les sens et les plans d'une incroyable laideur se succèdent), seconds
rôles bâclés...Et pourtant, les 2h10 passent plutôt vite. Là encore, c'est grâce à Robert Pattinson, fantasme ambulant qui habite ou hante chaque plan. Il réussit l'exploit de
débiter avec une certaine crédibilité des dialogues d'une niaiserie hallucinante (en même temps, il pourrait lire une boite de céréales qu'on dirait que c'est fabuleux). A défaut d'être un
véritable film fantastique, Twilight serait alors comme une hallucination. Une oeuvre qui ne se refuse rien. Emblématique est ce passage où Edward confesse
écouter la musique de Debussy. Débarquent alors des scènes incroyables où le vampire et sa belle grimpent dans les arbres et tombent amoureux en deux minutes chrono. Le
sommet est atteint lors d'un passage où Edward joue du piano dans une salle sombre devant le regard attendri de Bella. Un kitsch revendiqué, de la guimauve élevée au rang
d'art. Rares seront donc les adultes à comprendre ce phénomène américain. Mais les ados (majoritairement les filles et les garçons sensibles) y trouveront sans aucun doute l'occasion
d'assister à une love story entre chasteté et désir. Se complaisant tellement dans ses effets tocs et ses situations sirupeuses, se reposant sur les épaules d'un poster boy,
Twilight finit bien par fasciner. A voir par curiosité, pour vibrer (si vous vous sentez encore en phase midinette) ou rigoler (il y a longtemps que je ne m'étais pas autant
poilé pendant une séance).
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