La fin de la saison 4 avait provoqué la surprise en nous laissant découvrir nos Desperate Housewives cinq ans plus tard. Une excellente idée pour insuffler du souffle dans un soap qui
tournait un peu trop en rond ? C’est ce que beaucoup ont pensé. La saison 5 nous présente donc une Gabrielle maman et plus aussi sexy qu’avant, ayant des problèmes d’argent et composant avec
son mari aveugle ; Bree pour sa part est devenue une grande working girl auréolée de succès ; les Scavo doivent subir les dérives d’un des jumeaux ; Susan refait sa vie loin de
Mike après un douloureux accident et Edie revient à Wisteria Lane avec un nouveau compagnon très étrange, Dave Williams.
Les premiers épisodes réjouissent, nous savourons les évolutions des personnages et la flopée de nouvelles intrigues qui les
accompagnent. Malheureusement, progressivement, on sent que les scénaristes ne savent de nouveau plus trop quoi faire de leurs personnages. Carlos et Gaby redeviennent riches et on recycle des
intrigues déjà vues. Pareil pour l’éternelle valse professionnelle entre Lynette et Tom…Et que dire de l’intrigue centrale autour de Dave Williams ? Pourquoi les scénaristes tiennent-ils
autant à nous resservir chaque année un personnage dérangé ? Pour ma part, la sauce n’a pas pris avec Dave. Intrigue trop prévisible, redondante.
Reste pourtant bien de nombreux points positifs. Si les scénaristes ne savent pas toujours quoi faire de leurs personnages, ils parviennent toujours à délivrer des épisodes extrêmement bien écrits et orchestrés. Chaque épisode explore un thème avec brio et je dois avouer que j’ai ris face à de nombreuses situations improbables et dialogues bien sentis. Je me suis également réjouis de l’évolution du personnage de Bree, plus sombre et égocentrique. Et le quatuor amoureux Susan/Mike/Katherine/Jackson a plutôt bien fonctionné.
Je pense que de nombreux fans de Desperate Housewives se sont habitués au fait que la série n’est pas parfaite. C’est un mélange de
scènes brillantes et de moments dégoulinants de bons sentiments pour émouvoir la famille. Un mélange de provocations et de discours consensuels. Si le show est un peu schizo, parfois décevant, il
n’en reste pas moins un soap ponctué de fulgurances. Attention à ne pas exploiter trop longtemps le filon néanmoins, il faut parfois savoir s’arrêter quand on a fait le tour du sujet…
Copyright Photos : ABC
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