Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 17:53



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UN FILM DE DAVID MACKENZIE

 

Nikki (Ashton Kutcher) est une bombe sexuelle et il le sait. Très sûr de lui, séducteur, manipulateur, il arpente les soirées branchées. Entre deux plans cul avec des minettes, il recherche des femmes riches chez qui squatter. Il jette ainsi son dévolu sur Samantha (Anne Heche) dont l’appartement trône en haut de Los Angeles. Si la femme lui résiste dans un premier temps, elle finit par succomber au charme calculé du jeune éphèbe. Donner de son corps pour profiter d’un quotidien fait de luxe ne pose aucun problème à Nikki…jusqu’à ce qu’il rencontre une séduisante serveuse (Margarita Levieva) qui refuse ses avances. Pour la première fois, une fille semble insensible à son charme. Il ne lui en faudra pas plus pour tomber amoureux et peut-être envisager une nouvelle vie moins superficielle…

 

David MacKenzie s’offre une virée à L.A. pour nous proposer une tranche de vie romantique et cynique. Après avoir fait de Ewan Mc Gregor une bête de sexe dans Young Adam et avoir dévoilé le potentiel érotique de Jamie Bell dans My name is Hallam Foe, le réalisateur fait d’Ashton Kutcher une bombe sexuelle ultime. Coupe de cheveux légèrement décoiffée mais toujours maitrisée, petites pinces accrochées au pantalon, hauts laissant deviner un corps musclé sec, tête de minet mais regard coquin…Difficile de ne pas baver devant cette contemplation de la beauté plastique masculine. Très à l’aise dans son rôle de Play Boy, Ashton Kutcher joue de son côté homme enfant avant d’exhiber son torse imberbe et de se livrer à des parties de jambes en l’air effrénées. On a tous en nous un côté superficiel qui nous pousse à admirer, ne serait-ce que l’espace d’un instant, ce genre de créature de rêve. Les garçons hétéros ne seront pas en manque non plus avec quelques jolies filles, elles aussi généreusement exhibées. Mais le cinéaste a clairement fait de l’érotisation du corps masculin sa marque de fabrique.



 

Nikki est donc irrésistible et il enchaine les manipulations et les tromperies. C’est un joueur, un jouisseur, qui ne pense qu’à son intérêt, son plaisir personnel. La liste des filles dont il a abusé de la confiance est longue et les cœurs brisés ne se comptent plus. On aimerait bien le détester mais sa moue diabolique finit toujours par avoir le dernier mot. Mais à part son physique, Nikki n’a pas grand-chose. Pas de conversation, pas trop de curiosité et pas vraiment de cœur. Sa beauté glacée va se briser au contact d’une serveuse qui se révèlera être aussi manipulatrice que lui. La belle inaccessible va lui faire tourner la tête au point qu’il va songer un temps à changer de vie. On pense alors à des films comme Hors de Prix où seul importait le désir du luxe avant la rédemption.

 

La première partie du film, ouvertement superficielle et cynique laisse place à une seconde partie plus sensible et romantique. Toy Boy y perd alors un peu de sa verve. David MacKenzie boucle son œuvre comme une simple tranche de vie alors qu’on s’attendait à davantage de sensations fortes. Mais le divertissement reste assuré haut la main et l’ensemble est franchement bandant (n’ayons pas peur des mots). Nikki nous apparaît au final comme assez pathétique. L’éphèbe irrésistible réalise qu’il n’a pas autant de choix dans sa vie qu’il ne le pensait. La beauté est une arme qui ne dure qu’un temps.

 

Film sorti le 08 juillet 2009

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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