Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 20:35


avatar french

UN FILM DE JAMES CAMERON

 

Conditions de visionnage : vu au MK2 Nation à Paris, en 3D vost. On a beau dire ce qu’on veut, les lunettes donnent encore un peu mal à la tête pour un film de 2h40…et pas toujours évident de lire les sous-titres et de contempler les images en même temps. Histoire de découvrir le film dans des conditions idéales, j’avais avec moi des bonbons et du soda :p

 

Jake Sully a perdu l’usage de ses deux jambes et doit aussi faire face à la mort de son frère, brillant scientifique disparu trop tôt. Jake est alors recruté pour prendre sa place dans une mission de grande envergure. Il se retrouve expédié à des années lumières de la Terre, sur Pandora. L’atmosphère de ce nouveau monde étant toxique, pour y pénétrer un système d’avatar a été mis en place. Les hommes prennent ainsi ,grâce aux technologies, une nouvelle identité, un nouveau corps semblable à celui des habitants de Pandora, les Na’vi. D’abord apeuré par l’idée de ne pas être à la hauteur, Jake va vite jouir de la liberté que lui offre son avatar. Dans son « autre vie », il peut à nouveau marcher, courir, tenter de devenir un héros ou tout simplement quelqu’un. Mais il n’est pas là pour se faire plaisir : on attend de lui qu’il apprivoise le peuple Na’vi en vue de le faire bouger de sa propre terre ! En effet, les chercheurs et militaires présents espèrent prendre possession de Pandora où se trouve un minerai rarissime pouvant résoudre la crise énergétique terrestre. Et pour cela, ils seront prêts à avoir recours à la violence. Conscient de son objectif, Jake agit en bon petit soldat. Mais il finit par tomber amoureux de la nature, de ce nouveau peuple apaisé et en particulier de la belle Neytiri…

 

Evènement cinématographique ayant bénéficié d’une colossale promotion, Avatar fait partie de ces films qu’il « faut voir » si on s’intéresse un minimum au cinéma. Pour ma part, j’avoue avoir largement trainé les pieds, la bande annonce comme les visuels du film me rebutant, tout comme son pitch élémentaire. J’ai un problème avec le grand matraquage publicitaire, ça me coupe souvent l’envie de me déplacer. Mais parce que je ne veux pas mourir idiot ou faire mon blasé, je me suis enfin motivé à aller voir la bête. Surprise : dès les premières minutes, on est emportés dans l’univers créé par Cameron et son équipe. On est excités, un peu comme au moment de l’embarquement pour une attraction de fête foraine. J’avoue avoir été bluffé par les premières images, la profondeur de champ, le sens du détail. Le travail fourni laisse sans voix et il est évident qu’Avatar marque un certain tournant technologique dans l’histoire du cinéma dit de divertissement.

 


avatar-worthington

Divertissant, le film parvient à l’être malgré sa durée de plus de 2h40 (on s’ennuie quand même un peu parfois). La grande idée du projet tient justement dans cet aspect d’avatar. Comme Jake Sully, le spectateur découvre un nouveau monde avec ses codes et ses créatures étranges. Cameron opte pour un point de vue souvent subjectif et permet une folle immersion. On dépasse largement le cap du simple film pour vivre une expérience visuelle et sensorielle, on se laisse emporter par la magie, on découvre un nouvel univers avec des yeux d’enfants. Le plus amusant est que finalement c’est un retour aux sources que propose le long-métrage. Car on va surtout s’émerveiller, s’enivrer de la beauté et de la richesse de la nature. Le thème majeur du film est d’ailleurs l’opposition entre la nature et l’homme obsédé par le progrès, par l’argent. Cameron prône un retour au naturel avec une débuache d’effets spéciaux. La technologie devrait donc être au service de la nature et non l’inverse ?

 

Le scénario est sans aucun doute le gros point faible de l’affaire. Souvent le film m’a fait penser à une version blockbuster et aseptisée du Nouveau Monde de Terrence Malick. Avec plus d’action, moins d’émotion, et une absence certaine de subtilité. Il faut toutefois reconnaître que si l’histoire est bien connue , elle reste universelle. Elle fonctionne même si de nombreux clichés ou situations attendues font leur apparition. On pourrait chipoter sur des tas de choses mais à quoi bon se prendre la tête : le plaisir est là, on s’amuse, on vit une aventure.

 


avatar fille

En tout cas, Avatar est souvent moins linéaire qu’il n’y parait. Chacun pourra vivre l’expérience à sa façon, être émerveillé ou rebuté par l’esthétique du film (souvent kitsch, notamment avec toutes ces lumières flashy la nuit, on a l’impression d’être dans un club gay). Et puis c’est un héros attachant que met en scène James Cameron. Sam Worthington est parfait en jeune homme handicapé qui retrouve goût à la vie, qui devient un héros dans la peau de l’avatar alors que dans son monde à lui il n’est rien ou si peu.

 

Enthousiaste pendant les deux premiers tiers du film, j’ai quand même bien décroché sur la fin. Les longues scènes d’action m’ont ennuyé (j’ai un vrai problème avec ça, les scènes de guerre me fatiguent). Au final, Avatar témoigne d’une fulgurante avancée technologique et provoque bien du plaisir. On aimerait juste que cette technologie soit mise au service d’un scénario plus fouillé et un peu moins formaté. Jamais content ? :)

 

Film sorti le 16 décembre 2009

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Par Voisin Blogueur - Publié dans : Le blog cinéma
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