Pour ce premier billet de Gay Geek in Paris, j’ai décidé de tester pour vous un des lieux gays les plus populaires de la capitale : le Cud. Situé au
12 rue des Haudriettes dans le 3ème arrondissement (Metro : Rambuteau), ce bar accueille une population assez diverisfiée.
LA TENUE DE COMBAT

On débute avec un grand classique : la chemise bleue. J’ai les yeux bleus, c’est mon arme principale pour draguer, je ne lésine donc jamais sur les hauts assortis pour partir sur une
bonne base de chasse. Chemise bleue à carreaux, c’est un peu à la mode en ce moment, ça fait un poil geekos et cool. Petit jean slim pour le bas et au niveau des sous-vêtements un caleçon
flottant à carreaux bleus et blancs (vous noterez qu’il est assorti à la chemise ;)
ETAT A L’ENTREE
Relativement sobre, bu un petit verre tranquillement chez moi en écoutant le dernier album de Lone. J’arrive devant le Cud aux alentours de 3h du matin. C’est généralement l’heure idéale pour y aller le week end. Il faut savoir que les gays parisiens qui sortent beaucoup font généralement une sorte de « circuit ». Ils vont d’abord à L’open Café ou au Carré, puis au Raidd Bar (je reviendrai sur ces lieux prochainement). Le Cud c’est donc un peu l’endroit où l’on finit la nuit et par déduction l’endroit où tout le monde est souvent pas mal éméché et en mode grosse drague (il faut serrer avant le lever du soleil).
LE CUD : LE TEST

Les videurs à l’entrée sont plutôt sympas, ils grognent un peu (comme partout) sur les fumeurs pour qu’ils ne fassent pas de bruit. A noter que le fumoir est aménagé à l’extérieur du bar , juste
à gauche, dans un petit passage. Le fumoir c’est souvent un must pour draguer : espace réduit, plus facile de se lier, on donne ou on se demande des clopes, on se lance des regards et les
conversations sont très vite engagées. En plus vu que l’espace est réduit, on entend ce que tout le monde raconte et il est très facile de s’insérer dans une discussion. Bref les fumeurs partent
favoris pour ne pas repartir seuls.
J’entre dans le bar (ce n’est pas la première fois que j’y vais, je précise). Le cud est un bar en sous sol, on descend dans une sorte de cave (je déteste cette idée de cave pour les endroits gays, c’est d’un glauque mais bon). A l’étage, un bar où sont servies des boissons soft et des alcools forts (pour les bières il faut aller en bas). Petit bar où il y a généralement peu de mecs. A l’étage aussi les toilettes (un pour les filles, un pour les mecs, mais les mecs vont chez les filles, l’endroit étant fréquenté à 95% par des personnes de sexe masculin). Des toilettes très petits, pas forcément super clean mais cela reste décent. Pour finir avec le tour de l’étage, quelques fauteuils placés, des écrans sur lesquels sont projetés des clips de pop et de rnb. La musique qui passe à l’étage est généralement celle des clips. D’expérience, je peux dire que draguer à l’étage est déconseillé. C’est souvent là que l’on trouve les plus gros lourds et les tarés, ainsi que les mecs les moins jolis. C’est néanmoins une bonne place stratégique une fois que vous avez trouvé quelqu’un. Il y a moins de bruit, c’est plus intime.
Je sens que vous êtes curieux et que vous voulez savoir ce qu’il se passe dans la cave J Rien de trash. On descend, on peut choper au passage quelques gratuits gays souvent drôles, il y a un vestiaire pour poser ses affaires. Et on arrive dans la cave. Ce niveau -1 est scindé en deux. Sur la gauche, un bar et une piste de danse avec un dj qui mixe plus ou moins. Sur la droite, un autre bar, des places assises. Les gens vont généralement de gauche à droite , en espérant trouver leur garçon de la soirée. Voilà il faut le dire : on va au Cud en général pour dragueur ou mater, le climat est plutôt cash. Au bout de quelques jeux de regards, on s’aborde et on voit si le courant passe. Les histoires qui débutent ici se développent rarement sur la durée (mais il y a toujours des exceptions hein).
Du côté de la musique, le niveau est peu élevé qualitativement. C’est un reproche que je ferai sans doute à la majorité des bars et lieux de clubbing gay parisiens : une musique dance, pop, electro pas très sophistiquée, playlist savamment concoctée pour plaire au plus grand nombre. Ce n’est pas ici qu’on va se déhancher sur du Joy Division, qu’on se le dise. D’ailleurs, je n’ai jamais dansé là bas. Les gens qui dansent sont forcément plus exposés au regard des autres, et quand on y va comme moi seul pour draguer, se déhancher tout seul peut paraître un poil ridicule. Mais le ridicule ne tue pas dans le coin. Le cud est souvent un bar pris pour cible par les gays bobos et élitistes. Ils vous diront qu’on y croise des gens vulgaires, qui dansent sur de la musique vulgaire et qui s’emballent sur la piste de danse de la façon la plus vulgaire possible. Ils n’auront pas totalement tort : on trouve de véritables énergumènes et de gros exhibs qui se galochent de façon parfois dégoûtante. Oubliez la piste de danse si vous voulez vous la jouer classe.
Mais si on trouve des gens peu raffinés en ces lieux, on trouve aussi de très jolis garçons, certains étant comme on dit « hors milieu » (comprendre qui ne passe pas sa vie dans le Marais et qui n’est pas entouré d’amis langues de putes). Oui,j’ai vu des garçons tout simplement magnifiques le soir où j’y suis allé. L’avantage du Cud est qu’il y en a vraiment pour tous les goûts : jeunes minets qu’on devine imberbes, petits barbus un peu hype, trentenaires sexy, vieux messieurs en costume prêts à payer leur verre... Vous aurez l’embarras du choix et si vous êtes timide, ne vous inquiétez pas : les gens se jetent à l’eau assez facilement. A noter que le Cud est prisé par un bon nombre d’étrangers de passage à Paris. C’est une info essentielle pour tout amateur d’étudiant Erasmus. Quoi de plus sexy et romantique qu’un petit flirt en VO : on voyage !
Pour finir, l’entrée est gratuite et le prix des consommations est le même que dans les discothèques parisiennes (j’ai payé ma Vodka Red Bull environ 8 euros).
En résumé : pour ceux qui veulent draguer et trouver un partenaire d’un soir parmi un large choix (attention en cas de non satisfaction, vous ne serez pas remboursés).
EPILOGUE
Soirée « carton plein » (yeah !). On m'accoste pour me dire que je suis mimi et que je ressemble à Daniel
Brühl (ce n'est pas vrai mais ça fait toujours plaisir). Bref flirt avec un jeune allemand présent à Paris pour le week end (bisous et échange de MSN pour se revoir un jour, qui
sait…). Fin de soirée dans les bras d’un espagnol sexy. Si toutes les soirées pouvaient être aussi prolifiques…
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