Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 14:53


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L’exploration des lieux gays parisiens continue et cette semaine je suis encore allé dans un des bars les plus connus de la capitale : le Raidd Bar. Situé au 23 rue du Temple dans le Marais (4e – Métro Rambuteau), c’est un endroit central et parfaitement adapté aux cinéphiles gays du samedi soir (le Raidd Bar étant situé pile en face du cinéma le Nouveau Latina). Heure idéale pour y aller en week end : 23h30-minuit, c’est là que ca commence à bouger.

 

ETAT A L’ARRIVEE

 

Un peu ivre, pas très motivé. Tenue sobre : chemise blanche, veste en cuir, jean Levis et chaussures de ville. J’ai peur de ne pas rentrer car j’ai pris une douche juste avant et que je me suis mis du shampoing dans les yeux, devenus alors rouges. Loser.

 

LE RAIDD BAR : LE TEST

 
raidd bar gay paris scotsalot

raidd bar paris gay

Rentré sans grande difficulté, la demoiselle avant moi ne pourra pas en dire autant. Le videur lui fait remarquer que c’est un bar pour les garçons, qu’il n’y a pas de place pour elle. Le week end, ils sont plus fermés : beaucoup de monde, c’est le moment de la grosse drague, les filles à PD n’ont plus trop leur place. L’entrée est gratuite, ce qui est un grand plus. Quand on entre on trouve une multitude de garçons et d’hommes debout, quelques places pour s’asseoir. La pièce est scindée en deux : à gauche quelques personnes dansent un peu (la musique est house, dance, rien de bien transcendant mais rien qui ne casse les oreilles non plus) , à droite les gens boivent leur verre. Au fond il y a un bar. A noter que tous les serveurs sont torses nus et musclés. Parfois les barmen sont des pornstars. Je ne suis pas prêt d’oublier la fois où je me suis fait servir un whisky coca par Brice Farmer (j’avais vu un de ses films pornos le matin-même, c’était très étrange de le retrouver en face de moi).

 

Les prix des consommations sont un peu élevés le week end (quelque chose comme 7,50 euros le Monaco 50 cl). La décoration est assez moderne, un côté un peu froid, carré, qui retrouve un peu de gaieté avec les jeux de lumière. Mais si le Raidd Bar est un lieu phare du Paris gay, c’est avant pour sa douche. Environ toutes les heures, sur le côté droit, un jeune homme débarque en maillot de bain dans une cabine de douche éclairée. Il se lave en prenant des poses lascives et finit par se mettre à poil. L’ambiance est bon enfant, les « shower boys » s’amusent à coller leurs fesses sur la vitre qui sépare la douche du public. Et la plupart du temps le spectacle se finit par une masturbation avec un air aguicheur et une expression  du style « je suis trop fier de ma bite, regardez-là ». Excellente et improbable idée que cette douche exhib, ça donne tout de suite au lieu un côté décalé et sexy.

 

L’ambiance est à la chasse, la clientèle diversifiée. On trouve aussi bien des trentenaires que des étudiants, une bonne quantité d’étrangers, des garçons sages et paumés comme des habitués du Marais. Il me semble qu’il y avait pendant un certain temps au niveau -1 un espace pour baiser, mais il n’existe plus. Désormais il y a juste un bar, le vestiaire (où on vend des sucreries, des caleçons et du Poppers), les toilettes et surtout le fumoir. Encore une fois, le fumoir est l’endroit où il faut être pour faire des rencontres plus facilement. On entend généralement la majorité des conversations, les interactions se font très vite. Et alors que je pensais partir pour une soirée en mode loser, je me retrouve à me faire draguer par un séduisant trentenaire. Il insiste pour me payer un verre, il est chirurgien et assume son homosexualité depuis peu (il a peut-être quitté sa femme il y a trois mois). Il essaie rapidement de m’embrasser mais je refuse : « c’est trop vulgaire d’embrasser ici ». Je me contente de lui prendre discrètement la main (avoir vu Bright Star quelques jours auparavant m’a donné de petites idées mignonnes).

 

Finalement on part ensemble du bar vers 3h du matin (heure à laquelle généralement les gens partent ou poursuivent leur nuit de drague en allant au Cud). En sortant je croise l’espagnol avec qui j’avais passé justement une nuit lors de mon test du Cud. Le monde est vraiment petit.

 

EPILOGUE

 

Une nuit avec un gentleman. On va chez lui en taxi, il ne vit pourtant pas très loin. Je pénètre dans son vaste 200m2 et fait semblant de ne pas être impressionné. La suite est censurée ;) Je pars au petit matin, après un jus d’orange et une cigarette. Je ne donne pas mon numéro et ne demande pas le sien : j’ai d’autres bars à tester pour ma chronique et les mecs en instance de divorce, ce n’est pas forcément mon truc :p


Copyright Photo : scotsalot

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Gay Geek in Paris
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