
On ne présente plus Sherlock Holmes, personnage créé par Conan Doyle et qui a connu de belles heures au cinéma (il y aurait plus de soixante films narrant les
histoires du fameux détective). Les éditions Wild Side resortent aujourd’hui de leur chapeau magique quatre classiques signés par le réalisateur Roy William
Neill, avec dans le rôle de Holmes l’acteur Basil Rathbone. Soit quatre enquêtes à savourer dans un beau noir et blanc, avec tout le charme des films des années
40.
Je me suis enchainé les quatre films pendant un long voyage en train et je dois avouer que j’y ai pris un énorme plaisir. On plonge directement dans les intrigues, on s’amuse de l’association entre Holmes et son cher Watson (toujours aussi maladroit, peu sur de lui, un peu candide et très attachant), de l’ingéniosité du détective, toujours classe et lucide, work addict au possible, à la vie privée quasi-inexistante.
Sorti en 1943, Sherlock Holmes et l’arme secrète plonge notre détective dans une affaire en totale symbiose avec l’époque. Holmes doit en effet voler au secours d’un professeur
ayant fabriqué une nouvelle bombe pour les alliés, bombe très convoitée par les forces allemandes. La Gestapo en a après lui, il finit par disparaître. Une course contre la montre a alors lieu
entre notre héros et l’ennemi, incarné par le terrible Moriarty. Entre charme et suspense, avec une véritable valeur historique, le film séduit de bout en bout.
Dans Le train de la mort (sorti en 1946), Sherlock Holmes doit veiller à la protection d’un diamant très précieux courtisé par de nombreux voleurs pendant un voyage. Très vite,
le diamant disparaît et le détective mène l’enquête à bord du train. Tout le film durant on sera sur les rails pour une intrigue pleine de rebondissements, ludique, où le crime peut surgir à tout
moment d’une cabine à l’autre.
Dans La Clef (aussi sorti en 1946), il est question de mystérieuses boites à musique. Des gens sont prêts à tout pour les obtenir, même à tuer. Holmes cherche à percer le
mystère et se dévoile comme un fin mélomane. L’intrigue est assez classique mais une fois encore le charme, le suspense, l’amusement font rage. Cette saga est définitivement additive, sans qu’on
puisse vraiment expliquer pourquoi. On a juste envie de rester des heures à suivre les mésaventures de Holmes.
Mon film préféré est sans hésitation La femme en vert (sorti en 1945). Sherlock Holmes se retrouve face à une série de meurtres terrifiants, sans liens apparents. Le tueur
découpe un doigt sur chaque victime…On est ici face à un scénario passionnant qui peu à peu nous emmènera vers une association d’hypnotiseurs. Hypnose et cinéma font souvent bon ménage, c’est le
cas pour ce nouveau volet obsessionnel et étrangement érotique. Un film très fort, qui dérange sans que l’on puisse se l'expliquer. Et on y trouve surtout un personnage de femme fatale qui grâce
à l’hypnose pousse n’importe qui au crime. On est pas prêts d’oublier son charme diabolique, sa voix et ses gestes sensuels qui entrainent les hommes à leur perte alors que tout devient
trouble. Un must.
Pour le charme de ses interprètes et le côté classieux / old school de l’entreprise, pour ses intrigues pleines de suspense et de surprises, ces quatre Sherlock Holmes sont à (re)découvrir d’urgence. Chacun durant à peine plus d’une heure, il n’y a de place que pour le divertissement et le plaisir (jamais coupable).
DVDs en vente dès le 3 mars 2010 aux éditions Vintage Classics de Wild Side.
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