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Bella (Kristen Stewart) est folle amoureuse d’Edward (Robert Pattinson). Mais Edward est un vampire, il ne vieillira jamais contrairement à elle. Au bonheur
d’être amoureuse s’est progressivement instauré en elle l’angoisse de perdre l’homme de sa vie. Restera-t-il vraiment avec elle, même le jour où elle sera une grand-mère ? Aux peurs
sentimentales s’opposent les représailles éventuelles de vampires qu’Edward avait affronté dans le premier épisode de la saga. Sortir avec Bella est quelque chose de dangereux. Edward est bien
conscient qu’il risque de provoquer sa mort sans le vouloir. Bella semble pourtant se ficher des risques, elle l’aime à en perdre la tête. Alors quand Edward décide de partir loin et de mettre un
terme à leur relation, c’est le drame. La jeune fille plonge dans une dépression, devient une asociale. Le souvenir de son ex la hante, elle a l’impression de le voir partout, pourtant il a
bien disparu…Progressivement, son ami Jacob (Taylor Lautner) va gagner de l’importance dans sa vie. Toujours là pour lui changer les idées, pour l’épauler, l’ancien garçon aux
cheveux longs un peu renfermé dévoile de nouvelles facettes. Devenu très athlétique, sûr de lui, il décide de tout mettre en œuvre pour faire tomber Bella dans ses bras. Mais si la demoiselle est
loin d’être insensible à ses charmes, elle ne peut s’empêcher de penser que quelque chose cloche. Jacob a trop changé, s’est entouré de nouveaux amis très bizarres. Dans le même temps, des
loups garous font leur apparition…
Véritable phénomène chez les adolescentes, succès surprise en salles avec le
premier volet, Twilight dévoile son deuxième épisode, toujours adapté des romans de Stephenie Meyer. Un opus nettement plus sombre qui sur le papier ne
manque pas de gueule. La relation humain/vampire devient vite un récit de rupture universel. Les jeunes filles rêvent d’ « amour toujours » mais que valent les promesses des garçons,
surtout des bad boys ? Plaquée par son premier amour, Bella perd foi en tout, connaît sa première grande désillusion, perd son innocence. Le fantôme d’Edward la hante encore, et elle ne
compte pas passer à autre chose. Elle fera même tout pour qu’il revienne, n’hésitant pas à se mettre en danger, à jouer avec sa vie. Un comportement suicidaire, un appel de détresse pour ne plus
être seule.
Les années ont passé, les garçons ne sont plus les mêmes. Le gentil Jacob assume désormais son corps, l’exhibe. Tout n’est que tentation. Le désir est partout. Et Bella fait partie de ces filles qui ne craquent que pour les garçons vénéneux, susceptibles de lui apporter des ennuis. L’ivresse de la passion, l’envie de bruler de l’intérieur : quand on est adolescent c’est ce que l’on recherche souvent. Peu importe à quel point cela peut faire mal. En cours, on parle de Roméo & Juliette, on s’extasie devant cette histoire d’amour tragique. Mais quand cela arrive dans la vie, il n’est plus question d’être un banal spectateur : on morfle. Ce deuxième chapitre plonge donc Bella au cœur du désir, en quête d’un amour qui lui échappe.
Tout cela est intéressant, bien vu même, mais ca reste Twilight. Le premier volet m’avait fait à maintes reprises exploser de rire
(beaucoup de scènes kitsch, une mise en scène assez désespérante, des dialogues d’une niaiserie à toute épreuve). Plutôt que d’effacer les failles du premier film pour rendre ce second plus
mature, il semblerait que la production et le réalisateur aient décidé d’aller encore plus loin. Et ainsi chaque scène qui pourrait atteindre des sommets d’émotions dramatiques est instantanément
plombée par des répliques désopilantes ou des effets d’une ringardise assez incroyable. On aimerait repêcher le film, trouver des justifications à certains partis pris « esthétiques »
mais cela va bien trop loin dans le grotesque.
Il faut voir Robert Pattinson avec son énorme couche de fond de teint, son rouge à lèvres couleur sang et ses lentilles jaunâtres : on dirait un déguisement cheap pour Halloween. Et ne parlons pas des scènes où il apparaît de façon fantomatique : c’est toujours amené de la façon la plus ridicule possible. Ajoutez des scintillements au soleil encore plus improbables que dans le premier opus, des ralentis à n’en plus finir et une bonne dose de dialogues guimauve à l’extrême et vous obtenez une œuvre qui épouse avec une frénésie folle tous les écueils à éviter pour faire un bon film, pour ne pas sombrer dans la caricature. Chapeau bas à Pattinson qui parvient à rester plus ou moins digne malgré tout ça.
Une fois dans votre fauteuil, vous aurez le choix : soit vous laisser envahir par la consternation (car disons-le franchement
Twilight 2 a tout du navet ultime et vieillira de plus en plus mal au fil des années) soit en rire. J’avoue avoir opté pour la seconde option. Face à tant de maladresses, de lourdeurs, de
clichés, le spectacle s’avère étrangement jouissif et divertissant. Il y a toujours une autre idée pour enterrer un peu plus le film et le rendre encore moins défendable. Par moments on a
l’impression d’assister à un enchainement de clips de MTV (à noter que la bande originale est cette fois ci de bonne qualité), à une gigantesque parodie. L’amateurisme de l’entreprise laisse
souvent sans voix et le mauvais gout n’a plus de limites.
Tout cela m’amène à ma conclusion : je ne peux nier que j’ai pris un pied énorme à suivre ce nouvel épisode. Pour tous ces bimbo boys épilés et filmés au ralenti, pour un côté totalement et
involontairement décalé . Twilight 2 est déjà un navet culte. C’est extrêmement mauvais, on prend clairement les ados pour des cons mais cette débauche de kitscherie et de niaiserie s’avère bel
et bien savoureuse.
Film sorti le 18 novembre 2009
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De mon côté j'ai eu l'impression de retrouver mes 15 ans, avec tout ce que ça implique de niaiserie. C'est assez régressif comme plaisir, j'avoue