Cover Girls

Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 06:00




En Mai il était impossible de la rater. Rayonnante sur le tapis rouge de Cannes aux côtés de Quentin Tarantino (qui la lance à l’international en faisant d’elle la star de son dernier film Inglorious Basterds), Mélanie Laurent s’est même autorisée à danser devant un public hystérique. Oser, Mélanie Laurent n’hésite jamais. Elle est une des jeunes actrices françaises dont on attend beaucoup et à titre personnel je suis persuadé qu’elle ira très loin.

 

Mon coup de foudre pour Mélanie Laurent a eu lieu lors de la projection du film Le dernier jour de Rodolphe Marconi. Alors qu’elle s’affichait dans une sublime robe de princesse blanche, impossible de ne pas craquer. Quelques temps plus tard suivait Je vais bien, ne t’en fais pas qui l’a révélé au grand public, avec un César de la révélation féminine à la clé.

 

Ce que j’aime chez Mélanie Laurent ? L’extrême justesse de son jeu, c’est une actrice habitée qui semble disposer d’une finesse naturelle. Mais aussi, je l’avoue, j’aime son côté « machine de guerre ». Mélanie Laurent, c’est « Queen Mélanie », celle qui sait ce qu’elle veut et qui ne peut que l’obtenir. On peut la fantasmer en garce manipulatrice, en super bitch du cinéma français, on peut saliver face aux potins du tournage du Tarantino…Peu importe que cela soit vrai ou non : Mélanie Laurent stimule l’imaginaire et sait créer la fascination.



 

Elle n’hésite pas à se mettre en danger : en projet un album en collaboration avec Damien Rice , un long-métrage en tant que réalisatrice (après un court sélectionné à Cannes en 2008 et un autre court ,cette fois porno, diffusé sur Canal Plus), peut-être du théâtre si il lui reste du temps…La demoiselle n’a peur de rien et avance sur une route qu’on imagine déjà toute tracée.

 

Ce mois-ci en couverture du magazine Blast (qui nous parle de son « rêve américain » avec de sublimes photographies), Queen Mélanie n’a pas fini de faire parler d’elle. La cour des grandes, c’est pour bientôt.

 

Et en bonus un vieux numéro de Hollywood Stories 100% Mélanie (c’était avant qu’elle ait son César) qui a largement contribué à son mythe.





Copyright Photos : Blast Magazine
Par Voisin Blogueur - Publié dans : Cover Girls
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /2009 11:46


Originaire de Kalispell, dans le Montana, Michelle Williams a très tôt quitté le cocon familial pour gagner son indépendance. Actrice dès le plus jeune âge dans des productions plus ou moins oubliables (Lassie, La Mutante…), elle apprend la vie devant les caméras. La majorité qui pointe à peine le bout de son nez, elle connaît une notoriété subite en jouant le rôle de Jen Lindley dans la série adolescente Dawson. Un personnage de blonde fragile au passé trouble qui lui vaut l’animosité de nombreux fans (certains l’attendaient à la fin du tournage pour lui jeter des bombes d’eau). Mise dans l’ombre face à une Katie Holmes que tout le monde considère alors comme la grande révélation de la série, Michelle continue son parcours au cinéma en s’illustrant dans des œuvres un peu débiles (Dick) ou un peu scary (Halloween 20 ans après qui lui donnera l’occasion de vivre une brève passion avec Josh Hartnett). Alors que certains tabloïds la coursent pour l’avoir vu embrasser une amie sur la bouche en plein New York, la blonde au charme peu commun joue dans le téléfilm lesbien militant If these walls could talk 2 (Sex révélations en VF) aux côtés de Chloé Sevigny.

 

Alors qu'à la télévision Jen Lindley multiplie les frasques avant de trouver la rédemption grâce à son amitié avec le gay Jack McPhee, son interprète passe beaucoup de temps dans sa chambre à lire et à regarder des films. Une révélation ? Probablement puisqu’à partir de ce moment Michelle Williams ne s’illustrera que dans de modestes productions. L’attachant Me without you sur l'amitié contrariée de deux jeunes adolescentes, des apparitions dans Prozac Nation, The United States of Leland et The station agent. Tête d’affiche du film fauché et surréaliste The Hole in One, elle décroche également le premier rôle de Land of Plenty de Wim Wenders sur l’amérique parano post 11 septembre. On remarquera une palette de jeu dense : la miss passe d’un rôle de jeune fille débauchée et plantureuse à un rôle de femme catho et apaisée. Pas du tout narcissique, Michelle accepte la plupart du temps de se laisser filmer sans maquillage ou d’aborder un look résolument butch.

 

2003 marque la fin du tournage de Dawson. Alors qu’elle persiste à participer à des films indépendants qui la touchent (le mélo Imaginary Heroes et la comédie acidulée The Baxter où elle pousse la chansonnette lors de la scène finale), Michelle Williams avance, discrètement. 2005 est définitivement l’année où tout bascule pour elle : le film Brokeback Mountain sort sur les écrans. C’est un choc, un film qui marque et qui restera. L’actrice y joue avec beaucoup de sensibilité un second rôle de femme délaissée. Sur le tournage, c’est le coup de foudre avec Heath Ledger. Et 2006 lui amène une nomination aux Golden Globes et aux Oscars ainsi que l’annonce d’un heureux évènement : une petite fille, Matilda.



Tout va très vite, les scénarios arrivent en nombre. Pas vraiment habituée à la notoriété , ou pire la célébrité, Michelle vit très mal sa médiatisation. Elle a beaucoup de mal à faire le tri entre tous les projets qu’on lui propose. Elle s’affichera ainsi dans des projets de qualité variable : le mignon The Hottest State, le brillant I’m not there où elle fait une apparition en muse warholienne, le raté thriller sexy Deception (Manipulation en VF) qui lui offre enfin un rôle de blonde fatale et désirable, le déstabilisant Incendiary

 

2008 est une année qui la marquera à jamais. Heath Ledger, dont elle était depuis peu séparée, décède dans de mystérieuses conditions alors qu’elle s’apprêtait à finir le tournage du film Mammoth. Les médias se déchainent alors qu’elle est en deuil. Un calvaire pour cette artiste discrète et fragile, qui n’a jamais été attirée par les paillettes.  Ce sont pourtant bien des paillettes qui viendront la consoler au mois de Mai de la même année. Deux des films dans lesquels elle a tourné, Synecdoche New York et Wendy and Lucy, sont sélectionnés à Cannes. Le premier en sélection officielle, le second dans la section Un certain Regard. Lors de la projection du film de Kelly Reichardt, Michelle fait sa première apparition publique depuis la mort de son ancien amoureux. Alors que la lumière se rallume, le public lui fait une standing ovation. Elle est gênée et bouleversée, c’est un grand moment d’émotion (et moi qui ait eu la chance de me trouver trois places juste devant elle, je peux vous dire que l’envie de sortir mon mouchoir se faisait amplement sentir).

 

Après avoir été dirigée par Martin Scorcese dans Shutter Island (film attendu cette année à Cannes où elle joue la femme de Leonardo Di Caprio), Michelle Williams décide de faire une pause d’un an. Pour s’occuper de sa fille, se reposer, bouquiner, voir les copines, profiter de son nouvel amour (le réalisateur Spike Jonze)…De ce petit bout de femme dont la carrière s’avère des plus prometteuses, on retiendra une justesse et une fragilité rares. Une présence discrète mais souvent bouleversante. Elle peut tout jouer. A savourer dès aujourd’hui dans les salles avec le très beau et modeste Wendy and Lucy.

Crédits Photos : Nylon Magazine et Imdb

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Cover Girls
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 18:32



En cette année 2009, Rose Byrne (ici en couverture de la version australienne du magazine GQ d’Automne 2008) fêtera ses 30 ans. Et plus que jamais elle est sous les feux des projecteurs. Après une succession de seconds rôles plus ou moins importants dans des films tels que Troie, Wicker Park, Marie-Antoinette, The Dead Girl, Sunshine ou 28 semaines plus tard, cette délicieuse australienne est parvenue à accéder à une renommée internationale grâce à l’impitoyable série Damages. Dans ce show ambitieux qui se déroule dans un prestigieux cabinet d’avocats, elle est face à une Glenn Close plus manipulatrice que jamais. Rose Byrne y campe le rôle d’Ellen Parsons, jeune avocate ambitieuse et idéaliste dont la vie entière va être brisée en une saison.

 

De jeune Miss America un peu crédule, elle passe du côté obscur dans une saison 2 au-delà de toutes les attentes. Ellen Parsons est rongée par son désir de vengeance et est désormais prête à tout pour démolir sa tyrannique boss. Le regard désespéré, la classe plus que jamais : Rose Byrne étonne en avocate fatale et diablement sensible. Ce mercredi 1er avril elle est à l’affiche de Prédictions, blockbuster américain où elle partage la vedette avec Nicolas Cage. En attendant de la revoir sur grand écran, que les fans de l’actrice se rassurent : la série Damages est déjà assurée de continuer pendant plusieurs années. L’occasion sans doute de découvrir encore de nouvelles partitions de jeu pour cette troublante actrice.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Cover Girls
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 17:38


Si certains personnages de cinéma nous bouleversent, ceux des séries tv peuvent facilement s’ancrer dans notre quotidien. Tomber amoureux d’un personnage de série est quelque chose d’assez particulier. On s’habitue à lui, on a l’impression de le connaître après l’avoir vu pendant des dizaines d’heures dans des dizaines d’épisodes. Et quand vient le moment de l’arrêt d’une fiction, le deuil est plus difficile que jamais. Ces jours-ci je suis vraiment obsédé par la fin de la série The L word. Six saisons, certes inégales, mais un lot incroyable d’émotions et surtout un personnage qui m’a touché comme rarement ce fut le cas auparavant : celui de Jenny Schecter, interprété par la délicieuse Mia Kirshner. Cette dernière sera toujours une icône pour moi tant son interprétation de Jenny relève du sublime.

 

Mais qui est Jenny Schecter ? C’est bien la réponse à cette question qui fait l’intérêt du personnage. On ne le saura jamais vraiment. Fille écorchée vive qui s’est jetée à corps perdu dans le milieu lesbien de Los Angeles, artiste torturée et hyper sensible, petite bitch manipulatrice à ses heures perdues, amoureuse déchue…Jenny Schecter est ambiguë, ambivalente, complexe. On peut l’aimer puis la détester en l’espace de deux minutes. Si les scénaristes du show ont parfois forcé ses traits, ils sont globalement parvenus à créer et faire évoluer un personnage d’une sensibilité hors normes. Alors que de nombreux fans font de Jenny le personnage qu’ils « adorent détester » ou qu’ils détestent tout court d’ailleurs, les auteurs de The L word ont décidé de la placer au cœur du récit de la saison finale. Avec un mystère de taille : qui est à l’origine de sa mort ? Car oui, Jenny a été assassiné. Du moins c’est ce que l’on nous laisse croire pour le moment (le personnage a déjà tenté de se suicider).



Cette semaine, la chaine Showtime diffusera le dernier épisode de cette saga lesbienne très sentimentale. Je vous avoue que ça me fait déjà un gros pincement au cœur. Je ne veux pas les quitter, je ne veux pas la quitter. La belle Jenny Schecter. Derrière le personnage, l’actrice Mia Kirshner, connue pour son rôle dans le film culte d’Atom Egoyan : Exotica. Une interprète trop rare sur les écrans (son dernier film notable était Le dahlia noir de Brian De Palma) et qui on l’espère pourra trouver encore de beaux rôles dans sa carrière. En attendant, vous pourrez trouver en import le livre I live here pour lequel Mia Kirshner a collaboré, une œuvre grandement saluée par la critique littéraire qui mêle art et humanitaire.

 

I fucking love you Jenny Schecter !

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Cover Girls
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 20:33


Elle est LA raison qui justifie de regarder la nouvelle version de 90210. Née en 1987, Annalyne Mccord se distingue très vite des autres filles de son âge par son physique de poupée et son désir profond de devenir actrice. Adolescente, elle signe avec une agence de mannequins puis fait des apparitions furtives dans différentes séries comme Ugly Betty ou The O.C (où elle est créditée comme « a hot girl »). Le début de la reconnaissance arrive avec son rôle secondaire dans la saison 5 de Nip/Tuck. Elle incarne alors la sulfureuse et manipulatrice Eden. Objet de tous les désirs et perversions, tentant d’empoisonner le personnage de Julia avec des gâteaux piégés : AnnaLynne est un véritable fruit défendu, vénéneuse à souhait. Pas étonnant donc de la retrouver dans le décor de Beverly Hills où elle joue la bitch de service : Naomi Clark. Une peste sculpturale, une drama queen dont le soap parfois mollasson de la CW avait bien besoin. En seulement quelques épisodes, son personnage assiste au divorce de ses parents, se fait larguer par l’amour de sa vie, s’engueule avec sa meilleure amie devenue droguée et se fait arnaquer par un mec prétendant être son demi-frère. L’air glacial, le corps fiévreux, AnnaLynne McCord est typiquement le genre de garce que l’on adore détester et dont les galères nous émoustillent.

 

Ici en couverture du magazine Atlanta Peach de Novembre 2008 (on a fait plus classe), cette blonde de feu espère bien se servir de 90210 comme tremplin. Présente dans la saison 6 de Nip/Tuck, elle compte également envahir nos écrans. Pour l’instant cantonnée à des rôles de bonnasses / scream queen (on l’a vue dans Day of the Dead et The haunting of Molly Hartley, deux flops aux Etats-Unis), AnnaLynne McCord ne se décourage pas et compte bien tirer profit de son jeune âge et de sa silhouette. On en frémit d’avance.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Cover Girls
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