Festivals / Evènements

Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 00:07




Le Festival Chéries-Chéris est officiellement terminé. L’occasion pour moi de faire un mini bilan de cette quinzième édition du Festival Gay, Lesbien, Trans et +++ de Paris. Globalement la programmation était de qualité, je n’ai vu aucun mauvais film et mieux : j’en ai vu de très bons  (Ander et Grimm Love en particulier).

 

Cette année le Festival tenait à fêter de nombreux anniversaires : Act Up, Gai Pied, Chute du mur de Berlin, Stonewall... Je n’ai pas pu me plonger dans tous les docus présentés mais les deux seuls vus étaient de vraies réussites : Gay Sex in the 70’s et Mondo Homo, qui nous montraient la sexualité dans les années 70, une libération sexuelle qui nous parait lointaine de nos jours avec le sida…

 

Le Festival semble avoir réussi son idéal compromis : un mélange de films se destinant avant tout aux gays (la comédie colorée Were the world mine) et des œuvres qui s’adressent à tous les cinéphiles (Mourir comme un homme, La vie intermédiaire, Ander, Grimm Love ou encore Strella). Une programmation dense avec des courts, des longs, des docus, des fictions, des comédies, des films d’auteurs.

 

Pour ce que j’en ai vu, j’ai l’impression que le Festival a très bien marché cette année : des salles souvent bien remplies voire pleines à craquer. Pour ce qui est de l’ambiance, dans la salle c’était plutôt cool mais il est un peu dommage que dans le Forum des Images il n’y ait pas plus d’animations. Finalement peu d’occasion de rencontrer, de discuter avec d’autres spectateurs. Certes, de nombreux dialogues étaient organisés après les films (débats avec les réalisateurs) mais en dehors des salles (et bien que des fêtes étaient organisées) il manquait comme un petit je ne sais quoi. Ce serait ma seule recommandation pour les années à venir.

 

Bien que d’année en année le festival semble prendre de plus en plus ampleur (des programmations de plus en plus riches, des spectateurs toujours plus nombreux) , l’organisation reste à la cool (ce qui peut être une qualité comme un défaut, certaines projections ayant un peu de mal à se lancer à cause de problèmes techniques ou de projectionnistes).

 

A noter que le Festival Chéries-Chéris reste une manifestation qui place le spectateur au premier plan. Les journalistes ne sont pas prioritaires, ils doivent bien s’organiser pour voir les films qui les branchent. Si j’ai pu en voir certains se plaindre, je dois avouer que je trouve ça plutôt cool (les spectateurs payent après tout).

 

Je tiens donc à remercier Didier Roth-Bettoni (qui m’avait accordé une interview au passage, voir ici) et tous les autres programmateurs pour cette belle semaine de cinéma. Et retrouvez ci-dessous tous les films présentés au Festival et vus par votre Voisin Blogueur.

 

Vil Romance

La vie intermédiaire

Strella

Mourir comme un homme

Gay Sex in the 70’s

Bandaged

Ander

Art House Sluts + Mondo Homo

Were the world mine

Grimm Love
I love you Philip Morris

 

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Festivals / Evènements
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 15:44

Ce vendredi 20 novembre 2009, le Festival Chéries-Chéris proposait comme chaque année sa soirée porno. L’occasion d’explorer, d’interroger les sexualités et aussi pour certains de se rincer l’œil. J’ai vu deux films de la soirée : le porno lesbien Art House Sluts et le documentaire Mondo Homo. Deux bons moments.

 

ART HOUSE SLUTS

 

UN FILM DE MADISON YOUNG

 




Madison Superstar (Madison Young) traine dans les rues de San Francisco pour vendre ses peintures. Belle rousse, sensuelle, elle va se laisser entrainer dans l’atelier d’une lesbienne sosie d’Andy Warhol. Cette dernière va lui proposer de devenir une star, mais pour cela elle devra se donner intégralement à la caméra avec d’autres demoiselles…

 

Si je dois avouer qu’en tant que gay les longues scènes de cunnilingus et de masturbations respectives entre filles sont loin de m’émoustiller, j’ai trouvé ce porno concept assez plaisant. Madison Young est à la fois réalisatrice et actrice principale de son film. Elle nous livre une parodie de la Factory avec des moyens dérisoires. L’actrice qui incarne Andie (la version lesbienne fantasmée d’Andy Warhol) est absolument hilarante (il faut l’entendre dire de façon complètement déconnectée « Yeah you gonna be a star, yeah you know porn and art… »). Andie boit (forcément) de la soupe de tomate Campbell, le studio est arty et kitsch.

 

Le film est souvent drôle quand il essaie vaguement d’introduire une réflexion sur l’art et la pornographie (c’est fait de façon très réductrice et avec un jeu totalement approximatif). Madison Young est parfaite en jeune fille sexy et prête à tout pour devenir une artiste star. On ne se lasse pas de la voir savourer son cocktail au lit avant de couiner comme une hystérique. Dommage que les scènes de x mettent surtout en avant des actrices pas très gracieuses et que la réalisation ne soit pas à la hauteur de son sujet. L’idée de base est en tout cas délirante. Et pour certaines filles, l’excitation était de mise (j’ai pu entendre derrière moi à l’issue de la séance une spectatrice clamant « J’suis chaude, Ce soir je sens que je vais sortir mes jouets »).

 

Pour info, Madison Young est une sorte de pornstar / icône. Une artiste militante pour la libre sexualité des femmes et la libre sexualité tout court (elle donne fréquemment des cours de sexualité dans des galeries, des sex shops…). Elle est connue pour exceller dans le rôle de soumise masochiste et partage sa vie avec un certain James Mogul qui est un « éducateur BDSM » et photographe.


 

MONDO HOMO

 

UN FILM DE HERVE JOSEPH LEBRUN

 

Mondo Homo est un documentaire qui a nécessité cinq années de recherche et d’entretiens. Le sujet est le cinéma gay porno des 70’s. Ces années-là, les pornos gays sortaient en salles et révélaient souvent l’univers de véritables auteurs mêlant leurs propres fantasmes à une certaine recherche esthétique. Le film est un mélange d’interviews de réalisateurs et d’acteurs phares de cette époque (Philippe Valois, Jean Estienne, Jean-Michel Sénécal, Claude Loir, Piotr Stanislas...) et d’extraits de leurs films.

 

C’est une occasion unique de découvrir de vraies raretés du cinéma porno. Des films qui ne manquaient pas d’idées et qui souvent disposaient de titres délirants. Une scène m’a particulièrement marqué : un jeune homme s’enfilant un téléphone dans l’anus ! Mondo Homo est aussi et surtout un voyage vers le plaisir gay avant l’arrivée du sida. Les réalisateurs tournaient souvent leurs films à l’arrache (une scène d’un film fut tournée dans un camion en pleine journée dans une rue parisienne !) , sans grands moyens mais avec une réelle inspiration. Le plaisir était de mise alors que sévissait encore dans l'obscurité des rafles contre les homosexuels. On rêverait de pouvoir voir en entier tous ces films qui semblent dépasser l'excitation porno pour dévoiler des univers singuliers.

 

 

Films vus au Festival Gay, Lesbien, Trans +++ de Paris : Chéris-Chéries 2009

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Festivals / Evènements
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 01:07




Ce Lundi 16 novembre 2009, les gays, lesbiennes, bis, trans et +++ avaient rendez-vous au Forum des Images pour le Festival Chéries-Chéries. Une heure avant, ca se presse déjà devant le forum, beaucoup d’invités, de gens qui avaient réservés leurs places et donc au final pas mal de malheureux puisque les places vendues seront très limitées.

 

L’ouverture devait se faire avec le très beau film Nuit d’ivresse Printanière de Lou Ye mais un problème technique viendra perturber la programmation initiale. Finalement le film d’ouverture sera Vil Romance de José Celestino Campusano. Une œuvre difficile, assez rude : le ton est donné, l’édition 2009 n’hésitera pas à bousculer nos habitudes et à nous surprendre !










 

Comme on a pu l’entendre ça et là, le Festival Chéries-Chéris se veut de plus en plus ouvert à tous. J’y suis donc allé accompagné de ma maman, qui en aura eu pour son compte ! Après les traditionnels remerciements et un bref résumé de la programmation, la soirée commence avec un spectacle d’érotisme contemporain ! Des garçons dansent, se dévoilent, se caressent. De même pour des filles qui se retrouveront assez vite en string. Le tout est signé par la chorégraphe Karine Saporta. Une mise en bouche donc décalée, audacieuse, sensuelle, un peu kitsch, inattendue. Inattendu donc aussi le film d’ouverture : Vil Romance. Pas facile d’accès mais intéressant, brut.

 

S’il est encore trop tôt pour parler d’ambiance, gageons que le festival n’a pas fini de nous surprendre cette année…Et si vous ne bossez pas ce mardi 17 novembre, courez voir le film La vie intermédiaire à 15h, vous ne le regretterez pas !

 

Site du Festival Chéries Chéris

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Festivals / Evènements
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 01:10




Il y a des moments magiques où l’art nous foudroie. Et je peux dire que j’ai été foudroyé ce lundi 19 octobre 2009 en découvrant la version scénique du film Des trous dans la tête de Guy Maddin. Un évènement organisé dans le cadre du Festival d’Automne et de la rétrospective consacrée au cinéaste au Centre Pompidou à Paris. Salle comble.

 

Des trous dans la tête est déjà un film très dense, susceptible de provoquer des émotions fortes, mettant en scène des souvenirs d’enfance, des rêves, des cauchemars, des fantasmes. Bref une atmosphère souvent onirique pour une œuvre assez majeure qui mêle la beauté des mots à celle des images. Des images muettes sur lesquelles se pose la voix de la narratrice, et des sons, de la musique.




 

Ce soir-là au Théâtre de l’Europe, Guy Maddin réalisait son projet fou : adapter son film pour la scène. Au centre un écran avec les images du film projetées. A gauche un orchestre pour interpréter en live les thèmes musicaux (sublimes) du film. A droite deux « savants fous » en blouse blanche pour délivrer en direct tous les sons du film. Inutile de préciser que chacun en a pris plein les yeux et surtout les oreilles. Un émerveillement de gosse et la joie de retrouver un rapport naïf au cinéma, de découvrir quelque chose. Une véritable performance : deux personnes pour recréer des sons beaux, de façon souvent décalée. Ils ont des instruments, des jouets, des assiettes. Ils mangent, soufflent dans des tuyaux, tapent par terre. Rien n’est oublié et on est assez hallucinés de voir ces gens à l’œuvre. Pendant ce temps, Isabella Rossellini est là pour nous raconter l’histoire, toujours en direct.

 

Un moment unique qui permettait de se focaliser davantage sur le son de cette œuvre qui à la première vision étonne plus facilement de par ses images. Je n’ai pu prendre de photos qu’à la fin, discrètement, à l'arrache. Elles sont hideuses, ne vous donneront pas trop une idée de la chose. Je m’en excuse mais ce soir-là j’avais envie d’en profiter à fond, de me laisser juste aller face à un spectacle que je sentais susceptible d’être inoubliable. Merci à Guy Maddin et toute son équipe pour nous avoir procuré tant de belles émotions. Et je profite de ce billet pour vous rappeler qu’aujourd’hui sort en salles Winnipeg mon amour et que le dvd du film Des trous dans la tête est disponible chez tous les bons vendeurs ;)

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Festivals / Evènements
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 09:27



Après avoir découvert les planches de Deauville l’an dernier grâce à Allocine (voir ici), j’ai décidé de me faire un petit week end tranquille à ce festival dédié au cinéma américain. J’arrive le samedi en début de journée, il fait plutôt beau et on me dit que j’ai de la chance car la veille la météo était catastrophique. Il est prévu que je dorme au camping avec Melissa, qui a apporté sa caravane et prévu une tente rien que pour moi. Mon arrivée est paisible, reposante. J’admire la plage, prend quelques photos, croise un jeune couple déguisé en plein enterrement de vie de jeune fille/garçon. Pas trop de monde, on sent que ce festival se fait plutôt à la cool, dans un cadre romantique : parfait pour le week end.

 

Je prends un verre avec les rédactrices des blogs Cinémaniac et In the mood for Deauville. Puis mon amie Cinemaniac vient avec moi retrouver Melissa pour un documentaire sur un ado bipolaire suicidaire. Ca s’appelle Boy Interrupted, c’est plutôt intéressant mais un poil trop larmoyant. Très vite le dilemme de la journée devient : où vais-je passer la nuit ? La tente de Melissa m’attend mais on m’a également proposé de passer la nuit dans un grand hôtel. Sauf qu’ avant la nuit dans le grand hôtel il y a une partouze. Je suis un garçon curieux, je me dis « Pourquoi pas me plonger dans une ambiance digne d’un roman de Bret Easton Ellis ? » mais je suis plus grande gueule qu’autre chose. J’hésite, je me sens plus d’humeur sage, à regarder des films et bien manger (car chez moi la nourriture se substitue très souvent au sexe haha). Pas le temps de trop réfléchir, Cinémaniac me propose de l’accompagner pour voir l’avant première de Julie & Julia. Charmante comédie culinaire.




La soirée défile toute seule, l’invitation à l’hôtel est retardée, je mange avec ma collègue blogueuse, je suis de moins en moins d’humeur à « faire des bêtises ». Après quelques échanges de textos, je sais que je vais retrouver Melissa au camping. Sauf que la tente était cassée ! Je me retrouve donc à investir la Twingo de notre généreuse blogueuse. Il fait un froid de canard, je me plis en 4 mais je passe une nuit assez terrible. La malchance se poursuit le dimanche : j’ai deux pass pour le samedi et donc pas de pass pour le dimanche. La fatigue l’emporte et je décide de rentrer à Paris chérie pour me reposer avant d’attaquer une bonne semaine de boulot.

 

Je dois échanger mon billet de train, il n’y a qu’un guichet d’ouvert à la gare et les clients sont assez nombreux et surtout très lents. Une heure d’attente ! Je finis bien par rentrer dans la capitale, pas vraiment reposé. Deux films vus seulement à cause d’une flemme d’enfer. Hum je me rends compte que ce billet ne sert à rien en fait, on va dire que c’est un « billet d’humeur » ;)

 

Merci à Mélissa pour m’avoir supporté et à Cinemaniac pour m’avoir offert une « soirée alternative » très plaisante. Et suivez de vrais comptes rendus du Festival de Deauville sur : Cinemaniac Deauville, Une dernière séance et In the mood for Deauville.

Par Voisin Blogueur - Publié dans : Festivals / Evènements
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