over-blog.com

Options

Fermer

Rechercher Rechercher
Administration
Connexion
Je n'ai pas encore de blog… Créer un blog

Tadah ! Blog cinéma, musique, séries, culture de Voisin Blogueur

Tadah ! Blog cinéma, musique, séries, culture de Voisin Blogueur

Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries,gay) et futilités.

Accueil Article suivant

Festival Chéris-Chéries, soirée Lupanar : Art House Sluts + Mondo Homo


Ce vendredi 20 novembre 2009, le Festival Chéries-Chéris proposait comme chaque année sa soirée porno. L’occasion d’explorer, d’interroger les sexualités et aussi pour certains de se rincer l’œil. J’ai vu deux films de la soirée : le porno lesbien Art House Sluts et le documentaire Mondo Homo. Deux bons moments.

 

ART HOUSE SLUTS

 

UN FILM DE MADISON YOUNG

 




Madison Superstar (Madison Young) traine dans les rues de San Francisco pour vendre ses peintures. Belle rousse, sensuelle, elle va se laisser entrainer dans l’atelier d’une lesbienne sosie d’Andy Warhol. Cette dernière va lui proposer de devenir une star, mais pour cela elle devra se donner intégralement à la caméra avec d’autres demoiselles…

 

Si je dois avouer qu’en tant que gay les longues scènes de cunnilingus et de masturbations respectives entre filles sont loin de m’émoustiller, j’ai trouvé ce porno concept assez plaisant. Madison Young est à la fois réalisatrice et actrice principale de son film. Elle nous livre une parodie de la Factory avec des moyens dérisoires. L’actrice qui incarne Andie (la version lesbienne fantasmée d’Andy Warhol) est absolument hilarante (il faut l’entendre dire de façon complètement déconnectée « Yeah you gonna be a star, yeah you know porn and art… »). Andie boit (forcément) de la soupe de tomate Campbell, le studio est arty et kitsch.

 

Le film est souvent drôle quand il essaie vaguement d’introduire une réflexion sur l’art et la pornographie (c’est fait de façon très réductrice et avec un jeu totalement approximatif). Madison Young est parfaite en jeune fille sexy et prête à tout pour devenir une artiste star. On ne se lasse pas de la voir savourer son cocktail au lit avant de couiner comme une hystérique. Dommage que les scènes de x mettent surtout en avant des actrices pas très gracieuses et que la réalisation ne soit pas à la hauteur de son sujet. L’idée de base est en tout cas délirante. Et pour certaines filles, l’excitation était de mise (j’ai pu entendre derrière moi à l’issue de la séance une spectatrice clamant « J’suis chaude, Ce soir je sens que je vais sortir mes jouets »).

 

Pour info, Madison Young est une sorte de pornstar / icône. Une artiste militante pour la libre sexualité des femmes et la libre sexualité tout court (elle donne fréquemment des cours de sexualité dans des galeries, des sex shops…). Elle est connue pour exceller dans le rôle de soumise masochiste et partage sa vie avec un certain James Mogul qui est un « éducateur BDSM » et photographe.


 

MONDO HOMO

 

UN FILM DE HERVE JOSEPH LEBRUN

 

Mondo Homo est un documentaire qui a nécessité cinq années de recherche et d’entretiens. Le sujet est le cinéma gay porno des 70’s. Ces années-là, les pornos gays sortaient en salles et révélaient souvent l’univers de véritables auteurs mêlant leurs propres fantasmes à une certaine recherche esthétique. Le film est un mélange d’interviews de réalisateurs et d’acteurs phares de cette époque (Philippe Valois, Jean Estienne, Jean-Michel Sénécal, Claude Loir, Piotr Stanislas...) et d’extraits de leurs films.

 

C’est une occasion unique de découvrir de vraies raretés du cinéma porno. Des films qui ne manquaient pas d’idées et qui souvent disposaient de titres délirants. Une scène m’a particulièrement marqué : un jeune homme s’enfilant un téléphone dans l’anus ! Mondo Homo est aussi et surtout un voyage vers le plaisir gay avant l’arrivée du sida. Les réalisateurs tournaient souvent leurs films à l’arrache (une scène d’un film fut tournée dans un camion en pleine journée dans une rue parisienne !) , sans grands moyens mais avec une réelle inspiration. Le plaisir était de mise alors que sévissait encore dans l'obscurité des rafles contre les homosexuels. On rêverait de pouvoir voir en entier tous ces films qui semblent dépasser l'excitation porno pour dévoiler des univers singuliers.

 

 

Films vus au Festival Gay, Lesbien, Trans +++ de Paris : Chéris-Chéries 2009

Publié le 21/11/2009 à 15h44 dans Festivals / Evènements

Accueil

Retour sur le site classique